La Ryder Cup s’est achevée il y a quatre mois, mais à l’heure de disputer le premier Signature Event de l’année 2026 sur le PGA Tour, Keegan Bradley avoue être toujours très marqué par l’échec de Bethpage. Le 18e mondial a du mal à se reconstruire en tant que joueur.
Ce n’est pas tant le putt de Shane Lowry qui hante les nuits de Keegan Bradley, mais bien l’ensemble de la semaine de Bethpage qui a conduit les États-Unis à la défaite lors de la Ryder Cup 2025. Après un cut manqué à Hawaï et une 43e place assez quelconque pour lui au Farmers Insurance Open, le capitaine battu a du mal à lancer sa saison 2026 en tant que joueur. Il espère que cette semaine à Pebble Beach, pour le premier Signature Event de la saison 2026 sur le PGA Tour, va marquer le début d’un mieux. Mais c’est dur.
« C’est vraiment bizarre, c’est sûr… Oui, c’est bizarre. J’essaie de m’adapter, en fait, à toute ma vie après la Ryder Cup, et aussi à ma carrière de joueur. La Ryder Cup vous vide complètement. Et être capitaine, c’est dix fois plus éprouvant, vraiment. Alors oui, j’essaie de trouver mes repères dans un monde où être capitaine n’est plus la réalité. C’est difficile. »
Avec aussi en point de mire le Genesis Invitational et l’Arnold Palmer Invitational, suivis du Players Championship, son agenda de joueur s’annonce chargé. Il aurait pu se sélectionner lui-même pour jouer la Ryder Cup, tant ses résultats étaient bons à l’orée de la compétition biennale. Il ne l’a pas fait. Aujourd’hui, il n’hésiterait sûrement pas à ne pas se choisir.
Franchement, c’est brutal
« Ça a été une période difficile. On repense à beaucoup de décisions, à beaucoup de choses. Ce n’est pas comme si j’allais simplement passer à autre chose. Je vais devoir vivre avec ça pour le reste de ma vie. »
Sa reconstruction en tant que joueur risque de prendre du temps selon lui. Car la Ryder Cup est encore partout dans son esprit.
« Franchement, c’est brutal. C’est vraiment… c’est brutal. Ce sont des souvenirs et des petits détails qui ressurgissent, et quand tu retombes sur quelque chose de la Ryder Cup, un polo ou autre, ça te replonge dedans. C’est dur. Et puis revoir des gars que je ne voyais pas toutes les semaines fait que les souvenirs, tout revient d’un coup. On repense à ce qu’on faisait à la même période l’an dernier. Alors oui, c’est difficile. »
Être de nouveau capitaine, ou plus plausible, se qualifier pour la Ryder Cup 2027 pourrait-il être une sorte de rédemption ? A cette heure, Keegan Bradley est encore trop marqué au fer rouge pour y penser.
« J’essaie encore de m’adapter à la vie d’un capitaine de Ryder Cup battu. C’est encore trop à vif. J’espère que l’an prochain, quand les choses repartiront vraiment, je serai là et dans la course pour la qualification. »
Photo by Alex Pantling/R&A/R&A via Getty Images








