Créateur de La Boulie et de la Fédération

Histoire : Pierre Deschamps, le père du golf français

31 janvier 2021

La rubrique Histoire Golf Planète consacrera aujourd’hui et la semaine prochaine deux articles à Pierre Deschamps, père fondateur du golf de La Boulie, premier grand golf parisien qui a ouvert ses portes en 1901, mais aussi de ce qui allait devenir la Fédération Française de Golf.

Par Philippe Palli

1ère partie. Le premier golf d’Ile-de-France en 1901

Pour atteindre son but, et particulièrement en golf, il faut user de patience !

Pierre Deschamps avait choisi comme devise pour le golf de Paris-la Boulie :  » Vide metam ride moram » dont nous vous proposons la traduction suivante : « Sois patient et atteins l’objectif ».

Élisabeth de Gramont, en 1930, explique bien, dans son livre « Le Golf », les débuts du golf à Paris : « Le premier golf de l’Ile-de-France, dit Golf de Paris, fut créé en 1901, à la Boulie près de Versailles, par Pierre Deschamps. L’endroit était renommé pour sa salubrité. Jadis les petits des rois venaient y manger leur bouillie.
Ses amis consentirent à partager sa lubie et pour donner le bon exemple, sa famille depuis une jeune nièce de 8 ans jusqu’à sa mère qui en avait 70, s’exerça passionnément.
Ce petit noyau ne tarda pas à s’amplifier. Les amateurs de nouveautés le grossirent par curiosité, les laissés pour compte des sports violents afin de faire encore un peu d’exercice, les femmes pour suivre les hommes, les enfants pour suivre les mères, les oisifs pour tuer le temps et les snobs quand ils apprirent que c’était chic.
Le snobisme – voilà ce qui à la fois propage et abîme le golf ».

À l’origine de cette création qui allait marquer le monde du sport et des loisirs, un homme dont l’Histoire du golf retiendra le nom : Pierre Deschamps. Après une carrière dans la diplomatie, Pierre Deschamps, sportman et grand amateur de chasse, découvre le jeu de golf dans des circonstances qui restent floues. Lors d’un séjour en Amérique pour certains ; il peut aussi et tout simplement l’avoir découvert à Dinard durant l’été 1900. Ce qui est sûr, c’est que le golf va devenir, pour Pierre Deschamps, une passion totale.


Rappel des premières années du golf en France


Codifié en Écosse au milieu du 18ème siècle, le jeu de Golf arrive en France dès 1856, à Billère, commune voisine de Pau. Après avoir été immobilisée pendant plus de trente ans au pied des Pyrénées, quelques terrains se créent un peu partout sur le territoire et en quelques années, le jeu de golf se pratique également à Aix-les-Bains, Arcachon, Argelès-Gazost, Biarritz, Cannes, Dinard, Hyères, Paramé, Saint-Jean-de-Luz, Sainte Marguerite-Pornichet et Valescure, stations où l’élégante société internationale aime à se retrouver selon les saisons. Au cours de leur villégiature, toute la hiérarchie de la noblesse française ainsi que des financiers, des diplomates et autres membres de la grande bourgeoisie parisienne, y ont découvert le noble jeu ; l’idée de créer un terrain de golf, à proximité de la capitale devient un sujet de conversation dans les cercles mondains.

Au printemps 1897, le Figaro du 3 mai annonce l’ouverture du Golf de Paris-Mesnil-le-Roi. Parcours de 9 trous plutôt insignifiants, il a le mérite d’être « suffisant en attendant de trouver mieux ». Les membres de nationalités diverses s’y retrouvent les dimanches, mardis et jeudis pour faire leurs parties.  À proximité, une villa sert de Club-House : une pièce a été aménagée pour y boire le thé et une autre pour s’y changer,.

Le 4 juin, le même journal annonce que l’inauguration et l’ouverture du golf de Compiègne viennent d’avoir lieu. 

