De retour sur le PGA Tour sans aucune négociation sur une sanction financière « censée faire mal », Brooks Koepka se dit extrêmement reconnaissant et, dans un étrange paradoxe, impatient d’affronter spectateurs, médias et joueurs pour avoir des conversations difficiles qu’il juge indispensables.
Réintégré sur le PGA Tour via le nouveau Returning Member Program, Brooks Koepka s’est dit « extrêmement reconnaissant » de pouvoir revenir malgré une sanction financière qu’il juge « sévère » mais accepte sans broncher.
Il fera son retour fin janvier au Farmers Insurance Open, avant d’enchaîner avec le WM Phoenix Open, où il s’attend à une ambiance particulièrement électrique.
Je comprends parfaitement pourquoi le circuit a pris cette décision : elle est censée faire mal, et ça fait mal, mais je comprends.
Brooks Koepka
Le quintuple vainqueur en Majeurs a accepté un programme unique qui lui impose un don caritatif de 5 millions de dollars, la perte de l’accès aux attributions de captial pendant cinq ans et l’absence de bonus FedExCup en 2026, pour un manque à gagner potentiel de plus de 50 millions de dollars.
« Il n’y a pas eu de négociation, a-t‑il expliqué à l’Associated Press à propos de son échange avec Brian Rolapp. Je comprends parfaitement pourquoi le circuit a pris cette décision : elle est censée faire mal, et ça fait mal, mais je comprends. Ce n’est pas censé être un chemin facile. Beaucoup de gens ont été blessés par mon départ, et je comprends que cela fait partie du processus. »
Des conversations difficiles… qu’il veut avoir
Conscient d’avoir blessé certains collègues en partant pour le LIV Golf, Brooks Koepka admet : « J’ai beaucoup de travail à faire avec certains joueurs. Il y a certainement des gars qui sont contents, et certainement des gars qui seront en colère, a-t-il ajouté. Si quelqu’un est contrarié, je dois reconstruire ces relations. »
Il se prépare à une première semaine tendue. « Il y a beaucoup plus à faire que simplement jouer au golf, poursuit-il. Gérer les médias, gérer les joueurs, puis avoir certaines conversations difficiles. Mais j’ai hâte d’y être. Suis-je nerveux ? Oui. Suis-je enthousiaste ? Oui. D’une manière étrange, j’ai envie d’avoir ces conversations. »
Brooks Koepka sait aussi que son retour sera scruté par les spectateurs, notamment au bouillant 16 du TPC Scottsdale. Loin de redouter cette atmosphère, il assure : « Je peux gérer ça. J’aime le public, et j’espère que tout le monde sera content de me voir. Ils ne peuvent pas m’en vouloir éternellement. »
Photo : Stuart Franklin / Getty / AFP






