A l’expérience, l’Est s’est offert les foursomes ce vendredi matin à Hossegor avec un score de 2,5 à 1,5. C’est le capitaine Raphaël Jacquelin, associé à Nicolas Colsaerts, qui a ouvert le tableau de marque à la sortie du trou n°16. En position d’égaliser sur le 18, l’Ouest a finalement partagé le demi-point alors que les Cannois, Tom Vaillant et Victor Dubuisson, se sont imposés sur le par 3 du 17, 2&1. Même score mais cette fois pour l’Ouest sur ce même trou pour la paire Hébert-Charmasson face au binôme Levy-Ravetto.
L.V., à Hossegor (Landes)
C’est donc Raphaël Jacquelin, lui-même, qui a donné le ton dans cette 1ere Coupe des Capitaines en ouvrant la table de marque pour les rouges, à savoir l’Est. Avec son compère et ami Nicolas Colsaerts, le Lyonnais n’a laissé aucune chance à la doublette Havret – Lorenzo-Vera, battue 3&2.
Jacquelin et Colsaerts ont toujours mené, affichant même un sérieux 3 up au départ du 11 avant que l’Ouest ne revienne dans la partie au 12 puis au 13, l’écart se réduisant à 1up en faveur de l’Est avant de repasser 2 up sur le par 3 du 14 et boucler ce premier duel au 16 donc après une mise en jeu hors-limite à droite.
« Comme on n’a pas l’habitude de jouer en double et qu’on a tous envie de bien faire, il y avait un peu de nervosité ce matin, reconnait Nicolas Colsaerts. Je me suis appliqué parce que je joue avec le capitaine. Je respecte énormément la personne et je sais que ça compte beaucoup pour lui (rires). »
Il y a deux ou trois tee shots qui sont partis dans les coins. Mais on avait évidemment envie de bien faire.
Raphaël Jacquelin, capitaine de l’équipe Est
« Ce n’était pas facile, ajoute Jacquelin. Il y a deux ou trois tee shots qui sont partis dans les coins. Mais on avait évidemment envie de bien faire. Il y avait un peu de pression mais c’est un tel bonheur de jouer sur tel parcours, il est magnifique. L’ambiance est vraiment de dingue. Avec tous les joueurs. Cela me tenait à cœur de mettre ce point. »
Un pacte avec les écureuils
Le désormais coach de Julien Guerrier a ainsi pu admirer la grinta (et la vista) de Romain Langasque sur le 18, auteur d’un superbe recovery dans les bois pour sauver le par et ainsi accrocher le demi-point avec son partenaire de jeu, Mathieu Decottignies-Lafon. En face, on avouait quelque peu la déception à l’image de Julien Guerrier justement, en double avec Grégory Bourdy.
« Je suis un peu frustré, souffle le Rochelais. Ils ont fait un pacte avec les écureuils aujourd’hui (rires). On a très bien joué, eux ont eu pas mal de réussite. Mais ça fait partie du golf. C’est dommage. Romain fait un super coup là sur le 18, nous on a fait un coup moyen et on est parti dans la journée dans ce foursomes. Eux, ils ont fait l’inverse. On a laissé des coups sans jouer trop mal. Ils ont eu un bon passage (birdie au 10 puis au 11)… On n’a pas réussi à faire tourner la sauce en notre faveur sur les trois derniers trous… »
Dans la partie 3, on n’est pas allé jusqu’au 18, l’affaire s’étant terminée sur le par 3 du 17 avec un ultime birdie des rouges, composés de Victor Dubuisson et Tom Vaillant. 1 up au départ de ce trou, ils l’emportent 2&1 sur Antoine Rozner et Oihan Guillamoundeguy.
Victor, c’est mon idole. Quand j’étais gamin, je faisais des compacts avec lui.
Tom Vaillant, en évoquant Victor Dubuisson
« C’était parfait, savoure Tom Vaillant, heureux comme un débutant. Victor, c’est mon idole. Quand j’étais gamin, je faisais des compacts avec lui. J’avais sept ou huit ans. Après, il est parti vivre à l’étranger. Mais Victor, c’était mon héros. Donc jouer avec lui, c’était super. Ce matin, j’étais beaucoup tendu que dans un tournoi normal. Cette partie a été exceptionnelle, avec Oihan et Antoine qui jouent magnifique. On s’est bien amusé. On ne connaissait pas le parcours, on a un peu improvisé avec Victor. Mais c’était cool. On a été très complémentaire et puis on a abordé ensemble plein d’autres sujets que le golf. Il est passionné de pêche, comme moi. On parle de tout. On est né au même endroit (à Cannes), on a grandi au même endroit, on connait les mêmes personnes. L’ambiance en tout cas est extra ici. On le ressent vraiment. Le dors chez Oihan, je joue contre lui ce matin… Tout est parfait. Je pense que c’est un tournoi qu’il faut garder tous les ans car je pense qu’on vient de créer une vraie tradition dans le golf français et on a vraiment hâte de la faire perdurer. »
Les Bleus reprennent espoir
Ce par 3 du 17 de 171 mètres de long qui est clairement le spot de la matinée à Hossegor puisque c’est encore là que le dernier match a rendu son verdict, avec de nouveau un 2&1 mais pour les Bleus de l’Ouest cette fois. Un putt pour birdie de Benjamin Hébert après une mise en jeu sublime de Clément Charmasson a fait la différence. Quelque peu dans les cordes, les « locaux » reviennent au score avant les fourballs cet après-midi !
« On n’a pas trop suivi les scores, souligne Benjamin Hébert. Il y a juste JP (Jean-Pascal Lacoste, le vice-capitaine de l’équipe Ouest) qui nous a soufflé un moment que ce n’était pas trop bien parti pour nous (à mi-parcours, il n’y avait que du rouge au leaderboard). On a super bien joué en foursomes, en jouant -6. Cela a joué solide. Hyper content de ramener un point. Je ne me souviens plus la dernière fois que j’ai joué un foursomes. Cela devait être en amateur. Cela doit au moins 20 ans. On s’est hyper bien complétés avec Clément. Ce qui est incroyable, c’est que je le connais pas Clément. On m’a dit qu’il drivait bien, qu’il puttait bien. Vu la stratégie, on s’est dit qu’il prendrait les trous impairs et moi les pairs. Franchement, c’est cool pour la suite ! »
Les résultats des foursomes
1 Raphaël Jacquelin – Nicolas Colsaerts 3&2 Grégory Havret – Mike Lorenzo-Vera
2 Julien Guerrier – Grégory Bourdy Square Romain Langasque – Mathieu Decottignies-Lafon
3 Tom Vaillant – Victor Dubuisson 2&1 Antoine Rozner – Oihan Guillamoundeguy
4 Benjamin Hébert – Clément Charmasson 2&1 Alexander Levy – David Ravetto
Photo : Bernard Dugros














