En ce début d’année 2026, l’heure est venue de dresser le bilan de 2025 et de décerner les trophées aux membres les plus exceptionnels de notre magnifique sport. Chaque jour de cette nouvelle année, la rédaction de Golf Planète attribuera les titres, Dames et Messieurs, de : meilleur joueur, meilleure progression de l’année, meilleur rookie de l’année, le plus beau coup de l’année, et le plus gros flop.
Ce jeudi 1er janvier : le trophée de MVP (most valuable player) ou meilleur joueur de l’année.
Les nommés sont : Scottie Scheffler (6 titres, deux Majeurs), Tommy Fleetwood (1er titre sur le PGA Tour, vainqueur de la Fedex Cup et de la Ryder Cup), Rory McIlroy (4 titres, Grand Chelem personnel et Ryder Cup).
Oui, c’est vrai celui qui a soulevé le Jack Nicklaus Award du meilleur joueur de la saison sur le PGA Tour, et pour la 4e fois de suite s’appelle Scottie Scheffler. Il a dominé la saison comme jamais, statistiquement et aussi du point de vue palmarès, tout le monde est d’accord.
Pourtant comme un seul homme (ou presque), la rédaction de Golf Planète a décerné le titre de MVP 2025 à Rory McIlroy. Les arguments ne manquent pas, mais une seule question peut résumer à elle seule ce choix-là. Dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans, quand nous regarderons derrière nous et nous nous souviendrons de cette année 2025, que restera-t-il ?
Une froide et implacable domination statistique ? Ou restera-t-il les inexpugnables souvenirs des émotions, les explosions de joies de son putt pour eagle au 18 chez lui à l’Irish Open pour remporter son 4e titre de la saison ?
Des milliers de supporters hostiles
Les scènes de liesse après sa deuxième Ryder Cup remportée à l’extérieur en patron de l’équipe européenne, face à des centaines de milliers de supporters hostiles ?
Restera-t-il aussi Pebble Beach, mais aussi ce putt pour eagle encore lors de la finale du DP World Tour et cette 7e Race to Dubaï pour dépasser Severiano Ballesteros ?
Restera-t-il ce dimanche d’avril, ce narratif fou, capable de nous faire tenir pendant 5 heures sans battre une seule paupière devant l’écran de télévision. Ce 13 avril, où la dramaturgie et le romantisme se sont enchevêtré pour nous offrir l’un des plus beaux moments de l’histoire du sport ? Un Rory McIlroy veste verte sur le dos, libérateur cathartique d’une décennie d’échecs et l’accomplissement presque christique du grand chelem personnel.
C’est sans doute cela qui restera, voilà pourquoi ; Rory MVP.
Pour le titre de meilleure joueuse, les nommées sont : Atthaya Jeeno Thitikul (Numéro 1 mondiale, vainqueure de l’ordre du mérite du LPGA Tour), Minjee Lee (3e Majeur personnel), Miyu Yamashita (Première saison sur le LPGA Tour et un Majeur).
Cette fois-ci, la discussion a tourné court. Comment le trophée pouvait-elle lui échapper ? Jeeno Thitikul a terminé sa saison en beauté avec une deuxième victoire consécutive au CME Group Tour Championship, qui clôturait la saison, pour s’offrir au passage les 4 millions de dollars de bonus pour la première place à l’ordre du mérite du LPGA Tour. Ses trois autres victoires en 20 départs lui ont aussi permis de décrocher le Rolex Player of the Year Award, en tant que numéro 1 mondiale, place arrachée des mains d’une Nelly Korda moins en verve cette saison.
Evian, son seul accroc
Elle n’a toutefois toujours pas remporté de tournoi Majeur, s’inclinant après deux trous de playoff face à Grace Kim lors de l’Amundi Evian Championship, seule accroc à sa jeune et pourtant déjà immense carrière.
Avec une moyenne de 68,68, Thitikul a battu de 0,02 point le record établi par Annika Sörenstam en 2002. La star thaïlandaise de 22 ans a également établi un record de gains en une seule saison avec 7 578 330 dollars.
Et pour la troisième année consécutive, Thitikul a mené le tour en termes de moyenne de birdies ou mieux. La dernière joueuse à avoir réalisé une telle série était Lorena Ochoa en 2006, 2007 et 2008.
Crack.










