Le choix de Patrick Cantlay plutôt que J.J. Spaun parmi les six wild-cards de Brandt Snedeker pour la Presidents Cup fait déjà beaucoup parler. Après seulement deux journées à Medinah, le bilan de Cantlay est particulièrement difficile à défendre sur le parcours.
Avant le début de la Presidents Cup, le capitaine américain Brandt Snedeker avait plaisanté en conférence de presse avec les journalistes qui le questionnaient sur la non-sélection de J.J. Spaun en affirmant que leur but était de leur “faire passer pour un idiot”.
Assez étonnamment Snedeker avait choisi de retenir Patrick Cantlay sans victoire sur le PGA Tour depuis 2022 plutôt que Spaun vainqueur de l’U.S. Open 2025, du Valero Texas Open et la semaine passée du BMW PGA Championship à Wentworth !
D’ailleurs dimanche après son sacre dans le Surrey ce dernier avait reconnu avoir puisé une motivation supplémentaire dans sa non-sélection.
Un bilan provisoire famélique
Mais après deux tours force est de constater que les inquiétudes émises concernant ce choix étaient justifiées. Le Californien a perdu ses deux premiers matchs : 3&2 jeudi en fourballs avec Chris Gotterup, puis 4&3 vendredi en foursomes aux côtés de Xander Schauffele.
Plus inquiétant encore, Cantlay n’a jamais mené au cours de ces deux rencontres et n’a remporté que deux trous en deux jours.
Un rendement très éloigné de celui attendu d’un joueur sélectionné notamment pour son expérience exceptionnelle des compétitions par équipes. Avant Medinah, Cantlay affichait en effet un bilan de 10 victoires pour seulement 4 défaites en Presidents Cup.
Son association éprouvée avec Schauffele constituait également l’un des arguments majeurs en faveur de son choix. Vendredi, le duo a pourtant été nettement battu comme toutes les paires américaines de la deuxième journée.
Snedeker garde espoir
Forcément, l’absence de J.J. Spaun revient dans les discussions. Dixième du classement de qualification américain, contre une 13e place pour Cantlay, Spaun avait également inscrit deux points en trois matchs lors de la Ryder Cup 2025.
Le feu des critiques pourrait encore s’intensifier d’ici dimanche puisque si les USA s’inclinent, Snedeker serait le premier capitaine américain vaincu sur ses terres et enregistrerait la deuxième défaite des américains en 16 éditions depuis la création de l’épreuve en 1994.
Pour le moment ce scénario catastrophe semble encore lointain pour le natif de Nashville qui répond qu’il reste encore 20 points sur les 30 à distribuer.
Il a aussi pris la sage décision d’écarter Cantlay pour les matchs de samedi.














