À Aronimink, Jordan Spieth dispose d’une nouvelle chance de compléter le Grand Chelem. Toujours sans victoire depuis quatre ans, l’Américain estime pourtant se rapprocher du niveau qu’il recherche.
N.C.
Jordan Spieth le sait, les occasions de marquer durablement l’histoire du golf ne se présentent pas tous les jours. Cette semaine à l’Aronimink Golf Club, lors du 108e PGA Championship, l’Américain s’avance avec un objectif immense : remporter enfin le seul Majeur qui manque à son palmarès et rejoindre le cercle très fermé des vainqueurs du Grand Chelem.
Déjà sacré au Masters, à l’US Open et à The Open, Spieth s’apprête à disputer sa dixième tentative pour soulever le trophée Wanamaker (deuxième en 2015). Un succès ferait de lui le septième joueur seulement à réussir cet exploit, aux côtés de noms mythiques comme Gene Sarazen, Ben Hogan, Gary Player, Jack Nicklaus, Tiger Woods et récemment Rory McIlroy.
« Ce serait incroyable, parce que c’est une liste très, très courte dans l’histoire, a-t-il confié. Si je ne pouvais gagner qu’un seul tournoi de plus dans ma vie, ce serait évidemment celui-ci. Mais le meilleur moyen d’y parvenir, c’est presque de ne pas trop essayer d’y penser. »
Pourtant, le Texan avance encore avec un sentiment d’inachevé. Revenu progressivement après une opération du poignet fin 2024, Spieth n’a toujours pas retrouvé le chemin de la victoire sur le PGA Tour depuis quatre saisons. Si ses résultats montrent des signes encourageants, il lui manque encore cette capacité à aligner toutes les pièces du puzzle au même moment.
🚨⛳️🏆 Jordan Spieth on trying to complete the career grand slam: « If I can win one more tournament in my life, it would obviously be this one for that reason. But the easiest way to do that is to not try to, in a weird way, you know. »
— NUCLR GOLF (@NUCLRGOLF) May 11, 2026
Will Spieth do it? pic.twitter.com/9p4BwlJHlB
Le fumoir comme métaphore d’un retour au premier plan
Lundi, devant les médias, Spieth a trouvé une comparaison inattendue pour illustrer sa situation actuelle. Amateur de viande fumée, l’ancien n°1 mondial a comparé la montée progressive de la température d’un fumoir à sa reconstruction technique.
« La température est montée rapidement à 155°, puis ça a pris du temps. Je me suis dit : ça ressemble un peu à ce que j’essaie de faire avec mon swing, a-t-il raconté. C’est là, c’est proche. Ça correspond à ce que je veux produire et les sensations sont bonnes. »
Un parallèle révélateur d’un joueur qui sent son jeu revenir, sans encore parvenir à tout assembler sur une même semaine. Son putting, notamment, s’est nettement amélioré après une saison 2024 compliquée dans ce secteur. Mais Spieth reconnaît lui-même avancer encore par à-coups.
« C’est un peu un jeu de taupe », a-t-il résumé, évoquant ces semaines où un compartiment de jeu brille pendant qu’un autre le pénalise. « Je n’ai pas encore réussi à tout mettre ensemble, ni à m’appuyer sur un secteur solide lors des journées moins bonnes. »
©Carl Recine / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP













