Retraité depuis le mois d’août dernier, Mike Lorenzo-Vera sera l’un des éléments moteurs de l’équipe Ouest emmenée par son capitaine, Grégory Havret. Le Basque, qui connait par cœur les trois parcours – Moliets, Hossegor et Seignosse – au programme de cette première Coupe des Capitaines, est conscient que la tâche s’annonce ardue face à l’équipe Est et son armada de stars !
Propos recueillis par Lionel VELLA, à Tosse (Landes)
Casquette aux couleurs du Royaume de Bahreïn dont il est proche, Mike Lorenzo-Vera s’est senti comme un poisson dans l’eau ce mercredi en fin de journée au practice de l’Etang Blanc, lieu de rendez-vous fixé par Sébastien Vivé et Damien Grison pour cette 1ere édition de la Coupe des Capitaines. Souriant et décontracté, le Basque avoue « taper plutôt bien la balle » en ce moment, même s’il n’a plus joué la moindre partie de doubles depuis la Coupe du monde de golf en Australie en… 2018 !
GOLF PLANETE : Comment appréhendez-vous cette première Coupe des Capitaines ?
Mike LORENZO-VERA : Cela va faire bizarre. Je ne joue pas trop mal en ce moment… Si je parviens à conserver la balle en jeu, je devrais pouvoir m’amuser. Mais il faut la garder en jeu (rires)
G.P. : Que pensez-vous de ce projet lancé par Sébastien Vivé et Damien Grison et qui voit donc le jour cette semaine dans les Landes ?
M.L.V : Sébastien m’avait appelé en novembre et voulait savoir ce que j’en pensais. Je lui avais répondu que c’était génial. On s’est tous fait un peu surprendre par l’engouement qui s’est créé tout autour de cet événement. La présence de Canal+, le champ de joueurs, qui est top. Non, c’est magique ce qu’ils ont fait.

MLV entouré de Nicolas Colsaerts, Alex Levy et Victor Dubuisson
G.P. : On sent que vous avez tous du plaisir à vous retrouver. Cette première édition sera clairement festive mais aussi acharnée sur les parcours. On se trompe ?
M.L.V. : On sera comme des chiens… (rires). On va y aller pour gagner. On va essayer de les battre et, en effet, s’amuser en dehors du parcours. Heureusement que Martin (Couvra) n’a finalement pas pu jouer. Sinon, on était dedans complet (rires). On va devoir s’accrocher fort. On a, je pense, l’avantage du terrain. Je connais les parcours, j’ai grandi ici. Je vais essayer de chauffer le public pour qu’il leur jette des tomates (rires). Cela va être canon, ça va faire bizarre de remettre les pieds sur le départ du 1. C’est pour ça que j’ai demandé à Greg (Havret) de prendre les imperméables. On va se régaler.
G.P. : Avec qui souhaiteriez-vous jouer dans les parties de doubles ce vendredi à Hossegor ?
M.L.V : On en a discuté ensemble mais je ne sais pas si Greg (Havret) veut qu’on en parle. Foursomes, fourballs, peu importe. On va juste essayer de taper un bon shot à chaque fois. Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas joué en double. La dernière fois, c’était à la Coupe du monde en 2018, je crois, avec Alex (Levy), en Australie. Et avant ça, c’était en amateur… J’avais joué aussi le Championnat de France de double à La Réunion, en compagnie de Benito (Benoit Telleria). Deux tournois de doubles en 20 ans, si je ne dis pas de bêtise. Bref, je vais m’appuyer sur le partenaire !

Oihan-Mike, les deux régionaux de l’étape
G.P. : Comment se passe votre nouvelle vie ?
M.L.V : Cela met un peu de temps à se mettre en place, mais ça va. Je suis en train de finaliser certains projets… Vu la conjoncture internationale, cela prend un peu plus de temps, notamment du côté du Royaume de Bahreïn… Mais ils sont confiants. Il n’y a plus qu’à attendre que cela se calme. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant.
G.P. : Vous avez disputé en août dernier votre dernier tournoi en professionnel, en Suisse, du côté de Crans-Montana. On dit souvent que c’est une petite mort pour les sportifs de haut niveau. Vous confirmez ?
M.L.V : Je l’ai bien prise dans la gueule… Je ne l’avais pas prévu aussi grosse. J’avais fait cette dépression l’été d’avant, il y a eu la séparation avec mon ex-femme en mai, et puis l’arrêt de ma carrière après… La raclette a été longue à digérer. Avoir fait ça à Crans, je suis très content. Le seul bémol, c’est ce fameux brouillard qui s’est abattu jeudi. On n’a pas pu profiter du tournoi comme je l’aurais imaginé. C’est comme ça. Mais c’était génial.
Photos : Bernard Dugros














