Troisième ex aequo au Dubaï Invitational la semaine passée, de nouveau troisième, seul cette fois, au Hero Dubaï Desert Classic, Julien Guerrier enchaîne les bons résultats débutés au mois de décembre au Nedbank Golf Challenge. Vivement la suite !
L.V.
On a bien cru en début de partie ce dimanche sur le Majlis Course que Julien Guerrier allait le faire. Auteur d’un départ canon avec un eagle au 2 suivi d’un birdie au 3, son écart de huit points après 54 trous avec le leader Patrick Reed était déjà réduit de moitié. Et avec un peu plus de réussite au putting, sur des balles en suspension sur plusieurs trous (aux 1, 6 et 10 par exemple), le sort de cette édition 2026 aurait pu tourner en faveur du Français.
Il se contentera finalement de la 3e place seul à -9 (279) – l’Espagnol David Puig ayant écopé de deux points de pénalité sur le par 5 du 18 – grâce à un très solide 4e tour posté en 69 (-3), la carte du jour. Tout simplement. C’est la deuxième fois en une semaine que le Rochelais monte sur la troisième marche du podium. C’est aussi son troisième top 10 après sa 6e place début décembre au Nedbank Golf Challenge. Une accumulation de bons résultats qui lui permet aujourd’hui de grimper à la 5e place de la Race to Dubaï.
Cela faisait longtemps que j’attendais une performance en Rolex Series.
Julien Guerrier
« Je suis très content, souffle-t-il au micro de nos confrères de Canal+. Cela faisait longtemps que j’attendais une performance en Rolex Series. C’est d’autant plus super alors que je suis juste passé sur la marque vendredi au moment du cut (fixé à +1). »
« Le niveau est plutôt costaud, enchaîne-t-il. C’est aussi un parcours que j’adore. Je m’entraîne ici. Forcément, ça aide. Même chose pour le Creek où je m’entraîne également. Les coups, je les vois peut-être différemment des autres. Là, avec le vent qui tourne, des greens très fermes, et le grain qui est souvent avec dans les pentes, c’était très compliqué. »
« Sur ces putts qui ne sont pas tombés, je ne vais pas tous les citer parce qu’il y en a quelques-uns mais il faut les accepter, ajoute-t-il. Il faut aller de l’avant. J’étais très concentré. Mon but était de faire ma partie. J’aurais bien aimé un petit birdie sur la fin. Mais globalement, j’ai quand même tapé beaucoup de bons coups de golf sous pression. C’est ce que je retiens surtout. Et puis j’ai glissé des putts longues distances assez compliqués comme au 17 par exemple. Bref, c’est une sacrée performance. »
Confirmer bientôt en Majeur ?
De bon augure pour la suite, lui qui rêve d’être bien plus présent sur les grands rendez-vous. Les Majeurs en particulier. En attendant, il vient de réaliser le meilleur résultat d’un golfeur français à l’Emirates Golf Club depuis la création du Hero Dubaï Desert Classic en 1989.
« J’aime généralement les parcours compliqués, conclut-il. J’aimerais bien performer en Majeur. Je n’y joue pas beaucoup pour l’instant. L’an passé, à The Open, j’avais plutôt bien joué mais je n’avais pas bien terminé (Ndlr, cut manqué à Portrush). C’est une question de niveau de jeu. Il s’améliore sous pression. Je putte très bien, c’est ma force. Avec le driving. Et sur des parcours compliqués, ce sont deux facteurs de jeu qu’il faut avoir. »
Photo : ROSS KINNAIRD / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP





