Encore amateur cette semaine pour pouvoir bénéficier de son invitation, Paul Beavy disputera son premier Open de France avant de passer professionnel lundi prochain. Le Français aborde cette semaine avec ambition, mais surtout l’envie de mesurer son niveau face au meilleur niveau européen.
Propos Recueillis pas Nathan CARDET, au Golf National
Golf Planète : Vous devez être particulièrement heureux d’être ici et de jouer cet Open de France ?
Paul Beauvy : Oui, carrément, je suis super content. Je n’avais pas trop réalisé, en fait. C’est mon premier Open de France et l’événement le plus important que j’avais joué jusqu’ici, c’était le Blot Play9 à Pléneuf, sur l’HotelPlanner Tour. C’était déjà une organisation beaucoup plus importante que sur les tournois que je joue habituellement. Mais là, je suis arrivé en début d’après-midi et je me suis dit : « Waouh ! » C’est grand, il se passe beaucoup de choses. C’est assez impressionnant. Et puis il y a Viktor Hovland, tranquillement en train de taper des balles, au practice à côté de nous… c’est vraiment cool.
G.P. : Vous avez des attentes particulières ou l’objectif est-il surtout de profiter et de prendre de l’expérience ?
P.B. : Profiter, c’est sûr. Après, je ne viens pas non plus ici pour simplement regarder. Je pense que je joue bien en ce moment, je me suis préparé pour cette semaine et je connais le parcours. Je pense donc avoir ma place à jouer. Après, je ne me fixe pas vraiment d’objectif de résultat. Je me fixe plutôt des objectifs de moyen sur ce que j’ai envie de faire en termes d’attitude, de respect de mes process.
Honnêtement, je ne sais pas exactement quel est mon niveau par rapport à ce tournoi et aux joueurs qui sont là. Le champ est quand même assez relevé cette année. Je sais simplement qu’en jouant très bien, je peux bien figurer et terminer dans de bonnes places. Par contre, je ne sais pas vraiment où se situe mon niveau moyen et, du coup, j’ai hâte de voir ce que ça peut donner.
Je vais passer professionnel lundi
Paul Beauvy
G.P. : Vous avez justement très bien joué récemment, avec notamment cette victoire au premier stage de la Q-School du DP World Tour…
P.B. : C’est clairement l’objectif de ma fin d’année, cette Q-School pour le DP World Tour. Il fallait d’abord passer par le premier stage et je l’ai gagné. Ça montre déjà qu’à ce niveau-là, je suis présent. J’avais encore une fois fait une bonne préparation, j’étais serein, je suis arrivé là-bas et j’ai très bien joué. J’essaie donc de continuer dans cette dynamique, de progresser, de m’appuyer là-dessus cette semaine et de prendre de plus en plus d’expérience.
G.P. : Cela sera-t-il lié à un passage professionnel ?
P.B. : Je vais passer professionnel lundi, normalement, ou en tout cas durant la semaine prochaine. Je voulais essayer de passer pro avant l’Open, mais ça ne s’est pas fait. Je reste donc amateur cette semaine, mais je passe professionnel la semaine prochaine. Je n’ai plus vraiment de raison de rester amateur. L’objectif, c’est d’être professionnel la saison prochaine. Il est donc temps que je me lance.
Je me rends compte que le golf professionnel, c’est plus que simplement jouer au golf
Paul Beauvy
G.P. : Toute votre fin de saison est donc tournée vers la Q-School du DP World Tour. Avez-vous d’autres échéances prévues ?
P.B. : Non, c’est vraiment l’objectif. Après, peut-être la Q-school de l’Alps Tour en fonction de ce qui se passe, mais sinon, je n’ai rien d’autre de prévu. Il va aussi falloir commencer tranquillement à travailler et à reconstruire la saison prochaine. Je me rends compte que le golf professionnel, c’est plus que simplement jouer au golf. J’ai donc un peu de boulot là-dessus. Je commence à bien travailler sur tous ces aspects.
G.P. : Vous avez passé quatre an à l’université de Iowa State. Que retenez-vous de ses années aux États-Unis ?
P.B. : C’est un passage extraordinaire. L’avantage, c’est que ça m’a aussi permis d’obtenir un diplôme à la fin, ce qui était vraiment important pour moi. Et puis, sur le plan du golf, on joue contre des gars qui sont maintenant au plus haut niveau du golf professionnel mondial. On joue sur des parcours exigeants. C’est aussi une autre façon d’approcher le golf.
J’ai donc énormément appris et je me suis beaucoup amusé. C’étaient, honnêtement, quatre des meilleures années de ma vie. Aujourd’hui, je suis content du parcours que j’ai eu, entre ma formation au Pôle France et mes années aux États-Unis. Je suis en train de me construire un bagage qui est vraiment solide. Et j’ai aussi très bien joué aux États-Unis, donc j’ai beaucoup progressé. Grâce à ces dernières années, je sens que j’ai mes chances. Maintenant, il faut tenter.
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