Reconduit pour la troisième fois dans ses fonctions de capitaine de l’équipe européenne de Ryder Cup, Luke Donald va devoir très rapidement s’atteler au cas très épineux concernant Jon Rahm. L’Espagnol vient en effet de rejeter l’offre d’apaisement émise par le DP World Tour et reste camper sur ses positions : pas question de payer ses amendes.
L.V.
Même si la prochaine Ryder Cup est encore loin, prévue du 17 au 19 septembre 2027 à Limerick (République d’Irlande), à Adare Manor, il n’y a déjà pas une minute à perdre afin de dénouer le compliqué dossier entourant Jon Rahm.
A peine reconduit ce mercredi 4 mars 2026 pour la troisième fois dans ses fonctions de capitaine de l’équipe européenne de Ryder Cup, Luke Donald a dû s’expliquer sur la façon dont il allait gérer le cas épineux du golfeur basque, l’une des clés de voute du succès des Européens à Bethpage (New York) en septembre dernier.
Je sais qu’il a ses raisons. Mais j’ai hâte de le revoir et j’espère vraiment qu’il sera disponible.
Luke Donald au sujet de Jon Rahm
Joueur du LIV Golf depuis décembre 2023, Jon Rahm a refusé l’offre que le DP World Tour lui proposait. A savoir jouer toute la saison 2026 sur le Circuit saoudien sans la moindre sanction tout en réglant ses amendes impayées et en participant à des tournois supplémentaires sur le Tour européen. Une attitude de défiance qui pourrait clairement lui coûter sa place pour la prochaine Ryder Cup en Irlande.
« C’est mon premier jour de travail, donc je n’ai pas encore eu l’occasion de lui parler, mais je parlerai évidemment à Jon, a déclaré Luke Donald en marge de sa nomination. Nous avons d’excellentes relations, et il a été un coéquipier et un joueur formidable pour moi lors des deux dernières Ryder Cup. Je n’ai pas encore parlé à Jon, donc je préfère ne pas commenter pour l’instant. Je sais qu’il a ses raisons. Mais j’ai hâte de le revoir et j’espère vraiment qu’il sera disponible. »
Il reste 16 ou 17 mois avant le début de la compétition. Nous avons largement le temps.
Luke Donald
Alors que d’autres joueurs dissidents, dont l’Anglais Tyrrell Hatton, lui aussi incontournable au sein de l’équipe européenne de Ryder Cup, ont répondu favorablement à l’offre du DP World Tour, la posture de Jon Rahm, qui a évoqué une « véritable extorsion » de la part des instances européennes, pourrait en effet poser de sérieux problèmes le moment venu.
« Il reste 16 ou 17 mois avant le début de la compétition, tempère Luke Donald. Nous avons largement le temps. Je crois que chaque fois que j’ai été capitaine, il y a toujours eu des défis à relever. Le chemin n’est jamais facile. Il y a toujours des obstacles. Bien sûr, mon objectif et mon espoir sont que Jon soit disponible pour cette équipe. »
« Comme je l’ai dit, il a été un coéquipier et un joueur exceptionnel, et il nous a énormément apporté. Mais encore une fois, je devrai avoir cette conversation prochainement et voir ce qu’il en pense. »
Nous ne faisons qu’appliquer les règles en vigueur.
Guy Kinnings, PDG du DP World Tour
Un son de cloche qui ne diffère pas de celui du PDG du DP World Tour, Guy Kinnings, lui aussi interrogé sur la question.
« Nous ne faisons qu’appliquer les règles en vigueur. Nous avons annoncé, il y a je crois 11 ou 12 jours, l’approche que nous adoptions concernant les libérations conditionnelles, ce qui constitue un précédent que nous avons établi, et un certain nombre de joueurs ont signé, mais pas Jon. C’était sa décision. Notre seul objectif est de faire ce qu’il y a de mieux pour le Tour dans son ensemble, pour l’ensemble des membres, et les accords que nous avons conclus soutiendront le Tour. Cela contribuera à améliorer le produit, ce qui satisfera davantage les promoteurs, les sponsors et les diffuseurs. Notre rôle est de respecter les règles en vigueur, qui ont été testées et dont l’équité a été prouvée, et c’est ce que nous faisons. »
Photo : Carl Recine / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP












