Cette semaine sur le PGA Tour, les parcours qui accueillent l’American Express promettent un véritable festival de birdies et pourraient permettre aux joueurs habiles sur et autour des greens de se mettre en évidence. Alors pourquoi pas Matthieu Pavon ? Le Bordelais a démontré dès sa première sortie en 2026 qu’il était très au point dans ces compartiments du jeu.
Depuis plusieurs années, The American Express favorise les outsiders.
Ce n’est pas nous qui l’affirmons, ce sont les sites de paris qui le constatent ! En effet, il est le deuxième tournoi à sourire le plus aux joueurs les moins cotés.
Alors même si cette semaine, le champ est particulièrement relevé avec 5 joueurs du top 10 mondial (dont Scottie Scheffler) au départ, on peut légitimement envisager de voir un “challenger” s’imposer.
Des parcours parmi les plus “faciles”
La raison ? Le tournoi se dispute sur trois tracés relativement courts. Des par 72 avec quatre par 5 très abordables chacun, des fairways larges, un rough peu pénalisant et des greens en poa trivialis, réputés comme les plus “faciles” du circuit.
Deux d’entre eux – La Quinta et le Nicklaus Tournament Course – figurent même parmi les parcours les plus “scorables” du Tour sur les trois dernières saisons.
Dans ce contexte, les ingrédients de la performance sont clairs. Il faudra se créer beaucoup d’occasions avec les wedges, être agressif, et surtout… convertir au putting. Le compartiment du jeu où Matthieu Pavon est indéniablement le plus à l’aise.
Des statistiques qui parlent en sa faveur
Si l’on regarde ses statistiques sur l’ensemble de l’année 2025 (70 tours) au cours de laquelle il a été plus en difficulté, le Bordelais a tout de même réussi à gagner des points putter en mains. Classé au-delà de la 160e place dans tous les autres secteurs, il a fini la saison en 85e position sur les greens.
Une tendance qui s’est confirmée dès ce début de saison 2026 au Sony Open à Hawaï où il a terminé 16e du champ au Strokes Gained Putting. Il a gagné plus d’un coup par tour sur le reste du champ grâce à son putting. Son petit jeu a également été une de ses armes puisqu’il s’est classé 48e dans ce secteur.
En confiance au putting
Ainsi dans un tournoi où les scores sont traditionnellement très bas, où les parcours offrent de nombreuses opportunités de birdies, le putting devient le facteur différenciant numéro un. Sur des greens réputés “lisibles” et roulants, un joueur en confiance avec le putter peut transformer des semaines ordinaires en très belles performances.
D’autant plus que ces trois tracés ne sont pas très pénalisants depuis le départ. Les mises en jeu sont donc moins stressantes avec des roughs relativement inoffensifs.
Même si les statistiques tee-to-green de Pavon restent négatives et que lors de son unique apparition à Palm Springs en 2024, le Français avait pris la 39e place, il possède de bonnes chances de se montrer à son avantage cette semaine. Pourquoi pas jouer la victoire !
Photo : Alex Slitz / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP





