Peut-être avez-vous eu la chance de réussir un trou en un ou peut-être attendez-vous encore ce moment de grâce pour un golfeur de tout niveau… Mais ce petit exploit sportif, parfois, peut faire mal au portefeuille puisque la coutume veut que l’auteur de l’exploit paie une tournée générale après sa partie. Entre mythe, étiquette et réalité économique, la tradition du « trou en un, tournée générale » mérite d’être examinée.
Réussir un trou en un, c’est cool, mais ça coûte cher aussi comme le disait sur X cet internaute. Le prix de son coup d’éclat ? Presque 1 700 dollars (1 430 Euros). Il faut avouer que c’est excessif pour le portefeuille, même si sur le moment, c’est un instant de félicité absolue. Surtout si le coup a été bon. On a déjà vu des trous en un de toutes sortes, parfois un peu chanceux, parfois très, on vous l’assure…
Having a hole-in-one is cool and all…
— MYGOLFSPY (@MyGolfSpy) September 10, 2024
Until you have an insane bar tab
I’ll be real – I think having to buy EVERYONE ELSE drinks after you ace one is some bullsh*t
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Au moment où la balle disparaît dans le trou, les partenaires de jeu qui vous entourent sont importants. Il faut des témoins quand se produit le moment d’une vie pour un golfeur. Rien de plus frustrant que de réussir un trou en un en jouant seul.
Mais le problème, c’est que ces témoins ont tous le même réflexe pavlovien : « La tournée est pour toi. » C’est sympa quand il s’agit d’une partie entre copains, ça l’est un peu moins quand votre hole-in-one se produit dans une compétition de club qui réunit une cinquantaine de joueurs…
Une vieille tradition britannique
Est-ce vraiment obligatoire de payer un verre à tout ce beau monde pour célébrer ce coup d’anthologie ? Non bien sûr. Surtout si vous n’en avez pas les moyens évidemment. Mais c’est plutôt, disons-le avec retenue, une coutume qu’il est de bon aloi d’honorer.
La tradition du trou en un associé à une tournée générale ne date pas d’hier. Elle trouve ses racines dans les cultures golfiques britanniques et nord-américaines, où le club-house occupe une place centrale dans la vie sociale.
Dans les clubs anciens, notamment au Royaume-Uni, un trou en un était considéré comme un événement si rare qu’il devait être célébré collectivement. Offrir un verre à ses partenaires et aux membres présents était une manière de partager la joie, de remercier les témoins et d’inscrire l’exploit dans la mémoire du club. Si vous avez eu la chance de signer un trou en un dans votre club, on espère que les souvenirs de cette performance sont inscrits quelque part. Bien sûr, il vous aura fallu un ou plusieurs témoins pour attester de cet ace comme le nomme les Américains.
Ce qu’il faut retenir, et c’est important, c’est que rien, absolument rien, dans les règles du jeu, n’impose de payer quoi que ce soit. Dans l’étiquette du golf, non plus, même si… Mais la pression sociale existe. Et dans un club très animé un dimanche de compétition, l’addition peut vite dépasser la simple coupe de champagne partagée avec ses partenaires.














