Après le dernier accident de Tiger Woods, des personnalités influentes du monde du golf comme Paul McGinley et Jack Nicklaus jugent la réaction du PGA Tour ou d’Augusta trop faible, Nick Faldo réclamant même qu’il rende des comptes.
La réaction autour du dernier accident de voiture de Tiger Woods continue d’enfler, et plusieurs voix majeures jugent la réponse du monde du golf trop faible, voire complaisante.
Paul McGinley estime que les dirigeants sont en train de « perdre patience » avec l’ancien n°1 mondial. Jack Nicklaus, quant à lui, a jugé que l’affaire avait « terni l’image du sport ». Nick Faldo est allé le plus loin, estimant que le joueur au 15 Majeurs doit désormais rendre des comptes.
La PGA of America a certes pris acte de la situation en annonçant que Tiger Woods ne serait pas capitaine de l’équipe américaine pour la Ryder Cup 2027. Mais dans le même temps, le PGA Tour n’a imposé aucune sanction et a publié un communiqué de soutien, tout comme Augusta National, dans une tonalité qui a fait grincer des dents chez certains observateurs.
Je plains Tiger, qui vit dans la douleur 24 heures sur 24, 7 jours sur 7… mais il est seul responsable de cette situation.
Nick Faldo
Nick Faldo a résumé la frustration ambiante en affirmant qu’on « ne devrait pas accueillir Tiger Woods à bras ouverts » et en jugeant la réponse du PGA Tour « prévisiblement faible ».
« Je plains Tiger, qui vit dans la douleur 24 heures sur 24, 7 jours sur 7… mais il est seul responsable de cette situation, a-t-il déclaré dans The Telegraph. Il y a deux aspects à cette affaire en ce moment. D’un côté, on se dit… prenons soin de Tiger. Mais il y a aussi le côté responsabilité et obligation de rendre des comptes. Ce qu’il a fait est grave. J’ai lu la déclaration du PGA Tour, elle était, comme on pouvait s’y attendre, bien trop timide. Le Tour veillera sur lui, comme il l’a toujours fait. »
Il s’agit d’un problème grave et il faudrait prendre des mesures un peu plus sérieuses que de l’envoyer sur une île tropicale et de lui dire « bon retour » dans trois ou quatre mois.
Nick Faldo
Nick Faldo estime qu’on « n’est pas censés se promener dans la rue avec deux comprimés dans la poche » et qu’il devrait également y avoir une forme de sanction au sein même du sport : « Il s’agit d’un problème grave et il faudrait prendre des mesures un peu plus sérieuses que de l’envoyer sur une île tropicale et de lui dire « bon retour » dans trois ou quatre mois, ou peu importe le délai, a-t-il ajouté. Comparez cela à d’autres sports ou au monde des affaires. Si vous étiez licencié pour conduite en état d’ivresse à plusieurs reprises dans votre entreprise, que se passerait-il ? J’ai le sentiment que s’il disparaît et revient dans quelques mois, tout continuera comme si de rien n’était. Je ne suis pas sûr que ce soit juste. Ce n’est pas un bon message à envoyer aux enfants d’aujourd’hui. »
Photo : JEFF HAYNES / AFP












