En marge de la cérémonie d’ouverture organisée à la Kbane au Golf de Seignosse ce jeudi 11 juin au soir, Victor Dubuisson s’est prêté en toute décontraction au jeu des questions-réponses. Détendu, clairement heureux de faire partie de cette première édition de la Coupe des Capitaines, le vainqueur de la Ryder Cup 2014, qui a pris sa retraite en décembre 2023, ne s’est en revanche pas risqué à un pronostic. « Ce sera très difficile » annonce-t-il dans un grand sourire !
Propos recueillis par Lionel VELLA à Seignosse (Landes)
Quelques instants avant de nous consacrer quelques minutes, Victor Dubuisson était déjà dans sa Coupe des Capitaines, en pleine discussion avec Tom Vaillant, son binôme ce vendredi matin à Hossegor pour les foursomes. L’ambiance est, certes, bon enfant mais il est clairement hors de question de perdre cette première édition imaginée et façonnée par Sébastien Vivé et Damien Grison. Qu’on se le dise !
GOLF PLANETE : On se trompe où on devine que vous êtes heureux d’être ici dans les Landes pour cette première Coupe des Capitaines ?
Victor DUBUISSON : Oui, bien sûr. C’est surtout de retrouver tous les copains. C’est super ! Cela fait vraiment plaisir.
G.P. : Et puis, toute proportion gardée, cela vous rappelle aussi un peu quelque part cette Ryder Cup 2014 que vous aviez remportée avec l’Europe emmenée par son capitaine, Paul McGinley…
V.D. : C’est vrai mais là, c’est en priorité le fait de réunir tous les meilleurs golfeurs français, c’est ça qui est top. Sans oublier le fait de jouer sur des parcours exceptionnels. C’est beau ce que Sébastien Vivé et Damien Grison sont parvenus à faire en seulement sept mois. C’est incroyable. Comme je viens de le dire, les parcours sont superbes. Hossegor, Seignosse… Et puis ce qui est bien, c’est que tout le monde est très motivé.

Victor Dubuisson lors du Pro-Am ce jeudi à Moliets
G.P. : Un peu plus l’équipe Est que l’Ouest ?
V.D. : Oh non, les deux (rires) ! On est tous copains mais à un moment, il faut aussi avoir envie de gagner, de les battre. Pour nous, c’est plus une histoire de fierté. Le fait de ne pas vouloir perdre, c’est ça qui est le plus important !
G.P. : On vous a vu en grande discussion avec Tom Vaillant, votre partenaire en foursomes demain matin. Qui va attaquer sur le 1 ce vendredi à Hossegor ?
V.D. : Tom va prendre le drive du 1, sur ce par 5 (434 mètres). Moi, le putting, ça reste quand même toujours un peu mon point faible. Comme ça c’est lui qui aura le plus de putts…
G.P. : Vous sentez-vous, de part la richesse de votre passé de joueur de très haut niveau, vainqueur de la Ryder Cup, l’âme d’un leader ? Pensez-vous avoir une certaine influence au sein de l’équipe Est ?
V.D. : Non, pas vraiment. On va la jouer à la cool, tout en restant focus sur tous les coups. Mais après, chacun sait ce qu’il a à faire. Il n’y a que des joueurs d’expérience cette semaine ici. Même les jeunes qui viennent d’arriver, ils jouent super fort. Et puis le fait qu’ils n’aient peut-être pas autant d’expérience que d’autres va les inciter à attaquer et être ainsi très performants.
Pour moi, c’est le rêve. Faire du coaching, organiser des séjours de golf… C’est ce que je voulais faire depuis longtemps.
Victor Dubuisson, sur sa nouvelle vie
G.P. : Est-ce que l’on peut vous demander un petit pronostic ?
V.D. : Oh là, c’est très difficile ! Presque impossible… Je ne sais pas, très franchement. Je pense que ça va être très serré. L’équipe Est a plus d’expérience, mais avec un peu plus de joueurs qui ont pris leur retraite. A l’Ouest, il y a quand même plus de joueurs qui sont en forme en ce moment sur le Tour européen.
G.P. : Vous avez évoqué plus haut les parcours de cette Coupe des Capitaines. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
V.D. : Seignosse, je l’ai joué pour la première fois hier (mercredi). Hossegor, je le connais un peu. C’est un parcours où il faut taper tout droit. Il faut bien manier les wedges. Mais comme c’est en équipe, ce n’est pas pareil. On a un peu moins de pression dans ce format-là.
G.P. : On sait que vous vivez aujourd’hui aux Canaries. Etes-vous revenu en France spécialement pour cette Coupe des Capitaines ?
V.D. : Tout à fait. Je vais d’ailleurs rester un petit peu à Hossegor, notamment par rapport au partenariat avec le Golf d’Abama où se situe mon Académie, afin que j’aide un peu les jeunes du club et qu’ils puissent venir s’entraîner l’hiver là-bas. Je vais donc passer un peu de temps à Hossegor après la compétition et je rentrerai ensuite à Tenerife.
G.P. : On vous sent complètement épanoui dans cette nouvelle vie…
V.D. : Ah, pour moi, c’est le rêve. Faire du coaching, organiser des séjours de golf… C’est ce que je voulais faire depuis longtemps. Et le fait que cela puisse se réaliser là-bas, dans des conditions exceptionnelles, en termes d’entretien, de parcours, de météo puisqu’il ne pleut jamais, il fait toujours beau. Les installations sont extraordinaires. C’est vrai que c’est une chance de pouvoir recevoir les joueurs avec de telles prestations.
Photos : Bernard Dugros