Quelques jours plus tôt, le 22 avril, avait été également inauguré sur la côte normande, le golf de Dieppe. En 1899, Deauville a ses links et, à quelques semaines de l’ouverture de l’Exposition Universelle et des 2èmes Olympiades de l’ère moderne qui se déroulent à Paris, les premiers greens du Golf Bordelais ouvrent en février 1900.


Le golf de Compiègne accueille les Olympiades en 1900


A l’occasion de cette Exposition et de ces Olympiades, des concours de golf sont organisés. 

Le parcours de Mesnil-le-Roy étant trop exigu et, afin d’éviter une dépense trop importante pour l’aménagement d’un parcours digne d’une capitale, il est demandé au Golf-Club de Compiègne (1er golf de France créé à l’initiative de français) qui dispose d’un parcours de 18 trous et d’un autre de 9 trous, d’accueillir les compétitions prévues.

A l’issue des concours, Mr Robert Fournier-Sarlovèze, fondateur du golf de Compiègne et secrétaire du Comité d’Organisation, présente un rapport général sur le Jeu de Golf.


Accessible à toutes les classes de la société


Il annonce « qu’en Angleterre et aux Etats-Unis, la pratique du jeu de golf est accessible à toutes les classes de la société, aux messieurs comme aux dames, grâce à l’aménagement de terrains publics à proximité de grandes villes et dans lesquelles le petit employé, l’ouvrier peuvent employer leurs heures de repos ou les journées de fête à se détendre au grand air,  oubliant le travail fatiguant de la semaine. Et, qu’il était donc très important de faire connaître davantage ce sport si intéressant et si sain, mal connu en France, et qui s’adresse à toutes les classes de la société ».

Concernant les joueurs présents, il ajoute :  » C’est dans toutes les classes de la société, il est bon de le constater, que les concurrents, tous amateurs, s’étaient recrutés pour ces concours. Car, à côté de millionnaires américains, nous avons vu dans la même partie de modestes employés et même un simple facteur des postes, distributeur de lettres dans le nord de l’Écosse. M. Mackenzie Turpie, en effet facteur à Saint-Andrews, occupe ses loisirs à cet intéressant sport et n’avait pas craint la dépense très grande du voyage pour venir chercher une médaille de bronze. Une récompense, simplement honorifique, l’avait amplement payé de ses peines, nous a-t-il dit, « .

 


Pierre Deschamps (1856-1923) : passion et vision


Pierre Deschamps est né le 25 octobre 1856 dans la maison de campagne familiale située avenue de Madrid à Neuilly-sur-Seine. Incroyable mais vrai, son année de naissance correspond également à celle du 1er golf de France, le Pau Golf Club.

Son père, Arsène Pierre André Deschamps, fait partie des co-fondateurs du magasin des Nouveautés « A la ville de Paris », situé au 174 de la rue Montmartre à proximité des Grands Boulevards. Le grand magasin dont le succès a été immédiat, ouvre en 1841.

En 1853, le capital d’Arsène Deschamps dans la société est de plus de 700 000 francs. Ses bénéfices, depuis le dernier inventaire, sont de 150 000 francs ; il dispose également d’importantes actions très diversifiées.

Bien qu’il ait quitté le village de Champosoult  – petite commune au sud du pays d’Auge dans le département de l’Orne – après avoir hérité de plus de vingt-cinq mille francs de ses parents, la tradition veut qu’Arsène Deschamps soit arrivé à Paris en sabots.

À 41 ans, il prend pour épouse Marie-Stéphanie Dufresne, fille d’un courtier en commerce, de vingt ans sa cadette. De cette union, naîtront quatre enfants dont Pierre.

En 1868, Arsène Deschamps, dernier des fondateurs du grand magasin quitte la société Collinet, Deschamps et Cie.

À son décès en 1876, il laisse à sa famille une fortune considérable.


