Directeur du Terre Blanche Golf depuis 2023, Lionel Gardes-Bus et ses équipes accueillent le 10e Terre Blanche Ladies Open en espérant une belle prestation des golfeuses françaises. Présent depuis la création du Terre Blanche Hotel Spa Golf Resort en 2004, le natif de souhaite continuer de développer le haut niveau à Terre Blanche, tout en oeuvrant pour conserver le rare et précieux label Or de la biodiversité.
Propos recueillis par David CHARPENET, à Tourrettes,
GOLF PLANÈTE : Vous devez être fier de fêter la dixième édition du Terre Blanche Ladies Open… voire même la 14e si on compte l’époque du Generali Ladies Open ?Lionel Gardes-Bus : C’est effectivement la 10e édition du Terre Blanche Ladies Open avec cette appellation. Il y avait eu quatre éditions à l’époque du Generali Ladies Open dès 2010. Après quatre ans, l’événement s’est arrêté. Et ensuite, on a repris la promotion du tournoi. Depuis 2016, on gère l’intégralité de l’organisation en interne en mettant à contribution les compétences de chacun. C’est donc la même formule et le même tournoi. Mais c’est une différence importante d’organisation. Et cette année, nous fêtons l’anniversaire de la dixième édition avec une grande fierté.
G.P. : Quels genres de projets avez-vous pour le futur de cette épreuve ?
L. G-B. : On est toujours en contrat avec le Letas. Initialement, le tournoi se jouait en avril. Maintenant, il se joue en octobre et on espère conserver cette date l’année prochaine. On a plein d’idées pour monter en gamme sur cette épreuve en trouvant des partenaires avec le soutien de la FFG. Mais ça passe par des budgets en hausse. Et pourquoi pas imaginer organiser un tournoi sur le LET dans le futur ?
G.P. : Comment a évolué le domaine depuis votre arrivée en 2023, après la présidence de Jean-Marie Casella, et notamment la partie sportive ?
L. G-B. : Le centre d’entraînement a été développé en 2010 sous la présidence de mon prédécesseur Jean-Marie Casella. Il y a toujours eu un projet sportif global ici, depuis l’école de golf jusqu’au haut niveau. On propose tout un cadre d’accompagnement avec des coachs mentaux, technique, physique… Les grands resorts ont rarement un volet formation et sport de haut niveau. C’est un héritage du propriétaire initial Dietmar Hopp, également directeur du Golf Club de St Leon-Rot en Allemagne, où il a aussi développé un volet sportif. Il a depuis cédé les parts à son fils Oliver, qui a également à cœur de nous accompagner dans notre développement. La rénovation du château Bouge (qui a donné son nom au parcours du château) reste le plus gros investissement actuel avec autour de 20 millions d’euros de budget. Il proposera des espaces de réception et d’événementiel haut de gamme. De nombreux resorts en Espagne et au Portugal notamment investissent beaucoup pour s’améliorer. Il ne faut pas qu’on reste trop à la traîne. Ce genre d’investissements témoignent de l’attachement de notre propriétaire à notre site pour en faire ce qu’il se fait de mieux depuis 2004.
G.P. : Pouvez-vous nous expliquer la démarche environnementale de Terre Blanche et son label Or ?
L. G-B. : Nous sommes très investis dans la sauvegarde de l’environnement depuis le début du programme de la FFG Golf pour la biodiversité. Avec le Golf de La Rochelle Sud, nous sommes le deuxième golf à avoir été labellisé Or. Le respect de l’environnement est dans l’ADN de Terre Blanche. On n’a pas tout rasé en créant le resort. Il y avait une véritable envie de s’insérer dans la nature et de conserver la végétation. La maintenance des parcours a beaucoup évolué avec les nouvelles normes d’utilisation des produits phytosanitaires et la gestion de l’eau notamment. On est parmi les premières à être passé en bermuda grass et ça nous a permis de conserver un tapis végétal malgré la canicule de cet été.
G.P. : Vous avez participé à une journée organisée par la FFGolf pendant le FedEx Open de France et vous allez bientôt vous rendre au Golf de Pont-Royal pour l’assemblée annuelle de l’ADGF. En quoi est-ce important de participer à ce genre d’événement ?
L. G-B. : Au sein des directeurs de golfs, il y a beaucoup de solidarité et d’échanges. L’ADGF et la FFG nous permettent de nous rencontrer régulièrement et de discuter de nos soucis pour mutualiser des solutions. C’est important de ne pas se sentir isolé. Le FFG nous a d’ailleurs invités pendant le FedEx Open de France pour écouter le message de Pascal Grizot et nous permettre d’échanger. C’était un belle édition de l’Open de France et c’est toujours bien de pouvoir se réunir lors de ce genre d’événements.
G.P. : Vous devez être heureux de pouvoir accueillir une numéro 1 de l’ordre du mérite française cette semaine ?
L. G-B. : Il y aura une vingtaine de Françaises et nous sommes particulièrement contents d’accueillir Lauren Holmey, actuelle numéro un de l’ordre du mérite, ainsi que Lucie Malchirand qui est tout près du top 7. C’est important de permettre aux meilleures Françaises de se préparer dans de bonnes conditions en se confrontant à ce qu’il se fait de mieux en Europe pour viser le LET et le LPGA Tour. Le Letas est un tremplin pour le haut niveau. Je pense notamment à la Suédoise Linn Grant qui a gagné ici en 2021 et qui a depuis participé à la Solheim Cup. Il y a déjà eu deux tournois en France sur le Letas cette saison et les Françaises les ont gagnés tous les deux. Jamais deux sans trois !
Photo : Golf Planète















