HISTOIRE DU GOLF FRANÇAIS

Jean Gassiat (1883-1966) : au firmament du golf français

11 octobre 2020

Dans notre rubrique « Histoire », Philippe Palli nous rappelle, cette semaine, l’extraordinaire carrière de Jean Gassiat, l’autre Biarrot et contemporain de Arnaud Massy. Sa longévité, son talent, son palmarès et l’invention d’un célèbre putter à tête large l’ont placé au firmament du golf français. 

 

Louis Gassiat dit Jean, du prénom de son père, est né le 3 septembre 1883 à Biarritz.

Pilier du golf professionnel français, le nom de Gassiat est aussi associé à un célèbre putter. Manche en hickory avec une tête large et rectangulaire, le tout en bois, le Marquis de Chasseloup-Laubat, vice-Président de l’Union des Golfs de France, avait été le premier fan de ce putter miracle à la forme moderne.

Vite adopté, le succès est immédiat. Le club appelé putter Gassiat, putter de Chantilly ou de Grand Piano est très vite commercialisé.

À noter : les premiers putters Gassiat auraient été fabriqués par William M. Winton, Walworth, Londres – MODEL LCL n° 627732. (sources Ellis). Les fabricants Forgan de St Andrews et Gibson de Kinghorn en Ecosse ont aussi fabriqué ce putter avec différents aménagements de la semelle. Il existe aussi trois tailles de putter Gassiat.


Comme Arnaud Massy, caddie à Biarritz…


Comme Arnaud Massy, Jean Gassiat va découvrir le jeu de golf en faisant le cadet sur les links de Biarritz.

L’accès au terrain étant interdit en dehors de la fonction de cadet, comme tous les jeunes biarrots amusés par le jeu, Jean va débuter et s’exercer sur un terrain vague où a été aménagé un semblant de parcours. Quelques cailloux pour déterminer les départs, des arrivées creusées à la main et entre, un fairway, pas si fairway que cela.

Pour les cannes et les balles, il fallait aussi user d’ingéniosité, de patience, et ne pas être trop exigeant. Là encore, c’était du fait maison.

Dès qu’il a commencé à se débrouiller, la tentation d’aller jouer sur le golf a été grande. Alors, comme les autres, il allait jouer quelques trous en cachette, en espérant ne pas se faire prendre afin d’éviter une mise à pied. À l’approche de la compétition des cadets que le club organisait, la tentation d’aller  » en reconnaissance de parcours » était encore plus grande. La dotation était intéressante et les meilleurs d’entre eux devenaient des cadets-joueurs.       

Mince et de taille supérieure à la moyenne pour l’époque (175 cm), Jean Gassiat possède un geste bien huilé tout en finesse. Son rythme, aussi régulier qu’une horloge franc-comtoise, va lui permettre d’avoir une qualité et une constance au drive des plus impressionnantes et l’excellence de son putting va en faire un des meilleurs joueurs de son époque.


2e à l’Omnium de Paris derrière Massy devant Braid


Jean Gassiat se fait remarquer en 1907. Ce n’est pas par le fait qu’il se marie avec Sélina Jones, jeune anglaise qu’il avait rencontré quelques mois plus tôt à Biarritz ni par le fait qu’en décembre, il ait participé au tournoi de Nice en compagnie du célèbre trio britannique, James Braid, Harry Vardon et John Henry Taylor, mais aussi des français, le champion du monde Arnaud Massy et Baptiste Bomboudiac, résidant en Ecosse. (Gil-Blas 29 décembre).

C’est lors de sa première participation au Grand Omniun de France. Grâce à un magnifique birdie au 72ème trou, Jean Gassiat termine à la deuxième place devant James Braid.,Le tournoi est gagné par Massy quelques jours après qu’il a gagné le British et le golf de Paris est pris d’une véritable euphorie.

« On peut inscrire la date d’hier comme la plus belle journée de sport qu’ait jamais pu voir la Boulie ou tout autre Club du monde ».  Gil Blas du 2 juillet.  

