Après deux semaines de repos forcé, Matthieu Pavon fait son retour à la compétition sur un parcours exigeant mais qu’il semble apprécier. L’occasion pour l’ancien numéro 1 français de valider son solide début de saison avec un premier très bon résultat.
Matthieu Pavon n’a certainement pas oublié sa performance de l’an passé au PGA National Resort dans le Cognizant Classic.
En effet sur le Champion Course, un tracé dessiné par Jack Nicklaus réputé pour être l’un des plus difficiles parcours de la saison du PGA Tour, le Girondin s’est élancé en dernière partie le samedi après deux excellents premiers tours.
Ses cartes de 66 (-5) le jeudi et surtout de 64 (-7) le vendredi, furent tout simplement ses deux meilleurs premiers tours de la saison.
La clé ? Un jeu de fer acéré
C’est grâce notamment à un jeu de fer très efficace, presque 5 coups gagnés (4,791) sur le reste du champ au Stroke Gained approach to Green, que Pavon s’était distingué. Putter en mains, le Bordelais avait également réussi une performance intéressante avec 1,67 putt par green pris en régulation (11e).
Malgré cette belle entame, le week-end n’avait pas souri à celui qui s’entrainait à l’époque avec Mark Blackburn et Pavon avait dû se contenter de la 42e place.
Le Bear Trap ? Même pas peur
Pour faire mieux cette semaine il lui faudra à nouveau briller sur les coups vers le green. En effet le parcours propose un vrai test sur les coups de fer entre 135 et 180 mètres puisque quasiment 45% des attaques de green se font à ces distances.
C’est notamment le cas sur le redoutable enchainement 15, 16, 17, surnommé ce “Bear Trap” car par le passé c’est ici que de nombreux joueurs ont vu leurs espoirs s’évanouir. Mais l’an dernier Matthieu Pavon avait négocié ce passage deux coups sous le par au cumulé des quatre tours.

Bear Trap Photo © STUART FRANKLIN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Principal danger ? Les obstacles d’eau
En cas d’imprécision la sanction est immédiate puisque il y a de l’eau presque partout sur ce par 71 de 6600 mètres. Il y a des obstacles sur dix des quatorze mises en jeu des par 4 ou des par 5, et sur huit attaques de green.
Demandez à l’Américain Jake Knapp ce qu’il en pense. L’an dernier il a certainement perdu le tournoi au 11 lors du dernier tour lorsqu’il a concédé un terrible triple bogey.
Winning is hard.
— PGA TOUR (@PGATOUR) March 2, 2025
Jake Knapp has been leading throughout the week.
This triple bogey moves him from co-leader to T5, 3 back @The_Cognizant. pic.twitter.com/OSU3xg7LpR
Un coup à jouer
Même s’il a déclaré après coup qu’il ne laisserait pas cette erreur le hanter, Knapp a décidé de ne pas disputer le tournoi cette année. Il ne faut probablement pas y voir de cause à effet, car nombreux sont les joueurs qui après deux Signature Event ont choisi de se reposer en prévision des gros tournois du mois de mars (Arnold Palmer Invitational et The Players).
Aucun membre du top 25 mondial n’est d’ailleurs présent à Palm Beach Gardens cette semaine. Ils ne sont que 27 du top 100 mondial à prendre part à ce qui fut longtemps un rendez-vous incontournable du PGA Tour.
Le palmarès du tournoi peut en témoigner avec Rory McIlroy (victoire qui lui avait permis de devenir le deuxième plus jeune n°1 mondial de l’histoire à 22 ans), Ernie Els, Padraig Harrington, Rickie Fowler, Adam Scott, ou Justin Thomas.
L’occasion est donc très belle pour Matthieu Pavon (mais aussi pour Adrien Saddier) d’essayer de signer un résultat significatif et de se rapprocher des places qualificatives pour les Signature Event.
©Orlando Ramirez / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP










