Pour Golf Planète, la Française Manon Gidali est revenue sur son premier succès professionnel cette semaine au Cap en Afrique du Sud. La golfeuse de La Boulie nous explique les raisons qui l’ont poussĂ©e Ă aller sur le Sunshine Ladies Tour en ce dĂ©but de saison.
Premier tournoi de la saison et première victoire, on vous imagine heureuse ?
C’est ma première victoire professionnelle, donc oui très très contente ! J’ai bien jouĂ© les deux premiers tours et je savais que je pouvais jouer la gagne.
Je savais aussi que devant moi, elles pouvaient craquer ; alors j’ai jouĂ© assez safe ce dernier tour. J’avais aussi l’avantage de jouer en dernière partie et de savoir Ă combien ça allait se gagner. Donc très contente : j’en profite pour remercier mes sponsors : Bouygues Construction, Proderim, Interparfums et Callaway pour les clubs et les vĂŞtements.
Comme Antoine Rozner, votre partenaire au Racing, vous gagnez sur un long putt au dernier trou !
Oui (sourire) ! C’est vrai qu’avant que je parte en Afrique du Sud, on en avait discutĂ© avec Antoine de son long putt qui l’a fait gagner au Qatar.
J’ai pensĂ© Ă lui et je me suis dit : s’il l’a fait, pourquoi pas moi ?!
The winning moment Cape Town Ladies Open, Manon Gidali. @CityofCT #LevelUp #SunshineLadiesTour pic.twitter.com/T5I4lnbjko
— Sunshine Ladies Tour (@SLadiesTour) April 9, 2021
Qu’est-ce qui vous a poussĂ© Ă partir en ce dĂ©but d’annĂ©e en Afrique du Sud ? Il n’y avait pas une certaine crainte au vu de la situation sanitaire lĂ -bas ?
C’est vrai que j’étais un peu stressée avant de partir parce que je ne savais pas trop à quoi m’attendre et en même temps, on est cependant très loin de ce pays. C’est sûr que s’il y a un problème, c’est un peu plus compliqué. Mais j’ai pris le risque : j’avais trop envie de jouer en fait.
En France avec tous les confinements et les contraintes actuelles, je savais que ne pas partir n’était pas forcĂ©ment ce qu’il y avait de mieux pour mon golf. Je vais passer un mois et demi en Afrique du Sud pour me prĂ©parer au mieux. Car de toute façon en France, je n’aurais pas fait grand-chose de mieux. MĂŞme si la FĂ©dĂ©ration organise quelques tournois pour combler un manque… Ici il y a un champ plus Ă©levĂ© : pas mal de joueuses du LET sont Ă©galement venues s’entraĂ®ner et se prĂ©parer ici.
Quel était l’objectif initial en venant sur le Sunshine Ladies Tour ?
Je voulais vraiment tester mon jeu et savoir comment j’allais me comporter sous pression. J’’avais fait une bonne saison l’annĂ©e dernière et la confiance est lĂ . Clairement, j’étais venue dans l’optique de gagner des tournois. Donc l’objectif reste le mĂŞme : gagner un ou plusieurs tournois ! Et toujours bien jouer !
Comment vous voyez la suite de ce circuit ?
Je vais enchaĂ®ner quatre tournois, en commençant par Johannesburg. Je crois que c’est un super parcours. Mais chaque semaine, c’est comme sur le Tour : c’est un gros test. Je vais essayer de m’appuyer sur ce qui s’est passĂ© cette semaine. Cette victoire va forcĂ©ment m’apporter de la confiance en moi. Maintenant je sais que je peux le faire. J’essaye de rester dans le prĂ©sent le plus possible : l’idĂ©e est d’engranger le maximum de confiance possible avant la reprise du LET pour vraiment cartonner une fois qu’il redĂ©marrera.
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Autre point commun avec Antoine Rozner, vous avez travaillé le putting avec Jean-Pierre Cixous. Que vous a-t-il apporté ?
Depuis que je bosse avec JP, mon putting est vraiment devenu beaucoup plus rĂ©gulier : une question de technique et de posture que j’ai beaucoup travaillĂ©es.
Le fait d’avoir changé de putter (fitté par Alexandre D’Incau) en octobre a également beaucoup amélioré mon putting.
Propos recueillis par Nathan Cardet.
Photos Sunshine Ladies Tour et Instagram Manon Gidali









