Golf Planète poursuit sa série sur l’étiquette avec un basique que tout golfeur, accompli ou débutant, doit absolument connaître. Ne pas réparer un pitch sur un green ou replacer un divot sur un fairway peut avoir de fâcheuses conséquences sur l’ensemble du parcours.
On a tous au moins une fois eu la malchance de voir sa balle après une magnifique mise en jeu droit comme i finir sa course dans une petite excavation placée sur un fairway, fruit d’un joueur passé précédemment par là et n’ayant pas replacé le fameux divot, cette petite langue d’herbe et de terre arrachée lorsque l’on tape un coup à même le sol. Et comme la règle le stipule, vous devrez jouer votre coup à l’endroit où repose votre balle. Pas évident pour un joueur d’un index moyen de se sortir sans encombre d’une telle situation.
Pourtant l’étiquette de base de tout golfeur veut que l’on repositionne ce même divot, souvent en forme d’escalope plus ou moins longue, une fois le coup joué. C’est d’ailleurs une des premières consignes que l’on apprend quand on est invité à passer la Carte Verte, passeport que tout club de golf qui se respecte doit vous réclamer au moment de payer votre green fee.
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En repositionnant ce divot à son endroit initial, la repousse, surtout au printemps et au début de l’automne, quand la pluie tombe généralement en abondance, s’effectue assez rapidement. C’est moins le cas en été, lors des grosses chaleurs. Le divot aurait alors tendance à sécher avant de pouvoir se réenraciner normalement. Dans ce cas précis, il est ainsi fréquent de « reboucher » son divot avec un mélange de sable, de terre et de graines, une texture fournie très souvent par les clubs (vous savez, ces petits flacons en forme de bouteille placée à l’arrière de la voiturette…)
Bref, n’oubliez jamais qu’un parcours de golf n’est pas exclusif et que de nombreux joueurs passeront derrière vous. Alors autant leur faciliter la tâche en prouvant votre « savoir-vivre » golfique.
Effets dévastateurs
Ce scénario peut quasiment se répéter quand on se trouve sur le green. Mais le terme ici change. On ne parle plus de divot mais de pitch. N’oublions pas que le golf est né en Ecosse. Enfin, c’est ce que tout le monde dit.
On a tous un jour ou l’autre râlé en constatant un green constellé de ces petits trous en forme de cratère laissés par une balle arrivant avec une certaine vélocité de haut en bas. La règle, là encore, veut que l’on relève son pitch une fois le coup joué. Et on nous invite aussi à relever les pitchs alentours, quand des joueurs peu franchement au fait de l’étiquette ne l’auraient pas effectué avant nous.
Grâce à un relève-pitch, outil indispensable qui doit vous accompagner pour chaque partie golf, qu’elle soit amicale ou en compétition, cette opération ne dure que quelques secondes et permet à ceux qui vous suivront dans la journée de bénéficier d’un green « nickel » comme l’on dit. Cela permettra aussi à cette surface certainement la plus manucurée d’un parcours de golf de continuer de « vivre » longtemps. Car, on ne le sait peut-être pas assez, un pitch non relevé immédiatement après peut avoir des effets dévastateurs. Des microbes peuvent en effet dégrader rapidement la matière organique du green et se propager à vitesse grand V.
Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire !










