Recordwoman en Solheim Cup depuis les débuts de la compétition, Laura Davies assure n’avoir aucun souci avec le fait de n’avoir jamais été capitaine de la sélection européenne, et préférer lui apporter son aide autrement.
Douze participations, 25 points en 46 matchs disputés : personne n’a autant marqué la Solheim Cup que Laura Davies. Présente dès l’édition inaugurale de 1990, l’Anglaise a porté les couleurs de l’Europe jusqu’en 2011, à Killeen Castle, avant de devenir vice-capitaine à partir de 2019.
Beaucoup imaginaient qu’elle finirait, un jour, par prendre les rênes de l’équipe. Quinze ans après sa dernière apparition comme joueuse, ce jour n’est toujours pas arrivé.
European Solheim Cup legend 🇪🇺
Dame Laura Davies made 12 #TeamEurope appearances securing 25 points and is @TheSolheimCup all-time leading point scorer. 🌟 pic.twitter.com/lrzrnxqg0i— Solheim Cup Team Europe (@SolheimCupEuro) September 5, 2026
La retraite de Nordqvist, un écho à ses propres choix
« Le problème, c’est que quand on m’a demandé au départ, j’essayais encore d’intégrer l’équipe, poussée par cette ambition folle qui nous anime, nous les joueuses, se souvient-elle. Et puis, quand je n’ai plus été considérée comme une joueuse potentielle, et que j’ai su que je n’y participerais plus jamais, j’essayais encore de jouer sur le circuit. Si l’on souhaite toujours être golfeuse professionnelle et continuer à jouer à un niveau assez élevé, c’est tout simplement impossible. Et je n’aurais jamais pu devenir capitaine tout en gardant un œil sur ma carrière de joueuse. »
La retraite surprise en tant que joueuse de l’actuelle capitaine de l’équipe, Anna Nordqvist, l’a tout de même « vraiment surprise ». Mais Laura Davies y voit une logique qu’elle connaît bien : « Anna a peut-être compris qu’en s’investissant autant, on doit choisir l’un ou l’autre. » Une phrase qui pourrait résumer sa propre carrière.
Le rôle de capitaine est le seul qui ne m’a jamais vraiment intéressée.
Laura Davies
« Le fait d’être capitaine ne m’a tout simplement jamais vraiment emballée. Le rôle de capitaine est le seul qui ne m’a jamais vraiment intéressée, ajoute-t-elle. Ce n’est tout simplement pas mon truc : être au centre de l’attention, et tout ce que ça implique. Participer à la vie de l’équipe – comme cette fois-ci en tant qu’assistante et les quatre dernières fois en tant que vice-capitaine – a été une expérience absolument formidable. On apporte un peu sa contribution lors des réunions qui ont lieu au cours des 18 mois précédant l’événement, mais ensuite, pour les vice-capitaines, tout se joue pendant la semaine même de la compétition – et c’est ce que j’apprécie vraiment. Mon heure est passée maintenant, et je ne le regrette absolument pas, parce que c’était ma décision. »
Photo : STUART FRANKLIN / Getty Images via AFP