Pro pour la saison d’été à Baden Baden, le contrat de Jean Gassiat se termine à l’automne. Le Comité du Golf de Paris fait appel aux services de la gloire montante du golf français pour seconder Massy, très demandé depuis sa victoire au British Open.

Ce n’est pas la première fois que le golf de Paris fait appel à des pros occasionnels. Le palois Dominique Coussiès en fait partie.

Coussiès n’est pas un virtuose de la balle en gutta bien qu’il ait battu Massy à Cabourg lors d’un match sur 18 trous. Né en 1870, Dominique Coussiès est le 1er pro du golf français et son enseignement a bonne presse. Assistant de l’Anglais Joe Lloyd, pro au golf de Pau et vainqueur de l’US Open Championship 1897, il a fait son apprentissage en Angleterre et en Écosse.

Dominique Coussiès, Arnaud Massy et Louis Tellier sont les trois pros français à avoir participé en 1906 au 1er Open de France.   

En septembre 1909, Jean Gassiat devient le professionnel du golf de Chantilly qui vient d’ouvrir. Une rencontre inaugurale entre Gassiat et Massy est organisée et tout le gratin de la société parisienne est convié.  » Cette inauguration, très réussie, a été une solennité à la fois sportive et mondaine » Le Gaulois 29 septembre 1909.

Quelques jours plus tôt, avait ouvert le golf de Fontainebleau et, le 4 novembre, c’est au tour de la Nivelle à Ciboure, d’ouvrir ses greens.


1912 : son année et record à La Boulie


En Europe continentale, les tournois Nationaux Open se créent progressivement.

     – 1910 : le 1er Open de Belgique est gagné par Massy

     – 1911 : le 1er Open d’Allemagne est gagné par Vardon

     – 1912 : le 1er Open des Pays Bas est gagné l’anglais George Pannell et Arnaud Massy triomphe à Madrid dans le 1er Open d’Espagne.

Jean Gassiat obtient une très belle place de 7ème au British mais surtout, le Biarrot-Cantilien réalise à son tour et après Arnaud Massy, le doublé français en remportant en 1912, le Championnat National et le Grand Omnium de France.

Lors du 3ème tour de l’Open, Louis Tellier et Jean Gassiat réalisent tous les deux un magnifique score de 68 établissant le nouveau record du parcours de La Boulie.

Gassiat obtenait un invraisemblable résultat de 31 sur l’aller.  » Un résultat qui n’avait jamais été fait lors d’une épreuve à la Boulie. …. La caractéristique de ce parcours a été avant tout pour J. Gassiat la précision de ses coups roulés (putting)… » Figaro du 3 juillet.

Au départ du 4ème tour de l’Open de France, Gassiat, Harry Vardon et Louis Tellier sont à égalité. Aucun des trois n’a remporté ce championnat.

Les paris s’orientent sur le Maître en la matière, le quintuple vainqueur du British Open, Harry Vardon. Puis, sur Louis Tellier, le pro du Club. Doué, Tellier possède un remarquable contact de balle, il a un bon putting et, il manie très bien le driver.

Finalement, un score de 73 au dernier parcours est suffisant à Jean Gassiat pour barrer la route du titre à ses deux principaux adversaires.

« …En dehors des qualités que nous venons de signaler, sa souplesse et son calme parfait ont contribué à un magnifique succès ».

Pour la première fois un joueur autre que français et britannique était présent à l’Open de France. John Mac Dermott, US Open Champion 1911 : il termine à la 5ème place juste devant Raymond Gommier, 20 ans, ancien cadet du Club.

Lors de la remise des prix, Jean Gassiat n’a pas connu le bonheur de soulever la Coupe Edward George Stoïber comme cela se fait aujourd’hui. À l’époque, la coupe voyageait de golf-club en golf-club. Le golf de la Nivelle a donc expédié la coupe au Club de Chantilly auquel « appartient le vainqueur ».