Secrétaire d’ambassade à Berlin, Bruxelles, Athènes,
Saint-Petersbourg et … peut-être à  Washington


Après une licence de droit, Pierre Deschamps est nommé en novembre 1877, secrétaire d’ambassade à Berlin. Par la suite et toujours au poste de secrétaire d’ambassade, le jeune diplomate se retrouve à Bruxelles puis à Athènes. Le 27 décembre 1885, il est nommé à l’ambassade de France à Saint-Pétersbourg où dès mars 1890, il est chargé de Travaux Particuliers. En 1892, il est à la disposition du ministre des Affaires Etrangères et en 1894, il est en disponibilité.

Après son décès en octobre 1923, divers quotidiens le signalent attaché d’ambassade à Washington mais, aucune trace ne peut être trouvé dans «  L’Annuaire diplomatique et consulaire de la République Française ». Sa carrière qui y est retracée s’arrête le 1er mai 1894.


Les jeux de 1900


À Compiègne, le parcours de 18 trous de « la Cité Impériale » est d’une longueur totale de 3 851 mètres. À l’époque, le par tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existe  pas encore. La norme est le bogey.

Avec les références actuelles du par, le golf compiégnois aurait été un par de 61.

Pour participer aux concours golf qui y sont organisés, rien de plus simple. Pas besoin d’être un maître en la matière ! Il suffit d’être amateur et membre d’un golf-club.

Le secrétaire du club se charge de transmettre l’inscription de Pierre Deschamps au secrétaire du golf de Compiègne, accompagnée d’un droit d’entrée de 10 francs par épreuves et du handicap qui lui est attribué par le club.

L’Histoire dira plus tard que le Prix de l’Exposition et le Prix de la Ville de Compiègne  étaient les épreuves Olympiques.

Au Grand Prix de L’Exposition qui s’est joué sur 36 trous, Pierre Deschamps se classe 10ème avec un score brut total de 231. Quelques lignes dans le New-York Herald du 5 octobre 1900 précisent que Pierre Deschamps est un joueur débutant et, qu’il a un peu joué durant l’été, sur le parcours de Dinard.

Margaret Abott

La victoire revient à l’Américain Charles E. Sands (hcp 3) avec un score total brut de 167 (82-85). En France depuis quelques mois, il était, lors de son séjour, membre temporaire au golf de Paris-Mesnil-le-Roy.

Le Prix de la Ville de Compiègne qui dote le concours des dames s’est joué sur le parcours de 9 trous, chacun ayant une distance comprise entre 60 et 170 mètres.

Il a été remporté par l’Américaine Miss Margaret Abbott avec un score brut de 47.

D’après la revue « Golf Illustrated » le tournoi féminin a été très suivi ; il est décrit comme une rencontre élégante et pleine de succès. Le duo composé de Mile Margaret Abbott et Mme Daria Pratt « attire un tel public qu’il va même jusqu’à gêner leurs mouvements ». 

Au concours « Handicap » sur 18 trous, Pierre Deschamps (hcp 33) termine second avec un score net de 75. Résultat, qu’il considère comme ayant été bien au-dessus de ses espérances. La norme étant le bogey et non le par, il va de soi que le handicap de l’époque ne correspond en rien aux handicaps ou index de jeu actuels.

 

Le vainqueur est l’Américain Albert Bond Lambert, hcp 10, avec un score Net de 73.

Membre du Golf de Paris et du futur Comité de la Boulie, Mr Lambert est originaire de Saint-Louis dans le Missouri où ont eu lieu en 1904, les Jeux Olympiques. Médaillé d’argent par équipe au golf de Glen Echo Country Club, il est également passionné par la montgolfière et l’aviation.

En 1907, il est co-fondateurs de l’Aéro-Club de St Louis où il obtient sa licence de pilote d’avion en 1911. Bienfaiteur de Charles Lindbergh, l’aviateur français a décollé de Lambert Fields à bord de son « Spirit of St Louis » jusqu’à New York. Point de départ pour la traversée de l’Atlantique sans escale jusqu’à Paris-le Bourget.

 

 

 

 


Le golf de Paris-La Boulie ouvre ses premiers greens en 1901,
600 membres dix ans après


Après les Jeux, l’obligation de trouver un terrain plus grand devient une évidence pour le développement du golf à Paris. Henry Cachard, l’avocat américain, le britannique G. Hetley et Pierre Deschamps se mettent à l’ouvrage. Après quelques recherches, le haras de la Boulie est trouvé.

