Martin Couvra a bien failli voir son Open de France s’arrêter à l’issue de ce deuxième tour. Au bord de la ligne de cut, le Français devait impérativement rentrer son dernier putt sur le 18 et signer un birdie pour poursuivre l’aventure. Il n’a pas tremblé. Une dernière ficelle d’un peu plus de 5 mètres, et le voilà qui arrache son billet pour le week-end. Un putt sous pression, mais surtout un putt qui vaut deux tours de plus sur l’Albatros.
Propos recueillis par F.P., au Golf National
Le soulagement est immédiat. Le Varois sera là ce week-end. Un putt pour rester en vie, à coup sûr le plus important de son début de tournoi. Les bras au ciel, face à la clameur. Nous l’avons retrouvé à sa sortie du recording, épuisé par son deuxième tour joué en 69 (-2)… pour un salvateur -3 total.
LAST GASP 😳
— DP World Tour (@DPWorldTour) September 25, 2026
At his National Open, Martin Couvra sinks his birdie putt at the 18th to move back inside the projected cut line!#FedExOpenDeFrance pic.twitter.com/8e0jQLQHJn
GOLF PLANETE : Martin, il y a un peu de victoire dans ce dernier putt…
Martin COUVRA : J’ai l’impression d’avoir gagné un tournoi, alors que ça n’a rien à voir. On n’est que vendredi. C’était vraiment une émotion assez dingue. Tout mon corps tremblait ! En plus, avec tout ce monde et les couleurs de ce Golf National à cette heure-là, c’était vraiment un moment assez dingue. Je suis hyper content.
G.P. : Un putt décisif peut être encore plus important que sur d’autres tournois ?
M.C. : Oui, bien sûr, et en plus, on est forcément sur le money time du Tour… Il y a beaucoup de points à prendre. Donc jouer un week-end de plus ou un week-end de moins, ça joue énormément sur la fin de saison. En plus de ça, c’est le Golf National, on est à l’Open de France, donc je ne me voyais vraiment pas jouer ce week-end ici. J’ai essayé de tout faire pour y être, donc je suis heureux que ça se finisse bien.
Une journée intense émotionnellement.
Martin Couvra
G.P. : Justement, comment imaginez-vous votre week-end ? Avec une stratégie peut-être plus agressive ?
M.C. : Pas spécialement, parce que je pense que le jeu que je produis peut me permettre de descendre assez bas sur ce parcours, surtout si je mets un peu plus de putts. Je pense être assez agressif. Donc ça, c’est cool. Je peux l’être un poil plus sur certains drapeaux. Aujourd’hui, j’ai moins bien tapé les fers. La clé, c’est surtout de mieux gérer les par 5. Ça fait deux jours que je galère un peu sur les par 5. Après, là, honnêtement, j’essaie un peu de digérer une journée qui a été intense émotionnellement… et on verra demain.
G.P. : Se sent-on plus fatigué quand on vit une journée comme ça, et de plus au Golf National ?
M.C. : Oui, encore plus ici. Encore plus avec les changements apportés au parcours. Il n’y a aucun trou sur lequel on peut vraiment se reposer. Et finir par ces derniers trous compliqués pour faire un cut, pour gagner le tournoi ou pour n’importe quel scénario, c’est assez dur. Il y a des fins de partie que je préfère, et celle-ci, pour bien terminer, ce n’est vraiment pas facile.
On va vivre un week-end assez exceptionnel.
Martin Couvra
G.P. : Dans quel état psychologique étiez-vous sur cette fin de partie ?
M.C. : Honnêtement, j’ai trouvé que j’étais beaucoup moins bien sur le 15 et le 16 après mon bogey du 14 parce que je savais que j’étais juste dans le cut, mais je savais que j’avais quatre gros trous à jouer. J’avais du mal à faire ce que je sais faire d’habitude, des pensées pas forcément top à l’adresse, donc c’est pour ça que je n’ai pas tapé des coups exceptionnels. C’est dommage, je fais un super chip au 15 qui ne rentre pas. Et honnêtement, au final, ce que je me suis dit au départ du 17, c’est que j’allais faire sous le par sur les deux derniers trous de cet Albatros pour essayer de faire le cut à mon Open national.
G.P. : Vous vous faites finalement un beau cadeau parce qu’on attend une foule nombreuse ce week-end…
M.C. : C’est ça qui est top ! J’étais déjà étonné par le monde qu’il y avait sur les deux premiers tours, et vendredi. C’est assez dingue de voir autant de monde. Je pense qu’il n’y a pas une semaine sur le Tour où on a vu autant de spectateurs le jeudi et le vendredi. Donc je pense qu’on va vivre un week-end assez exceptionnel.
Photo : DP World Tour













