Avec 4 millions de dollars pour chaque vainqueur de tournoi et des joueurs comme Talor Gooch à 1,34 million par tournoi et 67 millions de gains cumulés, le LIV Golf continue d’offrir des dotations que le PGA Tour peine à égaler.
La victoire d’Anthony Kim au LIV Golf Adelaide a rappelé, chiffres à l’appui, à quel point la ligue saoudienne écrase la concurrence en matière de dotations.
L’Américain a empoché un jackpot de 4 millions de dollars sur une seule semaine, issus d’un prize money individuel de 20 millions, auxquels s’ajoutent 10 millions pour le classement par équipes. Un chèque qui dépasse ce que de nombreux joueurs du PGA Tour mettent une saison entière à accumuler – 37 joueurs ont gagné plus en 2025, avec une moyenne à 2,3 millions.
Des millions par semaine, pas par saison
Selon les analyses de National Club Golfer, les têtes d’affiche du LIV Golf – Jon Rahm, Dustin Johnson, Joaquin Niemann et Bryson DeChambeau – tournent régulièrement à plusieurs dizaines de millions de dollars par an rien qu’en gains, sans compter leurs contrats garantis.
Dustin Johnson, par exemple, a franchi la barre des 60 millions de dollars de gains cumulés sur le LIV Golf en moins de quatre saisons, quand il lui avait fallu plus d’une décennie pour atteindre un total comparable sur le PGA Tour. Même des joueurs comme Talor Gooch ont réussi à amasser des fortunes : 67 millions en trois saisons !
C’est dix millions de moins que Jon Rahm qui, d’après un autre comparatif, a empoché une moyenne de 2,87 millions par tournoi alors qu’il tournait à 337 280 dollars sur le PGA Tour (153 tournois). Même si la plupart des joueurs gagnent cinq à six fois plus « seulement » et d’autres comme Phil Mickelson moins, à ce jeu-là c’est Peter Uihlein qui remporte le gros lot – pratiquement 20 fois plus ! – devant Talor Gooch (18).
Perez et la « sécurité » face à l’instabilité du PGA Tour
Le contraste est tout aussi saisissant pour Victor Perez. À Adelaïde, il a partagé la 27e place, ce qui lui a rapporté 177 500 dollars, alors que sur des tournois réguliers du DP World Tour comme le FedEx Open de France, la victoire tourne autour de 470 000 dollars pour une dotation globale avoisinant les 3 millions. Le Tarbais avait touché 19 600 dollars pour sa 32e place à St-Nom-la-Bretèche (78).
En deux tournois seulement, le Tarbais – dont le contrat signé avec le LIV serait de 10 à 12 millions de dollars – a déjà gagné 227 500 dollars. Sans s’épancher publiquement sur les montants précis, il avait reconnu, au moment de son départ, qu’il recherchait davantage de stabilité, estimant que la « sécurité » offerte par le LIV correspondait mieux à la suite de sa carrière.
Dans cette guerre économique, le PGA Tour a certes musclé ses dotations et créé des Signature Events, mais sur le terrain des garanties et des gains moyens par tournoi, il reste encore loin derrière la machine à cash du LIV.
Photo : Charles Laberge / LIV Golf










