Malgré tous ses efforts, malgré une fin de partie totalement folle, Casey Jarvis, vainqueur des deux derniers tournois du DP World Tour, n’est pas parvenu à s’offrir ce fameux triplé qui l’aurait propulsé dans l’histoire avec un grand H du golf européen.
L.V.
Lorsqu’il plante ce dimanche son putt longue distance sur le green du 14 (ci-dessous) pour passer co-leader à -17, on se dit que Casey Jarvis a certainement fait le plus dur. Sur une telle dynamique, lui qui accusait deux coups de retard au départ du 4e tour du Joburg Open sur son compatriote Hennie Du Plessis, le Sud-Africain de 22 ans ne pouvait pas passer à côté d’une telle occasion. Un fait rare sur le Tour européen.
CAN YOU BELIEVE IT?! 😍
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Casey Jarvis is now tied for the lead after back-to-back birdies.#JoburgOpen pic.twitter.com/dzgKtOMb8u
A savoir remporter trois tournois d’affilée sur le DP World Tour et ainsi rejoindre dans l’Histoire deux monstres sacrés, Sir Nick Faldo et Severiano Ballesteros. L’Anglais avait gagné du 8 mai au 22 mai 1983, notamment au Paco Rabanne Open de France du côté de La Boulie. L’Espagnol avait, lui, aligné trois succès du 22 juin au 7 juillet 1986, avec une fois de plus le Peugeot Open de France (encore disputé à La Boulie) dans l’escarcelle.
Victorieux du Magical Kenya Open le 22 février puis du SA Open chez lui en Afrique du Sud le 1er mars, Casey Jarvis y pensait forcément à ce « triplé » historique. Même s’il laissait croire le contraire face aux micros et autres caméras.
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Casey Jarvis sets up birdie on the 18th 🫨#JoburgOpen pic.twitter.com/XUr5eu1sZs
« Je pense que la confiance joue un rôle important, soufflait-il à l’issue du 3e tour du Joburg Open après avoir rendu une superbe carte de 64 (-6). J’ai évidemment beaucoup de confiance en ce moment, mais ce n’est pas facile de se détacher des victoires et de les célébrer. J’essaie de ne pas y penser (à cette idée de gagner trois fois de suite). Je pense que je vais simplement entrer sur le parcours, jouer mon jeu et voir ce qui se passera à la fin de la journée. J’essaie de ne pas y penser. »
En se retrouvant ce dimanche sur ce green du 18 avec ce putt pour birdie long de 1 m 80 seulement pour passer à -17 et ainsi avoir l’opportunité de gagner le tournoi, voire de partir en play-off avec l’Anglais Dan Bradbury, Casey Jarvis y a pensé. C’est évident. Et ce dernier coup de putter, sûrement son plus mauvais de la semaine, en est la plus flagrante illustration. Que le golf peut être aussi, parfois, un sport cruel !
Photo : STUART FRANKLIN / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP














