Bien que malmenée en double l’équipe américaine s’est imposée pour la 14e fois en 16 éditions de la Presidents Cup face à l’équipe internationale. Un petit miracle dont Brandt Snedeker s’est gargarisé.
Il n’aura pas fallu longtemps aux Américains pour retrouver de l’assurance. Quelques heures après avoir frôlé une défaite historique à domicile en Presidents Cup, Brandt Snedeker regarde déjà vers Adare Manor et prévient les Européens : « Cette équipe va poser des problèmes en Irlande. »
Une déclaration qui ne manque pas d’aplomb au regard du scénario de Medinah.
Pendant trois jours, les États-Unis ont en effet été sérieusement bousculés dans les doubles par l’équipe internationale. Au point d’aborder les douze simples du dimanche avec trois points de retard (10,5-7,5) et la menace d’une première défaite à domicile dans l’histoire de la Presidents Cup.
nous en avons tous assez de cette idée selon laquelle nous ne savons pas jouer en équipe
Brandt Snedeker
Ultra dominants… en simple
Les Américains ont remporté 9,5 des 12 points disponibles en simples, transformant une situation très compromise en une victoire finalement confortable, 17-13.
Le skipper américain veut surtout retenir cette réaction spectaculaire et ce qu’elle dit, selon lui, de l’état d’esprit de son groupe.
« Je pense que nous en avons tous assez de cette idée selon laquelle nous ne nous soucions pas les uns des autres et que nous ne savons pas jouer en équipe. Je pense que cela prouve le contraire. Vous ne revenez pas comme nous l’avons fait si tous ces gars ne sont pas totalement engagés les uns envers les autres. »
La démonstration américaine du dimanche mérite évidemment d’être soulignée. Elle n’est pas sans rappeler la réaction de cette même équipe le dernier jour à Bethpage il y a un an.
Mais elle ne fait pas disparaître les difficultés observées lors des trois premières journées.
Surtout, une Ryder Cup ne se gagne généralement pas en attendant les simples pour réparer les dégâts des doubles.
À Adare Manor, les États-Unis retrouveront une équipe européenne qui reste sur deux succès consécutifs et qui a justement construit une grande partie de sa réussite récente sur sa maîtrise des foursomes et des fourballs.
Les souvenirs de Furyk
Le niveau de l’opposition sera également différent. Sans diminuer la performance de l’équipe internationale à Medinah, les Américains devront affronter en Irlande un collectif européen habitué à cet exercice et particulièrement redoutable à domicile.
Jim Furyk le sait mieux que beaucoup d’autres. Vice-capitaine de Snedeker à Medinah, il était capitaine américain lors de la lourde défaite 17,5-10,5 au Golf National en 2018 et sera à nouveau aux commandes en septembre 2027.
« Nous avons déjà réalisé de belles remontées le dimanche, mais il est difficile d’aller jusqu’au bout. Ces gars-là l’ont fait comme je ne l’avais jamais vu auparavant », a-t-il salué.
Donald Trump fanfaronne
Donald Trump, présent au départ des simples a également saluer à sa manière le triomphe américain. Et comme à son habitude le président américain n’a pas fait dans la demi-mesure qualifiant cette remontée de 3 points “d’un des plus grand come-back de l’histoire du golf”…
« One of the greatest comebacks in the history of golf. »
— Fox News (@FoxNews) September 28, 2026
President Trump praises the team’s stunning performance, saying they played « unbelievable golf » as he reflects on a comeback he says belongs among the sport’s greatest.
« Our team played unbelievable golf. » pic.twitter.com/5pH0euRrCO
34 ans d’attente
Le dimanche de Medinah a donc au moins offert aux Américains une certitude : même dos au mur, ce groupe possède les ressources pour réagir.
De là à considérer la Presidents Cup comme une répétition générale réussie avant Adare Manor, il reste un pas important.
Car en septembre prochain, les États-Unis tenteront surtout de mettre fin à l’une des plus longues disettes de leur histoire : ils n’ont plus remporté la Ryder Cup en Europe depuis 1993.
Photo © Mike Stobe / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP













