De nombreux outils sont apparus ces derniers temps qui permettent d’avoir un avis impartial sur l’état de son jeu et ainsi de savoir sur quoi se concentrer à l’entraînement pour mieux progresser, être plus efficace et prendre plus de plaisir sur le parcours. Prêt à suivre l’exemple de pros comme Matt Fitzpatrick ?
De nombreux systèmes plus ou moins sophistiqués et complets de capteurs sans fil à placer sur les clubs, ou déjà présents sur ceux de certaines grandes marques, en conjonction avec une appli sur un Smartphone, une montre ou un boitier dédié rendent possible le « shot-tracking », ou suivi de chaque coup en Anglais.
En les mesurant et en les enregistrant, on peut à la fois étalonner ses clubs et mieux connaître ses forces et ses faiblesses à partir de statistiques qui ne mentent pas. Celles fournies par Golfmetrics, par exemple, sont très poussées puisque basées sur le modèle d’analyse statistique Strokes Gained. Celui-ci a été créé par Mark Broadie, un professeur et directeur de recherche en finance de l’université de Columbia, et il est utilisé par le PGA Tour.
Tout comme Arccos, marque avec laquelle Edoardo Molinari, cerveau discret du triomphe européen à la dernière Ryder Cup, a noué un partenariat et dont Matt Fitzpatrick est devenu ambassadeur et investisseur. Comme Graeme McDowell avec Game Golf avant lui.
Sur le Tour, nous utilisons les données pour gagner quelques fractions de coup, donc imaginez l’impact que les informations fournies par Arccos peuvent avoir pour les joueurs amateurs.
Matthew Fitzpatrick
« J’ai toujours été très intéressé par la puissance des données et la manière dont elles peuvent m’aider à donner le meilleur de moi-même. C’est pourquoi j’ai commencé à travailler avec Edoardo Molinari et décidé d’utiliser Arccos, raconte l’Anglais, vainqueur de l’U.S. Open 2022. Je suis très impressionné par la façon dont ils ont aidé les golfeurs à prendre des décisions plus intelligentes et à obtenir de meilleurs scores. Sur le Tour, nous utilisons les données pour gagner quelques fractions de coup, donc imaginez l’impact que les informations fournies par Arccos peuvent avoir pour les joueurs amateurs. »
Ce sont les données qui ont convaincu Matt Fitzpatrick de changer de putter avant la Ryder Cup, où il a été le troisième meilleur joueur des deux équipes sur les greens, puis de remporter le DP World Tour Championship.
À quoi ça sert de driver à 300 mètres si on ne sait pas mettre la balle à moins de six mètres du drapeau au deuxième coup sur un par 4 ?
Yan Massonnat
« Ce type de produit permet de faire un état des lieux, constater les points forts et faibles sans tenir compte de l’avis du joueur, estime Yan Massonnat, ancien « club-maker » sur le circuit européen pour Cleveland et pro au Golf d’Henri Chapelle (Belgique). « Aujourd’hui, j’ai mal putté mais d’habitude, je drive à 300 mètres », à entendre beaucoup de joueurs. Mais à quoi ça sert de driver à 300 mètres si on ne sait pas mettre la balle à moins de six mètres du drapeau au deuxième coup sur un par 4 » ?
Il existait déjà des logiciels dédiés mais grâce aux puces GPS présentes sur les smartphones, de nombreuses applications, gratuites ou non, proposent depuis quelques années de vous y aider.
Un cadet au poignet
Le premier intérêt est d’étalonner ses clubs, ce qui permet de se poser moins de questions sur le parcours, surtout quand une application qui fait aussi GPS (et la plupart le font) vous le préconise automatiquement grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle plus ou moins évolués. « C’est essentiel, or il est très difficile de le faire au practice car souvent les balles ne sont pas d’assez bonne qualité », poursuit en plaisantant celui qui à une époque a caddeyé Raphaël Jacquelin.
On peut aussi le faire, ainsi que rentrer ses scores et obtenir des statistiques plus ou moins détaillées, avec des montres ou boitiers GPS de différentes marques comme Garmin, SkyGolf et Shot Scope. Les modèles connectés comme l’Apple Watch ne sont pas en reste, puisqu’elles peuvent être utilisées avec des applis comme Roundabout ou certains produits tels qu’Arccos.
Cela permet de déterminer sur quels compartiments du jeu il faut travailler sans même voir l’élève.
Yan Massonnat
De nombreux produits ont en effet fait leur apparition, et des progrès sont rapidement survenus. Les premiers modèles avaient par exemple beaucoup de mal à analyser les statistiques au putting, pour la simple et bonne raison que les emplacements des trous ne peuvent pas être détectés automatiquement. Mais tous les fabricants y ont remédié.
La plupart enregistrent la position GPS de chaque coup et la distance parcourue, créent un historique et permettent d’avoir accès à des statistiques de plus en plus riches et que l’on peut partager sur les réseaux sociaux, avec ses amis ou son pro. « Cela permet de déterminer sur quels compartiments du jeu il faut travailler sans même voir l’élève », s’enthousiasme Yan Massonnat.
Photos : Arccos Golf ; Roundabout











