La météo s’annonce idéale à Augusta. Le spectacle promet d’être au rendez-vous à Augusta, mais il n’est pas sûr pour autant que l’on assiste à une pluie de birdies et d’eagles. