Mécontent de son jeu, Rory McIlroy a préféré zapper la conférence de presse traditionnelle après son 3e tour. Le Nord-Irlandais a répondu à quelques questions au micro du tournoi. Il est toujours en tête, mais a perdu toute son avance. Il a du pain sur la planche avant dimanche…
De notre envoyé spécial à Augusta
GOLF PLANETE : Cela a semblé être une journée plus difficile…
RORY McILROY : Oui, je n’ai pas vraiment eu de bonnes sensations aujourd’hui. Dès le début avec ce bogey au 1, alors que j’avais fait un très bon drive… Oui, le parcours était clairement attaquable aujourd’hui. Il y avait de très bons scores Beaucoup de joueurs ont signé de bonnes cartes.
Il y a désormais beaucoup de joueurs encore en lice pour la victoire. Je suis toujours en tête, je ne l’oublie pas, mais je vais devoir être meilleur si je veux avoir une chance de gagner.
G.P. : Ce parcours est difficile quand on est moins bien, n’est-ce pas ?
R. M. : Oui. Ce parcours a tendance, quand tu n’es pas totalement dedans, à te mettre en difficulté. Il faut s’accrocher, et j’ai eu l’impression de le faire sur le neuf aller, en sauvant beaucoup de pars importants.
J’ai pensé avoir relancé ma partie avec le birdie au 10. J’ai ensuite frappé un très bon deuxième coup au 11. Il a juste un peu dévié avec le vent et est tombé dans l’eau. Je pense m’être bien repris avec les birdies aux trous 14 et 15. J’aurais aimé finir sans ce bogey au 17, mais j’ai encore une très bonne chance. Je suis dans la dernière partie. Je dois juste aller au practice et essayer de comprendre ce qui s’est passé.
G.P. : Avez-vous le sentiment d’avoir perdu la maîtrise de votre jeu ?
R. M. : Je ne sais pas. J’ai frappé de très bons coups, mais aussi quelques mauvais. Sur certains coups de fers, notamment au 6 et au 12, j’ai manqué à gauche. C’est quelque chose sur lequel je dois travailler ce soir.
G.P. : Quelle pourrait être la grande différence avec l’année dernière dans ce dernier tour qui vous attend en tant que leader ?
R. M. : J’aimerais penser que je vais jouer un peu plus librement, en jouant comme si j’avais déjà une veste verte, ce qui est le cas. Je pense aussi que l’atmosphère sera un peu moins lourde. J’aurais aimé garder quelques coups d’avance, mais je suis à l’aise avec ma position. J’ai joué avec Cam (Young) les deux premiers jours, je rejoue avec lui demain. C’est une dernière partie « confortable ». Pour nous deux.
Photo Hector Vivas / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP












