Si Matthew Fitzpatrick (photo) s’offre les commandes du FedEx Open de France à -13 avec deux cartes sans erreur, le week-end s’annonce plus que jamais indécis. L’Anglais ne compte en effet qu’un coup d’avance sur le Danois Jeff Winther et deux sur l’Américain Michael Kim. Ryan Gerard et le Français Tom Vaillant sont à trois longueurs alors que ce 2e tour a été stoppé par la nuit, laissant encore un infime espoir à certains joueurs classés 67es à -2.
L.V, au Golf National
Six birdies jeudi. Un eagle et cinq autres birdies vendredi. -13 après 36 trous. Si, si, vous ne rêvez pas ! Matthew Fitzpatrick est en ordre de marche pour s’offrir le 108e Open de France de l’histoire. De toute évidence, l’Anglais, trois fois victorieux cette saison sur le PGA Tour, assume son statut de n°4 mondial.
Et dire que lors de ses cinq sorties ici au Golf National entre 2014 et 2018 en mode Open de France, il n’avait jamais fait mieux qu’une 26e place (en 2014) tout en manquant à trois reprises le cut. Mais ça, c’était avant. Avant que le joueur de Sheffield ne bascule dans une autre dimension en 2022 en remportant l’U.S. Open du côté de Brookline. Depuis, il fait partie des meilleurs golfeurs mondiaux, désormais incontournable en équipe européenne de Ryder Cup. Ce qui était encore loin d’être le cas il y a cinq ans seulement.
Retrouvez le classement complet provisoire
Sous un soleil éclatant et dans des conditions de jeu encore hyper clémentes, l’ainé des Fitzpatrick s’est donc régalé dans ce 2e tour, associé à deux de ses collègues de triomphe à Bethpage Black il y a tout juste un an : Viktor Hovland et Ludvig Åberg.
« J’ai encore livré une prestation très solide, résume-t-il. Je me sentais à l’aise dans mon jeu. La fin de parcours a été un peu plus laborieuse, mais je suis ravi du résultat final. Dans l’ensemble, je dirais que j’ai davantage travaillé mon jeu au driver. Je suis revenu à la configuration que j’utilisais en début d’année ; j’avais rencontré quelques problèmes en milieu de saison qui m’avaient un peu déstabilisé, je suppose. Je me sens plus à l’aise avec ce réglage, d’une part, et cela me permet de jouer mon jeu habituel avec le reste des clubs. »
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— DP World Tour (@DPWorldTour) September 25, 2026
Matt Fitzpatrick moves the benchmark to -13 with this birdie on 16!#FedExOpenDeFrance pic.twitter.com/oMzcN9tGvy
64, c’est aussi la carte postée par Jeff Winther un peu plus tôt dans la journée, confirmant ici l’extrême docilité de l’Albatros, plus que jamais chahuté par une très grande majorité du champ. Pas le moindre bogey concédé pour le Danois, récent vainqueur sur le Tour européen, chez lui le 16 août au Danish Golf Championship. 2e en 2023 puis en 2024, il a aussi à son actif une solide 8e place obtenue en 2022. Preuve qu’il est un peu dans son jardin ici dans les Yvelines, celui qui était dans une autre vie greenkeeper avant d’épouser une carrière pro, affiche 47 coups sous le par en cumulé lors de ses trois dernières apparitions au Golf National. En comptant ses premiers 36 trous cette semaine.
Je crois que j’aime tout simplement beaucoup trop cet endroit.
Jeff Winther
« J’adore venir ici, avoue le Scandinave, 36 ans, seul deuxième à -12 (130) à mi-parcours. C’est l’un de mes tournois préférés de l’année. J’y ai énormément de bons souvenirs, avec de très bons coups et beaucoup de birdies. Il suffit d’avancer tranquillement, de prendre les fairways et de toucher les greens. Et les greens sont excellents. Je crois que j’aime tout simplement beaucoup trop cet endroit. »
Impressionnant Tom Vaillant
Même si Matt Fitzpatrick se présente comme le grand favori ce week-end, la lutte s’annonce toutefois encore très âpre. Auteur d’un 68 (-3) malgré un bogey sur le 18, l’Américain Michael Kim, leader la veille, est à deux longueurs derrière. Son compatriote Ryan Gerard, 65 (-6), n’a pas non plus abdiqué. Loin de là. L’actuel 21e joueur mondial, 3e de la FedEx Cup, partage la 4e place à -10 (132) avec Tom Vaillant.
Le Français de 24 ans, 84e à la Race, a réalisé l’une de ses meilleures sorties sur le Tour cette saison avec un 65 sans erreur. Le voilà parfaitement positionné en embuscade. La pression ne sera donc pas sur ses épaules dans ce Moving Day.
« C’est super cool, se réjouit-il. J’ai très bien joué. J’ai été très performant du tee au green. On sait que ce qui punit ici, ce sont les petites erreurs au départ et sur les attaques de green. Et comme ce sont mes points forts. J’en profite pour le moment. C’est un parcours que je connais par cœur. Je pense qu’il n’y a pas beaucoup de joueurs ici qui l’ont joué plus que moi. »
Coup de sirène à 19h55
L’Espagnol Angel Hidalgo, l’Allemand Marcel Siem, vainqueur ici en 2012, le Sud-Africain Thriston Lawrence et l’Italien Gregorio De Leo occupent la 6e place à -9 (133) et demeurent, eux aussi, toujours dans le coup. Hyper solide avec son 68 sans bogey, Antoine Rozner est un peu plus loin (11e à -7) mais il reste encore beaucoup de golf à jouer comme dirait l’autre.
Le clan tricolore qui « qualifie » pour l’instant neuf des siens pour le week-end avec ce cut pour l’instant fixé à -3. On précise pour l’instant puisque le jeu a été arrêté à 19h55 en raison du manque de visibilité, conséquence d’un départ retardé ce matin de 40 minutes par le brouillard encore tenace sur une partie du tracé yvelinois.
Six Français en sursis
Neuf joueurs vont donc devoir revenir très tôt ce samedi aux aurores pour en finir. Classés respectivement 30e à -5 et 39e à -4, l’Anglais Nathan Kimsey et le Suédois Albin Bergstrom peuvent encore faire basculer le cut à -2. Pour cela, il faudrait que le premier concède un triple bogey au 18 et que le second fasse… double au même endroit. C’est le scénario le plus envisageable mais à vrai dire très improbable. Si cela devait néanmoins se concrétiser, ça offrirait aux joueurs classés pour le moment 67es, dont les Français Ugo Coussaud, Félix Mory, Clément Charmasson, Maxime Legros et Victor Perez, la possibilité de continuer.
Lui aussi 67e quand la corne de brume a retenti, Julien Sale a son destin en mains. Il a ainsi encore le 17 et le 18 à négocier. Un birdie et le Réunionnais passerait du bon côté de la frontière. Un bogey le condamnerait !
Le leaderboard
Le leaderboard des autres Français
Photo : Kevin C. Cox / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP


















