Après sa victoire au NSW Open, sa première sur le Ladies European Tour, Agathe Laisné a affirmé que celle-ci venait récompenser des heures d’entraînement, avec sa coach mentale notamment. Si elle ne réalisait pas encore ce qu’elle signifie pour sa carrière, elle ne ferme pas la porte à un retour sur le LPGA Tour.
Félicitations, Agathe ! Vous avez déclaré à l’issue de votre victoire que cela montrait que vous étiez sur la bonne voie. Sur quoi avez-vous travaillé ?
Agathe Laisné : Oui, c’est le fruit de mon travail. J’ai pas mal bossé sur mon jeu cet hiver, notamment sur mon chipping parce que je trouvais que j’en manquais un peu, que la balle n’accrochait pas assez. J’ai travaillé sur mon long jeu, mon driving, parce que la balle est un peu basse. Ce serait bien d’avoir un peu plus de hauteur, notamment quand il pleut parce la balle ne roule pas autant. Sur les fers, aussi, les trajectoires : draw, fade, balles droites, hautes, basses pour avoir tous les coups dans le sac. Un peu moins le putting parce que les greens n’étaient pas incroyables, il a beaucoup plu aussi en France. J’ai travaillé plus le putting en Australie et j’ai assez bien putté donc j’étais contente.
Est-ce que cela vous a servi lors du tournoi ? Vous parlez de la pluie notamment qui a compliqué le premier tour.
A. L. : Oui c’était très très compliqué (elle rit). Je n’ai jamais vu autant de pluie sur un parcours mais il n’y avait aucune flaque donc on ne pouvait pas arrêter le jeu. On était vraiment trempées trempées, j’avais 20 centimètres d’eau dans mes chaussures. C’était monstrueux. Je n’avais jamais vu ça. Mais comme le parcours est sablonneux, ils ne pouvaient pas nous arrêter. C’était assez incroyable. Heureusement, vers le 13 ils nous ont arrêtées, j’ai trouvé que j’avais bien joué alors que j’ai fait +1. C’était assez hallucinant mais j’étais contente parce que je m’étais bien entraînée sous la pluie car on a eu beaucoup de pluie, ça m’a servi, j’étais habituée.
J’étais assez stressée sur le LPGA, du coup cela m’a permis de gagner hier parce que je suis arrivée à mieux gérer le stress.
Agathe Laisné
Qu’est-ce que cela va changer dans votre approche de la saison ?
A. L. : Je ne sais pas si cela va changer grand-chose. Peut-être pour plus choisir mes tournois, avoir plus de flexibilité là-dessus ça va quand même être un peu plus simple. Le but, c’est toujours de faire du mieux possible sur chaque tournoi. Je vais voir comment ça se déroule. Je ne sais pas encore exactement. Déjà, j’aimerais me concentrer sur cette saison, même le prochain tournoi qui arrive cette semaine. Je n’ai pas trop fait de « checklist » ou quoi que ce soit, je prends tournoi par tournoi. J’envisagerai la suite après.
Est-ce que cette victoire représente est un aboutissement, pour vous ? Une suite logique dans votre carrière ? Est-ce que vous envisagez de retenter l’expérience aux Etats-Unis un jour même si elle n’a pas été concluante ?
A. L. : Logique je ne sais pas. Au golf, on ne sait jamais si on va gagner ou pas. En tout cas, je suis contente. Je pense qu’au golf il n’y a pas trop de logique, des fois. Cela me motive de retourner aux États-Unis, c’est le plus haut niveau mondial donc c’est forcément motivant. J’avais la carte, je n’allais pas ne pas la prendre. Je ne pense pas avoir grillé les étapes mais le niveau est très très haut. Les parcours sont plus longs, les greens plus fermes, les roughs denses. Le niveau des filles est très dense, très serré, pour le cut et tout, même les filles qui gagnent ne gagnent pas forcément toutes les semaines. Je trouve que c’était une belle expérience parce que j’étais assez stressée sur le LPGA, du coup cela m’a permis de gagner hier parce que je suis arrivée à mieux gérer le stress. J’ai pu me faire confiance, sur ce que bossé notamment. C’est quelque chose sur lequel je travaille avec ma coach mentale.
Photo : Tristan Jones/ LET