Le trophée de l’Open de France et les Mousquetaires du golf


C’est à l’issue du 3ème Open de France que la société de la Boulie avait décidé de fonder une Coupe de France, analogue à la Coupe anglaise que Massy avait mise l’année dernière en sa possession. Figaro du 29 juin 1908.  Ainsi naissait l’idée du trophée de l’Open de France.

D’une valeur de 2500 francs à l’époque, le saladier en argent de chez l’orfèvre « Risler et Carré » a été offert par Madame Lena Stoïber, une Américaine, membre du golf de la Boulie. Il est en mémoire de son mari décédé deux ans plus tôt à Paris. Lena Stoïber (1862-1935) et son mari Edward G Stoïber (1855-1906) possédaient une des mines d’or les plus rentables de l’Etat du Colorado, qu’ils avaient vendue avant de visiter l’Europe et de s’installer en 1904 à Paris, avenue des Champs Elysées.

Aux premiers jours de l’été 1913, une rencontre internationale France-USA est organisée par l’Union des Golfs de France.

Pour faciliter la venue des professionnels américains, une somme de 500 francs est garantie à chacun pour le voyage vers la France au lendemain du British Open. Et une somme de 1000 francs sera attribuée à chaque membre de l’équipe vainqueur.

L’équipe américaine est composée d’Alex Smith, écossais devenu américain, vainqueur de l’US Open 1906 et 1910, de John Mc Dermott, 1er joueur né aux Etats-Unis et vainqueur de l’US Open 1911 et 1912, de Mike Brady, second de l’US Open 1911, 3ème en 1912 et enfin, Tom Mac Namara second à l’US Open 1909 et 1912.

L’équipe française a été sélectionnée suite au championnat National qui s’est déroulé en mai au golf de la Boulie.

Arnaud Massy, Champion national 1913, Louis Tellier, Eugène Lafitte et le champion Open de France 1912 Jean Gassiat sont sélectionnés.

Après les doubles du 1er jour et les simples du lendemain, le résultat est sans appel : 6 victoires à 0 pour la France.  


L’Open 1913 à Chantilly et la pelote basque pour battre le sultan marocain au tennis


L’Open de France, placé pour la première fois sous le patronage de l’Union des Golfs de France, quitte le parcours de la Boulie pour se jouer en octobre au golf de Chantilly. Jamais l’Open n’avait eu autant de joueurs inscrits.

Pour la 1ère fois, une limite de score pour la dernière journée est mise en place  » les joueurs ayant fait plus de 25 points que le meilleur total de la 1ère journée seront éliminés « .

George Duncan remporte l’Open devant James Braid. Le 1er français est Massy à la 4ème place et, Jean Gassiat le Champion en titre et pro du Club, se classe à la 9ème place.

Le lendemain, Arnaud Massy, Jean Gassiat, John H Taylor, James Braid et autres professionnels de talent, répondent à l’invitation d’Armand de Gramont, duc de Guiche. Ils se rendent au domaine de Vallière à Mortefontaine pour inaugurer un parcours de 9 trous, dessiné par Tom Simpson.

En 1914, l’Open de France se joue en juillet au Touquet et quelques semaines plus tard, le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France.

Jean Gassiat est affecté au Régiment d’Infanterie de Bordeaux en décembre. Le 5 juillet 1917, il rejoint le 49ème Régiment d’Infanterie de Bayonne jusqu’au 14 février 1919.

A Bordeaux, Jean Gassiat profite de ses temps libres pour faire quelques parties mémorables au Golf Bordelais avec Moulay Abd el-Aziz qui avait été le Sultan du Maroc jusqu’en 1908.

Un jour, Moulay Abd el-Aziz, fasciné par le jeu de Gassiat, mais un peu agacé de prendre veste sur veste au golf, lui propose sa revanche au tennis.

Jean joue très peu au tennis mais comme tout basque, il joue plutôt à la pala et, il accepte le défi.

Abd el-Aziz s’incline une fois de plus et, le lendemain, Jean reçoit de la part du perdant un magnifique cadeau pour cette victoire.


