En difficulté sur les greens ces dernières semaines, Brooks Koepka a opté pour un changement radical de putter. À domicile, il espère voir les effets immédiats de ce nouveau choix.
Brooks Koepka n’est pas du genre à bouleverser ses habitudes sans raison. Quintuple vainqueur en majeur, l’Américain s’est longtemps appuyé sur un putter lame fidèle, un modèle Scotty Cameron avec lequel il a construit l’essentiel de son palmarès. Mais après des semaines compliquées sur les greens, le Floridien a décidé de tourner une page.
Le déclic est intervenu après une prestation très délicate au putting à Torrey Pines. « Je ne savais pas exactement où je tapais la balle », reconnaît-il. En perte de repères, Koepka a alors franchi un cap en changeant radicalement d’outil lors du WM Phoenix Open, en mettant dans son sac un modèle Spider de chez TaylorMade.
Un choix loin d’être anodin. Ces dernières saisons, les putters maillets à forte stabilité ont séduit de nombreux joueurs du circuit, attirés par leur tolérance. Koepka, lui, cherchait surtout à retrouver du contrôle.
Beaucoup d’entraînement
Les débuts ont pourtant été contrastés. À Scottsdale, il a d’abord vécu un cauchemar lors du premier tour, avant de nettement redresser la barre le lendemain. « Quand vous changez de putter, la vitesse devient un autre facteur. J’avais l’impression qu’elle n’était pas bonne », explique-t-il. Un signe encourageant, malgré un cut manqué sur un tournoi qu’il a pourtant remporté à deux reprises.
Depuis, le travail s’est intensifié. « J’ai probablement tapé 300 putts avec avant même de jouer », confie Koepka. Un temps d’adaptation assumé, notamment pour ajuster le dosage et mieux comprendre les réactions de son nouveau club. « Maintenant, je sais exactement où la frapper et où elle va aller. »
Arrivé cette semaine au Cognizant Classic, sur ses terres de Palm Beach Gardens, l’Américain affiche une confiance retrouvée. « Tout commence à aller mieux, comme ça devrait. J’ai un plan de jeu pour la suite, et j’apporte juste quelques petits ajustements », détaille-t-il. Avant d’ajouter, lucide : « Après deux semaines de travail, ça devrait être bien meilleur. »
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