Si Calum Hill conserve les commandes du Bahrain Champioship avant le dernier tour, il reste à portée de « driver» de plusieurs poursuivants, dont quelques très gros poissons vainqueurs en Majeurs. Qu’en pensent les hommes de tête après 54 trous ? Morceaux choisis.
L.V.
Calum Hill (72, par) : 1er à -16 (200)
« J’ai eu l’impression de bien jouer, j’ai juste fait quelques erreurs et mal jugé quelques putts au début, ce qui m’a un peu retardé. J’ai réussi à revenir un peu sur les neuf derniers trous et à me mettre dans une bonne position pour demain. Si au début de la semaine on m’avait dit que j’aurais quelques coups d’avance pour dimanche, j’aurais été ravi. Je savais qu’il y aurait des opportunités sur les neuf derniers trous. Sur les pars 5 par exemple. Au 10 aussi (Ndlr, un petit par 4 de 309 mètres)… Il y avait des drapeaux vraiment difficiles, c’était vraiment compliqué sur et autour des greens. Les putts, les ondulations, certains drapeaux étaient vraiment difficiles à lire… Bref, ce n’était pas une journée où je pouvais scorer très bas. »
Je sais que l’avance a un peu diminué, mais je ne vais pas pour autant me flageller. Ce n’est pas la fin du monde.
Calum Hill
« Je sais que l’avance a un peu diminué, mais je ne vais pas pour autant me flageller. Ce n’est pas la fin du monde. Le travail d’aujourd’hui était correct, il y avait de bonnes choses. Même si le score n’était pas aussi bon qu’hier ou que le premier jour (67 en ouverture), ça fait quand même du bien. Je suis content d’avoir gardé mon sang-froid, pris de bonnes décisions, effectué de beaux coups, mais ce n’était tout simplement pas une de ces journées où la balle se retrouve près du trou. »
Freddy Schott (70, -2) : 2e à -14 (202)
« Je suis un peu déçu d’avoir fait un trois putts sur le dernier trou (bogey au 18), mais c’était une bonne journée dans l’ensemble. On va juste continuer à faire ce que nous faisons depuis jeudi, et ça devrait aller demain. Pour être honnête, je n’y ai pas beaucoup pensé au fait d’avoir quatre coups de retard au début de ce 3e tour. J’ai juste pensé que je pourrais combler ce déficit et le rattraper (Calum Hill) sur 36 trous. Il a eu un peu de mal sur les premiers trous et j’ai très bien joué. On s’est retrouvés ex aequo et je suis même passé devant à un moment. »
« Ce serait incroyable d’accrocher une première victoire sur le DP World Tour, mais il est encore un peu tôt pour y penser. J’essaie juste de rester dans le moment présent. Je profite vraiment de ce tournoi, j’apprécie beaucoup ce parcours de golf. J’ai hâte d’être à demain. »
Sergio Garcia (68, -4) : 3e à -12 (204)
« J’ai mieux joué qu’hier. J’ai eu l’impression de mieux frapper la balle. J’ai effectué un solide départ (birdie dès le trou n°2), puis au milieu du parcours, j’ai commencé à trouver mon rythme. Ce qui est plutôt agréable en termes de sensations. Sur les cinq derniers trous, j’ai réussi beaucoup de bons putts. Malheureusement, ils ont frôlé les bords sans jamais rentrer. »
Gagner une 17e fois sur le Tour européen, ce serait vraiment bien. Le chiffre 17 signifie beaucoup pour moi. Je me suis marié un 17, j’ai gagné le Masters en 2017…
Sergio Garcia
« Cela me donne confiance pour la suite, et ça fait du bien. La saison du LIV débute la semaine prochaine à Riyad et je voulais venir ici afin de bien jouer au golf, trouver un certain rythme et de bonnes vibrations. C’est plutôt pas mal pour l’instant. On espère juste qu’il y aura encore un bon tour ce dimanche. Gagner une 17e fois sur le Tour européen, ce serait vraiment bien. Il va falloir pour cela très bien jouer. Le chiffre 17 signifie beaucoup pour moi. Je me suis marié un 17, j’ai gagné le Masters en 2017… »
Patrick Reed (66, -6) : 3e à -12 (204)
« C’est parfait pour démarrer le week-end. Le rythme a été bon. J’ai bien frappé la balle, ce qui m’a permis de bien profiter des greens. J’ai sorti beaucoup de bons coups de fer dès le début et j’ai réussi quelques putts, ce qui m’a donné confiance pour aborder le retour (Ndlr, passage en 32 (-4)). Il y a eu aussi cet eagle au 13… Non, le jeu semble solide. Il me faut juste travailler un peu le petit jeu. Chaque fois que je rate le green, je dois m’en sortir avec un chip et j’ai un peu de mal, ce qui n’est pas normal pour moi. Si on peut juste régler ce point précis, ça devrait aller pour demain. »
Les greens sont très ondulés. Il faut soit utiliser les pentes pour placer la balle, soit essayer de comprendre comment les franchir et les survoler.
Patrick Reed
« J’ai évidemment emmagasiné une partie de cette confiance la semaine dernière (en remportant le Hero Dubaï Desert Classic) mais en même temps, j’ai l’impression que le travail que nous avons fait sur le plein swing porte vraiment ses fruits. Je suis vraiment à l’aise et confiant dans ce secteur. Grâce à cela, je peux frapper beaucoup de balles un peu plus librement, sans être à chaque fois inquiet de la façon dont cela va se finir, notamment sur les pentes. Et ici, sur ce parcours, il y en a beaucoup de pentes. Les greens sont très ondulés. Il faut soit utiliser les pentes pour placer la balle, soit essayer de comprendre comment les franchir et les survoler. J’ai l’impression que nous avons désormais une très bonne idée de la façon dont nous jouons sur ce parcours. »
« Tout le monde aime être en tête, évidemment. On aime toujours être en tête avant le dimanche, mais en même temps, j’ai gagné des tournois de golf en étant en tête, et j’en ai gagnés d’autres en étant derrière. Pour moi, tant que nous sommes assez proches de la tête avec une chance de l’emporter, c’est le plus important. Demain, je serai le chasseur ! »
Photo : Warren Little / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP





