Le Suédois Niklas Lemke, 41 ans, et le Sud-Africain Casey Jarvis ont survolé ce premier tour du Magical Kenya Open en claquant un sublime 62 (-8), égalant officieusement le record du Karen Country Club vieux de sept ans. Plutôt affûtés, les Français Antoine Rozner (photo), Oihan Guillamoundeguy et Frédéric Lacroix accrochent la 10e place à -5 (65).
L.V.
Le chèque de 90 000 dollars était à la fois tout proche et inatteignable. En signant un 62 (-8) inaugural sans le moindre bogey à l’horizon, Niklas Lemke, 41 ans, sauvé des eaux la saison passée en finissant… 115e de la Race to Dubaï, a été ainsi à un coup d’enregistrer le nouveau record du Karen Country Club, hôte de ce Magical Kenya Open 2026.
Le Scandinave a été imité quelques heures plus tard par le Sud-Africain Casey Jarvis, glouton en termes de birdies (10) mais qui a aussi concédé deux bogeys. Or, en cas de nouveau record, cette prime n’aurait pas pu être « décrochée » par le Suédois (premier à signer sa carte au recording). En effet, en raison des fortes pluies qui se sont abattues les jours précédents sur la capitale kenyane et sa région, la règle locale stipulait que l’on pouvait placer la balle sur les fairways à une longueur de carte de score. Le record n’aurait donc pas été homologué !
Retrouvez le classement complet et les tee times du deuxième tour
Le duo de tête compte toutefois une longueur d’avance sur l’Ecossais David Law, leader précoce en fin de matinée avec son 63 (-7) constellé de huit birdies en seulement 14 trous joués, et du Thaïlandais Kiradech Aphibarnrat, déchaîné sur le retour (parti du 10) avec pas moins de cinq birdies du 2 au 8.
Kiradech Aphibarnrat with an incredible up and down to save par at the last to shoot an opening 63 💪 #MKO2026 pic.twitter.com/F6FSpji5X4
— DP World Tour (@DPWorldTour) February 19, 2026
« Je pense déjà avoir joué par le passé huit sous le par, mais jamais en faisant un 62, souffle Lemke. Et puis cet eagle sur le 18, c’est une belle façon de terminer la journée. J’ai joué de manière assez solide. J’ai commencé doucement (Ndlr, deux birdies sur les neuf premiers trous) mais mon swing est revenu sur le retour. J’aime ce genre de parcours de golf : court, à l’ancienne, technique. Il faut réfléchir un peu plus que d’habitude. J’aime ça. »
L’altitude, le facteur X ?
« L’altitude, c’est un peu compliqué (Ndlr, le parcours est situé à 1 850 mètres au-dessus du niveau de la mer). Et puis c’est souvent le vent qui joue un rôle important ici. A quel point va-t-il influencer le jeu ? Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. C’est un peu comme un jeu de devinettes », ajoute dans un large sourire le co-leader après 18 trous.
Quoiqu’il en soit, ce par 70 de 6 451 mètres sorti de terre en… 1937 va avoir bien du mal à se défendre cette semaine à Nairobi puisque 84 joueurs ont posté une carte sous le par. Certes, il faut signaler que les conditions de jeu ont été optimales ce jeudi. Ceci explique très certainement cela. Mais quand même…
Langasque, pied au plancher !
Les Français n’ont d’ailleurs pas été en reste. Sur les onze engagés, quatre figurent dans le top 20. Trois d’entre eux occupent même la 10e place à -5 (65). Il s’agit d’Antoine Rozner, de Frédéric Lacroix (eagle sur son dernier trou, le 18) et de Oihan Guillamoundeguy. Pour l’une des ses rares apparitions en 2026 sur le DP World Tour compte tenu de sa catégorie de jeu (20), Alexander Levy lance solidement sa semaine kenyane avec un bon 66 (-4) qui le place 16e ex aequo.
Plus loin, en 50e position, Romain Langasque, parti en « boulet de canon » avec trois birdies sur ses trois premiers trous, doit finalement se contenter d’un 68 (-2). -2 c’est aussi pour l’instant le cut virtuel de cette épreuve à 2,7 millions de dollars de dotation, au calendrier du Tour européen depuis 2019.
Le leaderboard
Le leaderboard des autres français
Photo : Gregory Shamus / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP















