Jon Rahm vient de retirer son appel des sanctions du DP World Tour. Il maintient toutefois qu’il n’a aucune intention de payer et ne signera pas l’accord qui l’obligerait à s’engager dans deux tournois supplémentaires pour être éligible à la Ryder Cup.
Jon Rahm a depuis ce début du mois de mars choisi la rupture plutôt que le compromis. Alors que plusieurs joueurs du LIV Golf ont trouvé un terrain d’entente avec le DP World Tour pour remettre un pied en Europe, il est, à ce stade, le seul joueur éligible à avoir refusé les termes de l’accord proposé.
En conférence de presse le 4 mars dernier, avant l’étape du LIV à Hong Kong, Jon Rahm avait dévoilé les conditions qui lui avaient été présentées : l’obligation de disputer six tournois du DP World Tour, dont deux épreuves imposées par le Tour.
L’Espagnol qui dénonce toujours une forme de chantage à l’encontre des dissidents du LIV, estime que le Tour européen fait payer très cher le droit de revenir sur le DPWT. Le Basque a même été jusqu’à parler d’extorsion envers ses propres membres, reprochant à l’instance de vouloir contrôler son calendrier de manière mal venue et excessive.
Ce qui avait déchaîné les passions, amenant même Rory McIlroy à y aller de sa petite phrase… offensive : « C’est un accord généreux. C’est dommage qu’un joueur voit les choses différemment des autres. »
Aucune intention de payer les amendes
L’homme aux dix succès sur le tour européen a cependant annoncé ce vendredi, en marge du LIV GOLF South Africa, qu’il retirait son appel des sanctions du DP World Tour. Jon Rahm maintient toutefois qu’il n’a aucune intention de payer et ne signera pas de décharge conditionnelle exigeant des départs supplémentaires.
« J’ai leur ai pourtant dit, aussi étrange que cela puisse paraître, de réduire mon minimum de tournois à quatre, comme le prévoit le règlement, et que je signerais dès ce soir », avait déclaré l’Espagnol au début du mois. Ils ont refusé. Mais moi je refuse tout simplement de jouer six tournois. Je n’en ai pas envie, et ce n’est pas ce que prévoit le règlement. »
Rappelons que Jon Rahm s’expose en premier lieu à une inéligibilité pour la Ryder Cup 2027. Son refus met surtout l’accent sur le malaise qui persiste entre les circuits traditionnels et le LIV, même à l’heure où l’on parle de compromis, de rapprochement, et « d’entente cordiale ».
Photo : STUART FRANKLIN / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP













