En ce début d’année 2026, l’heure est venue de dresser le bilan de 2025 et de décerner les trophées aux membres les plus exceptionnels de notre magnifique sport. Chaque jour de cette nouvelle année, la rédaction de Golf Planète attribuera les titres, Dames et Messieurs, de : meilleur joueur, meilleure progression de l’année, meilleur rookie de l’année, le plus beau coup de l’année, et le plus gros flop.
Ce lundi 5 janvier : les flops de l’année.
Quitte à perdre gros en 2025, autant y aller franchement. Sauvé du ridicule par un dimanche proche de l’irréel dans cette Ryder Cup, Keegan Bradley, d’abord humilié pendant deux jours, s’en tire très bien après cette semaine New-Yorkaise.
Parlons d’abord de ces mois d’atermoiements autour de son statut de capitaine-joueur. Jouera, jouera pas… tout ça pour rien et des semaines à centrer l’attention sur ce choix-là et non à s’investir pleinement dans son rôle de capitaine pour lequel il opte pleinement à la toute fin, à raison ou à tort.
Comble de l’incompétence
Puis viennent les premiers choix stratégiques, là encore douteux. Une préparation de parcours bien trop facile, sur un tracé de Bethpage pourtant réputé pour être l’un des plus méchants à travers la planète. Des greens softs et lents, ce dont les européens raffolent et sur le pré des associations plus que curieuses. Comble de l’incompétence, cette doublette English-Morikawa alignée et balayée à deux reprises alors qu’elle est statistiquement la moins fusionnelle sur le papier. Laisser de côté Young en première rotation, ou pire encore ne pas aligner du tout un J.J. Spaun, le métronome américain par excellence, en foursome, ça ne passe pas non plus.
Last but not least, il n’aura jamais réussi à insuffler cet esprit oncle Sam à son équipe qui ne peut pourtant que puiser dans ce patriotisme à bout de souffle. Pas plus à même de contenir les vagues d’insultes et le mauvais esprit du public new-yorkais, il n’a d’ailleurs pas une fois pris la parole pour calmer le jeu. Un fiasco c’est sûr, un fiasco total, même ?
Alerte, portée disparue ! Lilia Vu, encore numéro un mondiale en mars 2024 (et joueuse de l’année 2023), l’Américaine a disparu des radars cette année 2025. Une deuxième place prometteuse fin mars… et puis plus rien ! Onze cuts manqués sur ses seize derniers départs avec une cinquantième place comme meilleur résultat. Passée de la 2e à la 38e place mondiale en treize mois. Des statistiques qui font mal à la Californienne de 28 ans qui espère soigner ses maux de dos pour 2026.
Celle qui déclarait avoir « pris le golf pour acquis, puis on se prend un mur en plein dans la figure » est pourtant lauréate de deux tournois Majeurs en 2023. Si la santé venait à ne plus entrer en ligne de compte, alors l’équipe américaine de Solheim Cup aurait bien besoin d’elle pour l’édition qui se profile cette année aux Pays-Bas, au Bernardus Golf Club.