1919, la reprise


Le golf de Chantilly retrouve un peu d’animation au beau jour de l’automne. 

Exposé à l’entrée du pavillon, un tableau des membres tombés au champ d’honneur, compte trente-deux noms.

La Boulie, Saint Cloud et Fontainebleau, ouverts pendant la guerre, sont dans un bon état. Lors de la Conférence de Paix de Paris, le président américain Wilson et le 1er ministre britannique Lloyd George ont régulièrement fréquenté le golf du Saint Cloud Country Club, qui compte déjà 1100 membres.

Le premier tournoi d’après-guerre, les Jeux Interalliés, se déroule aux premières heures de l’été sur le parcours versaillais.

Arnaud Massy qui n’a rien perdu de ses qualités remporte le tournoi individuel et l’équipe de France dont fait partie Jean Gassiat remporte le tournoi par équipes.

Le Figaro du 18 juillet annonce que l’Union des Golfs de France a fait jouer à la Boulie et dans l’intimité, le championnat professionnel de France. Jean Gassiat remporte l’épreuve disputée sur 36 trous. Suite à une chute d’escalier la veille du tournoi, Arnaud Massy avait dû déclarer forfait !

L’année suivante, l’US Champion 1914 et 1919, Walter Hagen fait une tournée européenne et sa présence est annoncée pour le Grand Omnium de France prévu au Golf de Paris-la Boulie.

A la fin du tournoi, à égalité avec le biarrot Eugène Lafitte, un play off sur 36 trous se joue le lendemain pour le départage et Walter Hagen en sort vainqueur.

Jean Gassiat se classe 4ème entre Abe Mitchell et Arnaud Massy.

Au golf du Touquet en 1921, Aubrey Boomer, le pro de Saint Cloud, prend le dessus sur Arnaud Massy et remporte l’Open de France après play off.

Jean Gassiat obtient encore une belle 4ème place.


Naissance de la PGA en 1925


En 1924, Massy et Jean Gassiat sont invités à participer à une exhibition à La Haye et l’Open de France est gagné pour la 1ère fois, par un joueur amateur, l’excellent Cyril Tolley. – Il remportera une 2ème fois l’Open en 1928 –

Le 4 octobre 1925, l’Association des Professeurs de Golf de France, actuellement nommée PGA France, est constituée. Originaire de Cannes, le pro de Compiègne Louis Ghintran en est le président. Massy et Jean Gassiat sont nommés président et vice-président d’honneur.

En 1926, Jean Gassiat est au 1er Salon du Golf qui a lieu aux Galeries Lafayette. Le Figaro suit l’évènement avec grand intérêt durant la semaine.

Le Figaro du 11 mai  : « Le salon du golf et l’initiation à ce sport sont des choses qui ne se sont jamais faites et qui amèneront plus d’adeptes au golf que toutes les campagnes qui ont pu être entreprises jusqu’à ce jour…. ».

Le 3ème étage est une exposition complète de tout ce qui touche à l’habillement ou à l’équipement du parfait golfeur, et de la parfaite golfeuse…….Quant à la terrasse, un minigolf sur herbe de 9 trous a été aménagée et une cage encadré de filet, un véritable ring de boxe dans lequel, sous la direction du professeur du Golf Club de Chantilly, Mr Gassiat, des débutantes ont pris leur premières leçons de golf.

Entre 1906 et 1925, les pros originaires du golf de Biarritz dominent le golf professionnel français.

Arnaud Massy et Jean Gassiat sont les seuls Français à avoir remporté l’Open de France et avec Eugène Lafitte, ils se partagent depuis 1911, le titre de Champion National.

L’année 1923 marque l’exception avec la victoire du jeune et talentueux joueur de La Boulie, Raymond Botcazou, 17 ans.


Jean Gassiat, 2 nouveaux titres à plus de 40 ans


Jean Gassiat et Arnaud Massy au golf du Château d’Abbadia à Hendaye

En 1926, afin que les joueurs amateurs puissent se confronter aux meilleurs professionnels français, le championnat de France pro se transforme en National Omnium.

