Le départ de Victor Perez sur le LIV Golf, l’impardonnable comportement du public de Bethpage vis-à-vis de l’équipe européenne de Ryder Cup, l’absence bien trop longue de Tiger Woods… La rédaction de Golf Planète revient pour vous sur les faits à oublier de cette année 2025.
Par G.B., N.C., D.C., D.M., F.S., E.S. et L.V.
Le LIV Golf va-t-il enfin compter pour autre chose que pour du beurre ?
A quand la fin du conflit qui oppose le LIV Golf au OWGR, qui gère le classement mondial ? Il y a 24 circuits pris en compte… mais pas le LIV. Les suiveurs ont besoin d’une hiérarchie qui a du sens avec les meilleurs joueurs du monde présents au sommet du classement mondial. Sinon ça n’est plus un classement mondial, mais un classement des meilleurs golfeurs des principaux circuits mondiaux.
En 2026, le LIV a décidé de passer ses tournois à 72 trous pour essayer de séduire notamment les instances de l’OWGR dirigées par le Sud-Africain Trevor Immelman. Il est peut-être temps de promouvoir la paix et de trouver des compromis. Mais il faut bien admettre que ce ne sont malheureusement pas des notions dans l’air du temps…
Antoine Rozner, si près, si loin…
En terminant 148e de la FedEx Cup, Antoine Rozner n’a pas réussi sa mission de conserver ses droits de jeu au sein de l’élite du PGA Tour. Pourtant, il a passé 15 des 17 cuts lors des tournois de la saison régulière. Mais il a manqué chaque week-end ce petit quelque chose au Racingman pour transformer de jolis débuts de semaines en gros points. Avec ce nombre de cuts validés, le golfeur de 32 ans a cependant prouvé qu’il a le niveau pour ce circuit : ce n’est que partie remise pour qu’il s’installe durablement de l’autre côté de l’Atlantique.
Victor Perez, le transfert qui interroge
C’est davantage de la déception qu’un jugement de valeur qui est exprimé ici. Qui aurait vraiment et rationnellement refusé des conditions pareilles pour jouer au golf ? Les fans que nous sommes rêvent parfois, peut-être de manière un peu naïve, qu’un des nôtres joue pour l’amour du jeu, privilégie l’héritage, veuille faire grandir le golf français au travers de ses performances plutôt que de céder aux sirènes de l’argent. Ferions-nous le même choix dans sa situation ? Sans doute ? Sommes-nous déçus de ne plus voir Victor Perez sur le PGA Tour, moins sur le DP World Tour ? Assurément !
Bethpage Black, public ennemi !
Je n’ai pas aimé l’attitude d’une partie du public de Bethpage pendant la Ryder Cup. Je l’ai même détestée. La ferveur attendue s’est trop souvent transformée en hostilité, assumée en plus : huées sur les coups des Européens, insultes personnelles visant certains joueurs (Rory McIlroy, Shane Lowry en tête), chants déplacés au départ. Même la femme de Rory a été chahutée. Plusieurs Européens et même des figures du golf américain ont dénoncé cette ambiance pesante, loin de l’esprit sportif revendiqué par ce sport. À Bethpage, même si l’exploit des hommes de Luke Donald reste immense, le jeu de golf y a laissé quelques plumes.
40 ans, l’âge de la retraite pour MLV
À 40 ans, Mike Lorenzo-Vera a tourné la page d’une carrière de près de vingt ans sur le DP World Tour, après une ultime apparition à Crans Montana. Après avoir été miné par des problèmes de santé mentale – sous exemption médicale car victime de crises de panique, sous antidépresseurs pendant six mois –, il avait effectué un retour réussi en 2025 au Hero Dubai Desert Classic. Mais le Basque a fini par dire stop, expliquant qu’il n’a plus envie de cette vie : « Je n’ai plus le gaz mental. Voilà ! J’ai envie de faire autre chose de ma vie », nous avait-il expliqué.
Mais qui va payer les amendes ?
Jon Rahm et Tyrrell Hatton feront-ils partie de la future équipe européenne de Ryder Cup pour l’édition 2027 à Adare Manor, en République d’Irlande ? Rien n’est moins sûr. D’autant que le LIV Golf, où évoluent l’Espagnol et l’Anglais, a décidé de ne plus payer la moindre amende émanant du DP World Tour à partir du 1er janvier 2026, condition sine qua non pour que les golfeurs ayant rejoint le Circuit saoudien conservent leur statut de membre de ce même DP World Tour, et donc d’être éligibles pour la Ryder Cup.
8 à 10 millions d’euros d’amendes demeurent toujours à ce jour impayés et celles-ci correspondent peu ou prou à l’appel lancé conjointement par les deux golfeurs suite au jugement en avril 2023 d’un Tribunal londonien en faveur du Tour européen. Jusqu’à quand va durer ce bras de fer ? Le DPWT, pieds et poings liés économiquement au PGA Tour, trouvera-t-il une solution à l’amiable ? Ou peut-il réellement se priver de deux de ses meilleurs éléments à Bethpage en septembre dernier ? Un spectacle pour le moins regrettable dont on se serait bien passé !
Tiger, le chant du cygne ?
Absent des fairways depuis 2024, reverra-ton un jour Tiger Woods en compétition sur le PGA Tour ? La question mérite d’être posée car l’Américain, miné par les blessures, enchaîne les opérations, notamment au dos avec une 7e intervention en octobre. Sa dernière apparition remonte à l’été 2024 dans The Open, à Troon, et s’est soldée par un 3e cut en Majeur manqué consécutivement. Comme un symbole de ses difficultés physiques récurrentes, il avait terminé bon dernier du Masters trois mois auparavant. En 2025, ses fans ont été contraints de se contenter de quelques swings exécutés face à l’écran de la Tomorrow Golf League. Même sa participation symbolique au PNC Championship qu’il dispute en décembre avec son fils depuis 2021 est passée à la trappe.
Pourtant, parler de “fin” avec Tiger Woods reste délicat. Son histoire est faite de résurrections improbables. Le Masters 2019 a gravé dans le marbre l’idée qu’il ne fallait jamais l’enterrer trop vite. Mais cette fois, le combat n’est plus seulement sportif. Interrogé récemment, Woods a reconnu que sa convalescence était “loin d’être terminée”, sans calendrier précis pour un retour en 2026.
Alors qu’il vient de souffler ses 50 ans bougies, le silence autour de son retour inquiète et même les plus optimistes (ou nostalgiques) commencent à se faire à l’idée qu’on ne reverra plus jamais Tiger rivaliser avec les meilleurs.
Photos : Mike Stobe / LIV Golf ; Emilee Chinn / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP ; LIV Golf ; Stuart Franklin/ Getty Images ; Andrew Redington / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP ; Patrick Smith / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
















