Matthieu Pavon va disputer cette semaine son 9e Open de France. Le 8e au Golf National. Et son bilan n’est guère positif. Sur ses trois cuts franchis sur l’Albatros, son meilleur résultat demeure à ce jour une 30e place acquise en 2022. Peut-il inverser la tendance alors que le tracé a fortement été modifié ? Le Bordelais donne son avis sur la question.
Lionel VELLA, au Golf National
Arrivé samedi soir en France depuis la Caroline du Nord où il n’est pas parvenu à franchir le cut du premier tournoi de la FedEx Cup Fall, le Biltmore Championship Asheville, Matthieu Pavon a fait « connaissance » avec le nouveau parcours de l’Albatros, et notamment ce fameux enchainement 4, 5 et 6 relookés en raison des travaux de la ligne 18 du Grand Paris Express.
Alors que le Bordelais avoue toujours sa grande fierté de disputer son Open national, force aussi est de constater que « l’histoire d’amour » entre lui et le parcours du FedEx Open de France demeure particulièrement mouvementée.
En huit participations, dont sept sur l’Albatros, il n’a jamais brillé, franchissant à trois reprises le cut avec comme meilleur résultat une 30e place acquise en 2022 (voir ci-dessus). Même en mode Jeux olympiques, en août 2024, l’expérience avait été douloureuse (58e avec un score total de +13) !
Je trouve le parcours challenging, il y a vraiment des trous qui sont difficiles, avec beaucoup de pièces d’eau… C’est un tracé qui ne m’a pas vraiment réussi.
Matthieu Pavon
« Malheureusement, je n’ai pas eu de très bons résultats ici au cours des dernières éditions, confirme-t-il d’emblée. Mais chaque année je me représente avec l’envie de faire mieux et de faire pencher un peu la balance dans l’autre sens. Donc voilà, c’est un peu le challenge à chaque fois. »
« Je ne sais pas pourquoi je n’y arrive ici pas, enchaîne-t-il doucement. Je n’ai jamais très bien joué. Je trouve le parcours challenging, il y a vraiment des trous qui sont difficiles, avec beaucoup de pièces d’eau… C’est un tracé qui ne m’a pas vraiment réussi. »
Je suis un peu partagé sur ces nouveaux trous. Je trouvais que les trous qui étaient là avant étaient déjà des bons trous de golf.
Matthieu Pavon
Il a donc joué les neuf trous de l’aller ce lundi 21 septembre. Et le Français du PGA Tour n’a pas franchement été convaincu par les changements (ou améliorations, c’est selon) apportés à ce par 71 long désormais de 6 734 mètres.
« Je ne sais pas comment décrire tout ça, souffle-t-il. L’aspect est différent. Je pense qu’il y a du bon et du moins bon. Pour le coup, je suis un peu partagé sur ces nouveaux trous. Je trouvais que les trous qui étaient là avant étaient déjà des bons trous de golf. J’aimais vraiment beaucoup le trou numéro 5. C’était pour moi un super trou. Le look est un peu différent mais peut-être faut-il un peu de temps pour les apprécier à leur juste valeur. »
Le 6 ? Bien plus coriace désormais !
Matthieu Pavon reconnait néanmoins que le par 4 du trou n°6, considéré jusque-là comme l’endroit le plus « facile » du tracé yvelinois, est devenu bien plus coriace. Et ça, il semble apprécier.
« Il est plus intéressant à jouer maintenant, souligne-t-il. Je trouvais que la mise en jeu du 4 était déjà très bien à l’époque avec ses deux bunkers à gauche. Ils n’existent plus maintenant, donc je trouve la mise en jeu un peu fade aujourd’hui. Mais en ce qui concerne le 6, j’estime que c’est la meilleure modification avec une mise en jeu un peu plus serrée visuellement des bunkers. Cela habille bien le dessin de ce trou. »
Est-ce qu’on avait vraiment besoin de rallonger le trou n°15, par exemple, pour le rendre encore plus difficile ?
Matthieu Pavon
Bref, il s’attend encore à « souffrir » sur cet Albatros qu’il a clairement du mal à apprivoiser. Mais sait-on jamais. La « réconciliation » est peut-être pour cette semaine. Sans trop tomber toutefois dans un optimisme démesuré…
« Quand les trous deviennent plus longs, le parcours devient généralement plus difficile, conclut-il dans un large sourire. Après, est-ce qu’on avait vraiment besoin de rallonger le trou n°15 par exemple pour le rendre encore plus difficile ? Je ne suis pas sûr. Ce qui est certain, c’est que ça devrait durcir un peu plus les choses. »
Photo : FFGOLF