Arnaud Massy toujours là, remporte devant Julien Orengo, la 1ère édition qui s’est déroulé au golf de Wimereux. 

Et en 1927, le Maître se classe 3ème à égalité avec Eugène Lafitte. C’est Jean Gassiat qui va renouer avec les joies de la gagne. Suite à un play off sur 36 trous l’opposant à René Golias, il remporte l’Omnium sur ses « anciennes terres », le golf de Chantilly.

Depuis peu, Jean Gassiat a retrouvé la côte basque, un nouveau golf, Chiberta, vient d’ouvrir.

Avec une partie en bord de mer et l’autre en forêt de pins, c’est une merveille conçu par l’architecte anglais Tom Simpson.

Quelques mois plus tard, Jean Gassiat, Arnaud Massy, Aubrey et Percy Boomer se retrouvent à Saint Jean de Luz, pour inaugurer le golf de Chantaco.

Les célèbres pros anglais du golf de Saint Cloud sont les hôtes de M. René Thion de la Chaume, le propriétaire.

Les basques semblent en grande forme. Jean Gassiat vient de remporter le tournoi annuel de Bilbao la semaine précédente et Massy s’est classé second.

Ce match inaugural fait partie d’une série de trois rencontres. Le 1er match s’était déroulé à Chiberta et l’équipe locale avait gagné sur 36 trous par 3 et 2. Le second match avait eu lieu au golf de Saint Cloud et les frères Boomer avaient pris leur revanche par 1 up. Alors, la belle s’est jouée à Chantaco.

En 1929 également , les 9 trous du golf d’Estoril au Portugal ouvrent :  Jean Gassiat en a dessiné le tracé.

Fin février et par un temps plutôt agité, Chiberta accueille pour la première fois, le Championnat de France toutes catégories et Jean Gassiat continue sa belle carrière de joueur en remportant un nouveau titre avec l’Omnium National. A la seconde place, Marcel Dallemagne.

Entre 1930 et 1939, c’est au tour d’Auguste Boyer de Nice et de Marcel Dallemagne de Saint-Germain de se partager le titre de Champion National. Seul André Ghintran, pro à Aix- Marseille, vient les importuner en 1938.

Entre 1924 et 1939, de très belles performances lors d’épreuves internationales sont réalisées par les pros français. Trente-deux victoires sont enregistrées dont 23 sont à répartir entre Auguste Boyer et Marcel Dallemagne.

Eugène Lafitte, Arnaud Massy, René Golias, Jean Saubaber et Firmin Cavalo se partageant le reste.

En 1931, Auguste Boyer termine à la 29ème place de l’US Open. 25 000 francs avaient été récoltés par le golf de Nice, Tennis et Golf et quelques dons privés pour permettre au Niçois d’aller jouer l’Open de États-Unis à Toledo.


Et à 60 ans, il participe encore à des tournois pros


Jean Gassiat continue de jouer en compétition partout en France et tant qu’il le peut.

En octobre 1943, il participe à l’Omnium d’Automne, épreuve dotée par Paris-Soir et qui se déroule à Chantilly. Après la 1ère journée, sa 7ème place lui permet d’obtenir quelques lignes dans le quotidien l’Auto du 19 octobre. La « sensation » du tournoi a été offerte par Jean Gassiat qui à SOIXANTE ANS est classé à la septième place avec un total de 153.

Le lendemain, rebelote pour 36 trous mais là, ça été plus dur.

Après Chiberta, il finit sa carrière à Biarritz.

À plus de 75 ans, Jean Gassiat continuait de boucler ses 9 trous quotidiens au golf du Phare en compagnie de son ami Eugène Lafitte, le champion National 1920-1921-1922-1924, vainqueur de l’Open d’Espagne 1921-1929 et de l’Open de Belgique 1921-1925. 

Jean Gassiat de son vrai prénom Louis, s’éteint en 1966 à l’âge de 83 ans. 

 

Philippe Palli

 

 

 

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