En octobre 1901, le golf de Paris-Mesnil-le-Roy ferme et le golf de Paris-la Boulie ouvre ses premiers greens. Le golf français va naître.

Pierre Deschamps a beaucoup d’ambition pour le Golf de Paris-La Boulie. Il va en assurer la présidence pendant près d’un quart de siècle. En 1911, le Club compte  600 membres, et presque tous prennent des leçons. En hiver, Louis Tellier, le pro du club, a deux ou trois aides. Dès la belle saison, et surtout en été, quelques pros du sud viennent porter main forte et le nombre d’enseignants tourne autour de 10.

Avec le Comité du Golf, les Règles du Royal & Ancient de St Andrews sont traduites en français et publiées ; les premières épreuves internationales et nationales de France sont créées et enfin le duo met en place l’Affiliation des Sociétés de Golfs qui mènera en 1912, à la création de la Fédération sous le nom d’Union des Golfs de France.
Pierre Deschamps en sera aussi le 1er président.


Willie Park Jr à la baguette


Avant que M. Julien Chantepie, horticulteur, ne soit en charge de la réalisation des travaux, l’établissement des plans est confié en janvier 1901 à Willie Park Jr, le top du top des architectes de golf alors.  L’Écossais qui en France a réalisé les plans du golf de Dieppe a déjà plusieurs golfs à son actif et il dessine ceux de Sunningdale près de Londres durant la même période que ceux du Golf de Paris. Originaire de Musselburgh, il est double vainqueur du British Open et a publié en 1896 « The Game of Golf », premier livre sur le golf écrit par un professionnel.

Le 1er octobre 1901, les premiers greens de la société du golf de Paris-la Boulie, présidé par Pierre Deschamps, ouvrent à la grande joie des 160 membres du club.


Les premières compétitions


Les premiers concours d’automne sont programmés pour chaque samedi. Dotés d’objets d’art, de coupes en vermeil, de boites en argent, ils débutent le 12 octobre par le Prix d’Ouverture, le 19 octobre avec le Prix du Président ainsi que le Prix des Dames etc.

En 1902, l’inauguration du grand parcours et du chalet d’accueil est programmée pour le mois de mai. Suite à l’éruption de la Montagne Pelée en Martinique survenu le 8 mai, qui a causé plus de 30 000 morts et a complètement détruit la ville de Saint Pierre, le goûter inaugural qui avait été prévu pour le mardi 20 mai est reporté d’une semaine pour grand deuil.

Le tout Paris élégant est convié à ce grand goûter inaugural. Désireux que ces Parisiennes et Parisiens se familiarisent avec le jeu de golf, le président de la Boulie, Pierre Deschamps,  a voulu que la carte d’invitation leur donnât libre accès sur le terrain pendant une semaine. Plus de 2 000 personnes auraient ainsi visité les lieux.

En ce jour festif, pendant que certains papotent sous les pommiers en fleurs, les plus sportifs participent à la Coupe des Lilas dotée d’un somptueux objet d’art offert par Mme E. Stanford ou à celle de l’Inauguration, qui est dotée par Pierre Deschamps.

Georges Hetley et Albert Bond Lambert, handicap 3 tous les deux, remportent à égalité la compétition Messieurs avec un score net de 90 sur 18 trous, la normale du parcours étant de 87.  Pas de départage, chacun reçoit un magnifique vase en argent.

Toujours à Paris pour poursuivre ses études d’Art, Margaret Abbott, la brillante gagnante du Prix de la Ville de Compiègne, membre au Golf de Paris, a participé à la compétition dames.

