Vainqueur de l’U.S. Open 2019, opéré d’une tumeur au cerveau en septembre 2023, Gary Woodland, revenu à la compétition au début de l’année 2024, a avoué lors d’une interview très émouvante sur Golf Channel souffrir de stress post-traumatique.
Bien qu’il soit guéri d’un cancer au cerveau, Gary Woodland n’a pas repris une vie complètement normale. Le lauréat de l’U.S. Open 2019 à Pebble Beach a ainsi déclaré qu’il souffrait de troubles de stress post-traumatique (TSPT) à la suite de sa chirurgie cérébrale en 2023. « Je ne peux plus gaspiller d’énergie à le cacher » a-t-il soufflé, très ému, sur Golf Channel.
Gary Woodland sits down with Rex Hoggard to discuss his struggle with PTSD following brain surgery in September of 2023. pic.twitter.com/zf7A3EFulk
— Golf Channel (@GolfChannel) March 10, 2026
« Chaque semaine, je sors et tout le monde est tellement excité et heureux que je sois de retour, souligne-t-il. Je suis reconnaissant de tout cet amour et ce soutien, mais à l’intérieur, j’ai l’impression que je meurs. J’ai l’impression de vivre un mensonge. Et je ne veux plus gaspiller mon énergie avec ça. Je veux concentrer mon énergie sur moi et ma guérison, mes rêves, ma famille. Je ne veux pas gaspiller d’énergie à cacher cela. »
Pleurer au recording, courir vers ma voiture pour me cacher parce que j’ai peur… Je ne veux plus vivre comme ça.
Gary Woodland
Durant cet entretien, le golfeur américain âgé de 41 ans a délivré une terrible anecdote. Engagé sur le Procore Championship, un tournoi de « préparation » pour la Ryder Cup fin septembre à Bethpage dont il était l’un des vice-capitaines, Woodland a raconté qu’il ne se souvenait plus de ce qu’il avait fait quelques minutes plus tôt.
« Je ne me souvenais plus de ce que je faisais. Ma vue a commencé à devenir floue. Et un trou plus tard, j’ai dit à mon caddie : « Je ne peux pas gérer ça. » J’ai commencé à pleurer en plein milieu du fairway. Je n’ai pas pu frapper la balle. »
« Il y a des jours où c’est difficile, ajoute-t-il, la voix tremblante. Pleurer au recording, courir vers ma voiture pour me cacher parce que j’ai peur… Je ne veux plus vivre comme ça. Si je ressens quelque chose, je veux le laisser sortir, le laisser aller. »
Soutenu sans relâche par le PGA Tour
Présent cette semaine au Players Championship, Gary Woodland est suivi de près par le PGA Tour, notamment via un protocole qui vise à garantir sa sécurité quand il se trouve sur le parcours. Le fait de poursuivre sa carrière au plus haut niveau, malgré ces symptômes, lui permet apparemment à « tenir le coup. »
« Les médecins ont dit qu’idéalement, je ne devrais pas jouer, conclut-il. Je ne devrais probablement pas évoluer dans un environnement stressant et surstimulant. Mais le golf, c’est ma vie. Mon rêve. Peu importe à quel point c’est difficile, je veux continuer à jouer. »
Un chien pour l’aider
On a appris également que pour se sentir mieux l’Américain allait certainement être accompagné d’un animal de compagnie (un “service dog” comme le désigne les médecins outre-atlantique). Utiliséeà des fins thérapeutique, la présence d’un chien dans l’environnement proche d’une personne souffrant de maladie mentale participe à l’amélioration de son état psychologique.
Photo : Logan Whitton / Getty Images / AFP














