La rumeur d’un possible arrêt du LIV Golf enfle de plus en plus et elle pourrait marquer un tournant majeur dans l’histoire du golf professionnel. Selon plusieurs sources, le Fonds d’investissement public (PIF) d’Arabie saoudite, principal pourvoyeur financier du circuit dissident, envisagerait de réduire drastiquement ses investissements internationaux — un choix stratégique qui met directement en péril l’avenir du LIV.
Le signal le plus fort est venu de Yasir Al-Rumayyan, gouverneur du PIF, qui a récemment indiqué vouloir réorienter les priorités du fonds : 80 % des investissements seraient désormais consacrés à des projets domestiques, contre seulement 20 % à l’international.
Ce changement de cap financier vise les projets coûteux sans réelle rentabilité à ce stade, comme le LIV Golf. On parle d’une réduction potentielle de près de 100 milliards de dollars des investissements internationaux, ce qui rend difficile la justification des contrats faramineux accordés à certaines stars.
Un modèle économique fragilisé
Depuis son lancement en juin 2022, LE LIV Golf s’est distingué par une stratégie agressive : attirer des joueurs majeurs avec des primes exceptionnelles. Des figures comme Phil Mickelson, Dustin Johnson ou Bryson DeChambeau et enfin Jon Rahm ont ainsi rejoint le circuit, bouleversant l’écosystème du golf.
Mais derrière ces annonces spectaculaires, plusieurs faiblesses sont apparues et son pronostic vital est engagé !
Audience limitée, produit jugé confus par une partie des fans, difficultés à obtenir des droits TV solides et image ternie par les controverses.
Une situation qui n’est pas sans rappeler avec l’émergence de ligues concurrentes par le passé, comme la United States Football League dans les années 1980. Elle n’a survécu que trois saisons, ou encore l’American Basketball Association, absorbée après des années de pertes.
Un impact profond sur le golf mondial
Si LE LIV Golf venait à disparaître, ses répercussions seraient considérables. On peut notamment s’attendre au retour possible de quelques joueurs vers le circuit traditionnel. Mais pas tous.
Des profils comme Rahm ou DeChambeau resteraient des atouts précieux, même si leur réintégration poserait des questions réglementaires et sportives. Quid des Joaquin Niemann, Cameron Smith, Tyrrell Hatton, Taylor Gooch et autres Thomas Pieters et Thomas Detry ? Des joueurs qui s’étaient établis sur le circuit américain avant de lui tourner le dos (Hatton et Detry ont toutefois conservé leur membership sur le DP World Tour et ont payé leurs amendes respectives, ce qui pourrait clairement leur assurer une porte de sortie en cas d’arrêt du LIV Golf).
On peut aussi s’attendre à une remise à plat de l’ensemble du modèle économique qui, on le sait, n’est pas viable dans l’état actuel. Des pertes sont enregistrées par les circuits historiques. Pour garder ses joueurs, le PGA Tour a voulu s’aligner sur les primes astronomiques du LIV, quitte à mettre en péril ses finances.
La disparition de son principal concurrent pourrait rebattre les cartes avec une baisse des dotations et un recalibrage des tournois et des calendriers.