Dans certaines chaumières, on pense encore de nos jours que la championne olympique était handicap 2 après une année de golf. Certes ! Mais pour rappel, après 3 années de golf, Margaret Abbott a gagné à Compiègne avec un score de 47 sur un parcours qui serait aujourd’hui, un par 27…

Dans le magazine Femina du 15 juin 1902 qui relate la journée inaugurale du grand parcours, il est attribué à Miss Abbott un handicap 0 pour la coupe des Lilas. Et, bien qu’elle rendît à ses adversaires un certain nombre de points, elle est arrivée bonne première avec un score de 78. Oui, mais sur 9 trous !  » Le parcours du prix des Lilas comprenait 9 trous, miss Abbott en a fait faire le tour à sa balle en 78 coups ». Pour une joueuse scratch, cela fait beaucoup !

Il n’y a pas d’erreur sur le score. La seconde (hcp 6) a réalisé un score net de 83 et la troisième (hcp 10), un score net de 84.

Les handicaps de l’époque n’ont absolument rien à voir avec celui d’une joueuse ou d’un joueur actuel et les scores le démontrent bien.

 


Bref passage d’Arnaud Massy comme pro du club


 À la fin de l’été, Pierre Deschamps souhaite la bienvenue à Arnaud Massy comme professionnel du club.

Le Basque, membre de la PGA britannique, est le premier étranger à avoir défié les britanniques dans leur championnat ; son jeu a impressionné les grands experts d’outre-Manche.

Mais, Massy ne semble pas se plaire à la Boulie. L’automne n’est pas terminé, qu’il part sur la Côte Basque.


Mettre au golf la jeunesse de France


À l’annonce de la création du nouveau golf de Paris, par le New-York Herald du 13 mars 1901, Pierre Deschamps, le président du Club, pour qui le jeu de golf apporte autant de bienfaits physiques que de valeurs morales évoque un de ses souhaits celui d’entrainer la jeunesse de France à la pratique du golf. Et « d’en faire un sport aussi populaire que le football ou autres jeux ».

À défaut d’école de golf pour les jeunes, ce sera celle des cadets. Prêt à entraîner la jeunesse environnante à aimer et à découvrir tous les bienfaits que la pratique du jeu apporte, Pierre Deschamps leur organise durant la période de Noël 1902, la première « Compet des cadets » du Golf de Paris.

Pour la bonne marche de l’épreuve, des joueurs sont venus pour suivre les parties et marquer les scores. À l’issue de la journée, tout le monde est ravi et d’après L’Auto ou le Figaro du 31 décembre 1902, le concours ne demande qu’à être renouvelé.  « …L’expérience a été tout à fait satisfaisante et a prouvé que parmi les jeunes garçons choisis dans les villages des environs, il en est qui annoncent de grandes dispositions pour le golf. Le gagnant a fait le parcours en 101 coups, ce qui est un résultat très satisfaisant. Les concours de cadets ont le grand avantage d’intéresser au jeu ces jeunes gens, et d’en faire de meilleurs auxiliaires. Ces épreuves permettent de former parmi eux de futurs professionnels. » 

Grands acteurs du golf français, Louis Tellier, Yves Botcazou, Gustave Golias, René Golias et autres ont été cadets à la Boulie.

En 1913, à l’initiative de Pierre Deschamps, les cadets de la Boulie sont transformés en vrais boy-scouts. Tous les midis, un repas chaud leur est aussi assuré ainsi qu’une paie de 2 francs par jour et cela, en toute saison ; ils ont à disposition, des locaux chauffés et éclairés, comportant une salle réunion-réfectoire, un vestiaire, un lavabo et une salle de gymnastique.  

Pour les enfants de membres, il existe un règlement qui précise que les moins de dix-huit ans ne sont admis sur le parcours qu’avec une attestation écrite des parents.

Les premiers résultats sportifs des jeunes du Club ne tarderont pas. Durant la présidence du Club par Pierre Deschamps, Pauline Roissard de Bellet et son frère François, marquent l’Histoire du Club et celle du Golf Français en devenant les premiers nationaux à devenir « Champion International de France » dans leur catégorie respective. 1909 pour François Roissard de Bellet et en 1913 pour sa sœur Pauline.

Philippe Palli

Suite et fin la semaine prochaine

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