Tenant du titre de l’Alfred Dunhill Links Championship, Robert MacIntyre n’a guère apprécié la proximité d’un drone lors de son premier tour à Carnoustie. Le bruit de l’appareil a sérieusement agacé l’Écossais, qui assure avoir déjà signalé le problème à plusieurs reprises.
Robert MacIntyre et les drones, ce n’est décidément pas une histoire d’amour. Jeudi, lors du premier tour de l’Alfred Dunhill Links Championship à Carnoustie, l’Écossais s’est une nouvelle fois plaint du bruit provoqué par l’un de ces appareils utilisés pour les retransmissions télévisées.
Un problème qui n’est pas nouveau à ses yeux.
« Ça me rend fou. J’ai déjà eu des problèmes avec ça auparavant », a expliqué le tenant du titre après sa partie.
C’est comme un moteur de voiture
Robert MacIntyre
MacIntyre ne remet pas en cause l’utilisation des drones pour produire les images télévisées. Il estime en revanche qu’ils n’ont pas besoin d’évoluer aussi près des joueurs.
Son agacement s’est notamment manifesté au 8. Avant de jouer, l’Écossais avait déjà demandé à deux reprises que le drone s’éloigne. Toujours gêné par le bruit au moment de se mettre à l’adresse, il a finalement interrompu sa routine.
« Avant de jouer, j’ai fait signe au gars pour lui dire : “Je l’entends toujours, il est trop près.” Je suis sorti de mon coup. Ensuite, je n’étais pas totalement engagé parce que je pensais simplement au drone et j’ai frappé un mauvais coup. »
Le problème s’est reproduit au 18, où MacIntyre a dû interrompre sa préparation au putting à cause d’un autre drone.
Le vent accentue le problème
Selon l’Écossais, ce n’est pas tant la présence de l’appareil qui pose problème que le bruit produit lorsqu’il tente de maintenir sa position dans le vent.
« Quand ils restent immobiles, ça va. Le problème, c’est davantage quand le vent les secoue et qu’ils essaient de rester en position. C’est comme le moteur d’une voiture qui monte dans les tours juste à côté de l’endroit où vous essayez de frapper. »
MacIntyre reconnaît volontiers l’importance de la télévision et des images produites pour les diffuseurs, mais considère qu’une distance minimale devrait être respectée.
« Je comprends la télévision. La télévision, c’est tout, l’argent, tout ça. Mais ils n’ont pas besoin d’être aussi proches. Ils ont suffisamment de zoom. Ma caméra avait assez de zoom, vu la distance à laquelle ils étaient, pour voir les coups de golf. »
Ça me rend fou
Robert MacIntyre
Robert MacIntyre n’était d’ailleurs visiblement pas le seul joueur de sa partie à être agacé. Interrogé sur la réaction de Tyrrell Hatton, qui aurait lui aussi manifesté son mécontentement, l’Écossais a préféré ne pas parler à sa place.
« Je ne sais pas. Moi, ça me rend simplement fou. J’ai déjà eu des problèmes avec ça auparavant. »
Et le tenant du titre de conclure sur les conditions venteuses rencontrées à Carnoustie : « Quand ils sont trop proches dans ces conditions… oui, j’ai du mal avec ça. »














