Présent sur Lyon la semaine passée avec notamment deux jours de séances d’entraînement avec son coach, Raphaël Jacquelin, Julien Guerrier renoue à partir de jeudi avec la compétition en Inde (au Hero Indian Open) après avoir mis sa famille en sécurité en France.
L.V.
Après quinze jours de break, Julien Guerrier retrouve le Tour européen cette semaine à New Delhi au Hero Indian Open. Directement impacté par la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février dernier puisque domicilié à Dubaï depuis fin décembre 2024, le Rochelais est parvenu à faire rapatrier toute sa famille à Lyon, où il vivait avant de « s’exiler » dans les Emirats arabes unis.
52e du Joburg Open le 8 mars, il avait juste après retrouvé les siens qui étaient parvenus à prendre un avion depuis Dubaï et rejoindre en toute sécurité l’Ile Maurice pour une semaine de vacances. Et c’est à Lyon que l’actuel 6e de la Race to Dubaï a pu s’entraîner sereinement toute la semaine passée en compagnie de son entraîneur, Raphaël Jacquelin.
« Je devais le voir la semaine passée à Dubaï (entre le 16 et le 22 mars), mais compte tenu de la situation en ce moment au Moyen-Orient, Julien est revenu sur Lyon, nous explique Raphaël Jacquelin. Ses enfants suivent pour l’instant les cours en visioconférence avec leur école à Dubaï. »
« Julien est forcément plus serein de savoir que tout le monde est à la maison, en sécurité, ajoute Raph Jacquelin. Quand il était en Afrique du Sud (et que sa famille était encore à Dubaï), c’était plus compliqué car ça a été la période où les frappes étaient les plus importantes sur les Emirats. Même si ça n’a jamais été trop dangereux par rapport à d’autres endroits dans le Golfe Persique. Il fallait juste ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment. Là, il part jouer en Inde (Hero Indian Open) et il rentrera, je pense, à Lyon ensuite. On verra comment tout ça va évoluer. Mais il ne rentrera pas à Dubaï. Pas tout de suite en tout cas. Après, si ça se calme, il rentrera. Ce sont les news en ma possession pour l’instant. »
Dès que son putting est au niveau, un secteur de jeu qui est pour lui une force (28,60 putts par tour), il se place devant tout de suite.
Raphaël Jacquelin
Avant le départ vers l’Inde, c’est au Golf Club de Lyon, à Villette d’Anthon (38), que les deux hommes ont travaillé les jeudi 19 et vendredi 20 mars. Sous un franc soleil…
« On a fait le point sur ses tournois en Afrique du Sud, poursuit Raphaël Jacquelin. On a regardé ses stats en détails. On regarde un peu la mécanique sur son swing sans y passer des heures et après on file sur le parcours. On s’entraîne beaucoup sur le parcours. On a joué au golf du Gouverneur, on a joué aussi à Villette d’Anthon. On n’avait pas des greens assez bons pour rester trop longtemps sur les greens. Dans l’ensemble, son jeu moyen est meilleur et ça se voit sur ses résultats. C’est assez net. Et dès que son putting est au niveau, un secteur de jeu qui est pour lui une force (28,60 putts par tour), il se place devant tout de suite. Son grand jeu moyen est bien meilleur de ce qu’il était il y a quelques années, donc on continue de bosser dans la même direction. »
Quatre semaines de break après l’Inde
Comme nous le confirme encore son coach, Julien Guerrier ne rejouera plus avant le Turkish Airlines Open à la fin du mois d’avril (30 avril-3 mai) où Martin Couvra remettra d’ailleurs son titre en jeu.
« Il n’ira ainsi pas au Volvo China Open (23-26 avril), souffle Raphaël Jacquelin. On va voir comment on va s’organiser en avril. Si par exemple je retourne à Dubaï, ce qui était prévu au départ. Je devais aussi aller coacher sur l’HotelPlanner Tour (ex Challenge Tour) mais les tournois dans les Emirats ont été déplacés au début de l’automne. Là, en Inde, ça va être un bon test. Ça va vite dépendre des mises en jeu car le parcours est très challenging dès le départ. S’il arrive à amener ce driving qu’il avait en début d’année, il devrait pouvoir performer. Dans le sens inverse, si la mise en jeu n’est pas au rendez-vous, les points de pénalités arrivent très vite à New Delhi. J’ai envie de dire que la mise en jeu est la clé d’un bon résultat, mais sur ce parcours à Delhi, c’est encore plus le cas. »
Photos : Magazine Auvergne – Rhône-Alpes














