Le soutien financier de l’Arabie Saoudite et de son fonds d’investissement ne faiblit pas. Le Public Investment Fund (PIF) saoudien a validé une nouvelle injection de 266,6 millions de dollars, portant son engagement total dans le LIV Golf à 5,3 milliards de dollars. Une approbation a été signée le 1er février 2026 par Yasir Al-Rumayyan.
Depuis deux saisons, le financement s’effectue par apports réguliers plutôt que par dotation annuelle unique. En 2024 et 2025, les dépenses ont atteint en moyenne 100 millions de dollars par mois. À ce rythme, il est probable que l’investissement cumulé du PIF dépasse les 6 milliards d’ici la fin de l’année 2026.
Dotations en hausse
Cette nouvelle enveloppe accompagne une augmentation sensible des prize money. Pour 2026, la dotation globale progresse de 65 millions de dollars. Les bourses par tournoi s’élèvent désormais à 32,3 millions, contre 25 millions auparavant.
La prime individuelle reste fixée à 20 millions par épreuve. En revanche, la dotation par équipes double pour atteindre 10 millions de dollars, répartis entre les 13 formations engagées. S’ajoute un nouveau bonus collectif de 2,3 millions de dollars, permettant aux capitaines des trois meilleures équipes d’attribuer des primes individuelles (1 million au vainqueur, 800 000 au deuxième, 500 000 au troisième).
Les départs récents de Brooks Koepka et Patrick Reed a toutefois permis d’alléger partiellement la masse salariale.
Rationalisation en parallèle
Si les dotations augmentent, des signaux laissent penser que LIV Golf cherche parallèlement à contenir certains coûts opérationnels. Performance 54 Group (P54), société britannique chargée de l’organisation des tournois, a fait état d’une légère baisse du chiffre d’affaires, liée à une réduction des budgets globaux malgré un nombre d’événements en hausse. Le groupe a néanmoins été reconduit pour plusieurs années sur ses différents marchés.
Saison lancée
Deux épreuves ont déjà été disputées : à Riyad, le nouveau venu australien Elvis Smylie a surpris en devançant Jon Rahm. Une semaine plus tard, Anthony Kim a signé un retour tonitruant sur le devant de la scène en s’imposant à Adélaïde.
Malgré les critiques persistantes et un environnement toujours polarisé, le message envoyé par Riyad est clair : le financement reste massif et structuré. LIV Golf continue d’avancer avec des moyens considérables, tout en ajustant son modèle pour consolider sa place dans l’écosystème mondial du golf professionnel.
©Lauren Sopourn/Getty Images/AFP











