Deux coups derrière Casey Jarvis au départ du 4e tour de l’Alfred Dunhill Links Championship, Adrian Meronk, 68 (-4) ce dimanche sur l’Old Course de St Andrews, décroche son 5e titre sur le Tour européen, le premier depuis l’Andalucia Masters en octobre 2023. Le Polonais, passé début 2024 sur le LIV Golf, l’emporte à -20 (268), deux longueurs devant ce même Casey Jarvis, en panne avec un simple 72 (par), et le Danois Niklas Nørgaard (68). Auteur d’un magistral 64 (-8), Tommy Fleetwood accroche la 4e place à -17 (271) en compagnie de l’Ecossais Michael Stewart, pensionnaire du Tartan Golf Tour, la 3e division européenne. Meilleur Français de la semaine, David Ravetto prend une belle 11e place à -13 (275) et se voit projeté à la 92e place de la Race.
L.V.
Coup double pour Adrian Meronk ! Le Polonais de 33 ans s’est offert à la fois l’Alfred Dunhill Links Championship avec un score total de -20 (268) et le tournoi par équipes, avec un total de -41 s’il vous plaît, en compagnie de l’Anglais Tom Chaplin, musicien et chanteur du groupe Keane. Un véritable sans-faute pour le golfeur « transféré » sur le LIV Golf en janvier 2024 alors qu’il possédait un droit de jeu sur le PGA Tour grâce à sa 4e place finale à la Race to Dubai 2023.
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Ce succès, le 5e sur le Tour européen, est le premier après 1 078 jours d’attente (depuis l’Estrella Damm N.A. Andalucía Masters en octobre 2023). Il s’est assez rapidement dessiné sur l’Old Course de St Andrews, malgré une température plutôt frisquette (pas plus de 13 degrés) et un vent omniprésent (30 km/h de moyenne).
Ses deux premiers birdies au 1 (putt de 10,50 mètres) puis au 2 (putt de 3 mètres) ont ainsi donné le ton et placé au premier plan une lutte épique avec Casey Jarvis, qui n’a pas réussi à dégainer avant le trou n°4 pour une première banderille, suivie d’une deuxième sur le par 5 du 5.
« Genius! » @AdrianMeronk opens up a three-shot lead with four to play! #DunhillLinks https://t.co/kXIAUKRhqE
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Le duel est resté équilibré sur l’aller (quatre birdies et un bogey pour Meronk ; deux birdies et un bogey pour Jarvis) avant que le Sud-Africain ne commette une grossière erreur au 11. Une approche manquée sur ce par 3 a fait basculer la partie en faveur du joueur des Cleeks GC, coéquipier de Victor Perez sur le circuit dissident. Bogey. Et bientôt deux coups d’avance pour Meronk au 12. Un écart qui ne sera alors plus comblé.
Il fut même porté à trois coups avec un nouveau birdie au 14. Un soupçon de suspense a néanmoins plané au-dessus des derniers trous de l’Old Course lorsque le Polonais n’a pas pu éviter le bogey au 17. Mais son principal adversaire, quelques minutes plus tard, a connu le même sort après avoir pourtant réduit son retard à deux coups au 15.
L’année a été assez difficile pour moi ; alors gagner ici, dix ans après être passé professionnel, c’est un rêve qui se réalise.
Adrian Meronk
Avec deux coups d’avance en attaquant le 18, Adrian Meronk n’a alors eu plus qu’à gérer son avantage, se contentant du par sur ce dernier green. Tout comme Casey Jarvis d’ailleurs, quelques instants plus tard, finissant à -18 aux côtés du Danois Niklas Nørgaard, auteur d’un 68 (-4) lors de ce dernier tour.
« C’est irréel, pour être honnête, a-t-il soufflé après avoir signé sa carte finale de 68. D’ordinaire, je ne pleure jamais, mais celle-ci… celle-ci a une saveur vraiment particulière et, je suis désolé, je manque de mots… L’année a été assez difficile pour moi ; alors gagner ici, dix ans après être passé professionnel, c’est un rêve qui se réalise. C’est incroyable. Mais je suis extrêmement heureux et très soulagé. »
Il a pensé à Tiger Woods et Jack Nicklaus
« En remontant le 18, j’étais assez content de la position dans laquelle je me trouvais, ajoute-t-il, très ému. J’essayais juste de profiter de la promenade. Une promenade incroyable. Quand j’ai enjambé ce pont mythique, le Swilcan Bridge, je me parlais à moi-même. Je pensais à Tiger Woods et Jack Nicklaus marchant sur ce pont et je leur demandais, quelque part, de m’envoyer de bonnes ondes. C’était une sensation extraordinaire. »
Cette victoire est d’autant plus importante pour Adrian Meronk puisqu’elle lui assure un droit de jeu complet jusqu’à fin 2028 sur le DP World Tour, alors que l’avenir du LIV Golf, on le sait, n’a jamais semblé aussi incertain. Il progresse également de 138 places à la Race, se retrouvant projeté au 38e rang. Un bond de géant !
MICHAEL STEWART HOLE-OUT EAGLE!!! The Scot was playing @tartanprotour Monday to Wednesday but is now T3 on just his 5th DP World Tour appearance. #DunhillLinks https://t.co/4QifEuRlw9
— DP World Tour (@DPWorldTour) October 4, 2026
Évidemment, pour Casey Jarvis, ce dimanche est bien plus douloureux. Il semblait pourtant tenir sa 3e victoire de la saison (après le Kenya et le SA Open, remportés entre le 22 février et le 1er mars), mais cette 2e place, son 5e top 10 de l’année tout de même, lui permet toutefois de grimper au 4e rang de la Race et de confirmer un peu plus son arrivée sur le PGA Tour en 2027.
Juste derrière, on retrouve l’Écossais Michael Stewart (vidéo ci-dessus), 979e joueur mondial et pensionnaire du Tartan Golf Tour, une troisième division écossaise. Co-leader à l’issue des 18 premiers trous, il parvient, pour son tout premier tournoi sur le DP World Tour, à accrocher la 4e place en compagnie de Tommy Fleetwood, auteur d’un superbe 64 (-8) sans bogey ce dimanche, avec un score final de -17 et une ultime carte de 66 (-6).
Ravetto se donne de l’air
Pour être totalement complet, signalons dans le camp tricolore la solide 11e place de David Ravetto à -13. Un bon bol d’air frais pour le Racingman, qui grimpe au 92e rang de la Race (+4 places). Rappelons que seuls les 100 premiers de la Race conserveront leur droit de jeu complet pour la saison 2026-2027.
Le leaderboard
Le leaderboard des Français
Photo : Richard HEATHCOTE / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
















