A l’issue du deuxième tour du Sony Open, cinq hommes partagent la tête : le tenant du titre Nick Taylor, le Sud-Coréen S.H. Kim, le Belge Adrien Dumont de Chassart et les Américains Kevin Roy et David Riley. Les Français font un sur deux pour le cut : ça passe pour Matthieu Pavon, pas pour Adrien Saddier. A 62 ans, Vijay Singh a réussi l’exploit de se qualifier, lui aussi.
Cette fois le vent n’a épargné personne. Dès les premiers départs ce vendredi matin à Honolulu, les caprices d’Eole ont perturbé les joueurs et ont corsé la difficulté. Aucun d’entre eux n’est parvenu à se détacher en haut du leaderboard, où ils sont cinq à se partager la tête. Pour comprendre la difficulté proposée aux joueurs, il faut écouter Jordan Spieth, qui s’en est plutôt bien sorti avec une carte de -2 sous le par.
« C’était vraiment difficile dès ce matin. J’ai tapé un fer 7 au 15ᵉ trou. J’avais peut-être 145 mètres jusqu’au drapeau et je pense que la balle n’a parcouru que 110 mètres alors que je l’ai jouée comme si c’était 160 mètres. Par moments, c’était vraiment très exigeant. Et sur les greens, il devient vraiment difficile de rentrer des putts quand il y a autant de vent. »
Le leaderboard complet
Compte tenu des conditions, l’Américain Davis Riley a réussi un petit exploit en signant un 64 (-6) qui le hisse parmi le quintet de tête, aux côtés d’Adrien Dumont de Chassart, de S.H. Kim, de Kevin Roy et du tenant du titre, Nick Taylor. Les sept birdies (et un seul bogey) du natif du Mississippi forcent le respect.
« Je pense que ces conditions venteuses font un peu ressortir un aspect créatif chez moi, a déclaré Riley. Ce n’est pas comme si l’on essayait de faire un swing de golf parfait à chaque fois. Il y a clairement une part de sensation et de créativité. »
Auteur d’une carte de 67, Adrien Dumont de Chassart était lui aussi très satisfait de ses capacités d’adaptation. « D’habitude, j’aime jouer dans le vent. Si tu peux taper un coup bas et droit, c’est vraiment important ici. Et il faut se battre. Tu sais que tu vas manquer des greens. Si tu pars déjà avec l’état d’esprit de réussir tes approches-putts, c’est vraiment payant ici. »
J’aime jouer dans le vent, taper des coups bas et droits. Je suis très excité par ce week-end.
Adrien Dumont de Chassart
Dans une position de leader inédite pour lui, il attend évidemment beaucoup de ce week-end. « Je suis très excité. Je dois juste rester dans le moment, garder le même système de jeu et la même attitude que sur les deux premiers tours. »
Sans Morikawa et Saddier, mais avec Pavon et Singh !
Ce week-end manquera à l’appel quelques grands noms, comme Keegan Bradley, Collin Morikawa et Tony Finau. Adrien Saddier n’en sera pas non plus. Pour ses débuts sur le PGA Tour, le joueur de Haute-Savoie n’a pas été gâté pour prendre ses marques avec d’entrée des conditions un peu extrêmes. Dès le début du 2e tour, il a coincé avec un double bogey sur le premier trou, puis un autre sur le 4e. Il s’est battu, a repris le bon fil de sa partie, mais en vain.
Les tee times du troisième tour
Matthieu Pavon, lui, aura une chance d’inscrire de jolis points dès son premier tournoi de l’année. Quatre birdies, trois bogeys, le Bordelais est parvenu à jouer sous le par et à se qualifier assez confortablement. Son putting a fonctionné après un premier tour plus délicat dans ce domaine. Cette solidité affichée dans la tempête de vent est très encourageante, d’ores et déjà, pour la suite de sa saison.
On évoquait l’exploit de Davis Riley, mais que dire de celui de Vijay Singh, 62 ans, qui a franchi le cut également ! Il figure au même classement que le n°5 mondial, Russell Henley. La légende fidjienne jouera son troisième tour aux côtés d’un autre vétéran vainqueur en Majeurs, Zach Johnson.
Le leaderboard
Photo : Cliff Hawkins / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP







