Seul trou en un sur un par 4 jamais enregistré sur le PGA Tour malgré près de cinq millions de par 4 joués depuis, le coup d’Andrew Magee WM Phoenix Open 2001 reste statistiquement et scénaristiquement le plus fou de l’histoire.
Plus de vingt ans après, l’incroyable trou en un d’Andrew Magee au 17 du TPC Scottsdale reste le coup le plus improbable de l’histoire du PGA Tour.
En 9 141 jours depuis, le circuit a disputé 1 112 tournois et vu 4 866 245 par 4 joués, dont 241 541 de 350 yards (320 mètres) ou moins… sans qu’aucun autre trou en un ne soit réussi.
In 2001, Andrew Magee made a 332-yard hole-in-one @WMPhoenixOpen.
— PGA TOUR (@PGATOUR) February 4, 2026
In the 9,141 days since the ace, there have been 1,112 TOUR events and 4,866,245 par 4s played, 241,541 of which were 350 yards or less.#TOURVault pic.twitter.com/PlxePgXD7F
Imaginez à quel point il a fallu que les étoiles soient alignées !
Andrew Magee
En 2001, cet Américain né à Paris en 1962 était énervé après avoir concédé un double bogey au 15 lors du WM Phoenix Open. Après avoir rentré un putt pour birdie de plus de 10 mètres au 16, ce qui lui permet d’avoir l’honneur au 17, il décide de taper son driver sur le par 4 de 303 mètres. « Je discutais avec Jonathan Kaye. Il m’a dit : « Tu ferais mieux d’attendre un peu. On a un peu de vent dans le dos ici. », a-t-il raconté sur le plateau de Golf Channel. Je lui ai répondu : « Tu sais quoi, je ne l’envoie jamais jusque sur le green. J’ai beaucoup joué ici. Au mieux, elle va aller devant le green. ». »
Portée par une bourrasque, sa balle a rebondi très fort à l’arrière du bunker de green avant de rouler dessus, heurter le putter de Tom Byrum, qui s’apprêtait à putter… avant de disparaître dans le trou.
Il a aussi expliqué qu’il jouait une Pro V1, que Titleist venait de sortir, et que c’est sans doute la raison pour laquelle il a parcouru une telle distance. « Imaginez à quel point il a fallu que les étoiles soient alignées ! »
Un scénario impossible à reproduire
« Mon père sautait de joie en levant les bras, mais j’étais encore incapable de réaliser que ma balle était rentrée dans le trou. Je pensais avoir peut-être touché quelqu’un sur le green, poursuit-il. Je ne l’ai vraiment su qu’une fois arrivé à 100 mètres du green. La foule continue d’applaudir et de m’acclamer, mon père lève les bras et l’arbitre roule à côté de moi en voiturette et me dit : « Oui, ça compte. » Je lui réponds : « Même si j’ai touché quelqu’un ? Ce n’est pas une pénalité ? » Il m’a répondu : « Non, si vous touchez votre propre équipement, oui, mais là, c’est un 1. C’est enregistré ». »
Une plaque à son nom a évidemment été apposée sur le départ du trou pour commémorer son exploit.
« Si vous me recherchez sur Google, c’est la première chose qui apparaît. On ne mentionne pas que j’ai remporté quatre victoires sur le Tour et participé à 600 tournois, conclut-il, amusé. Je suis étonné que cela ait duré 20 ans. J’espère que nous pourrons tenir encore 20 ans. »









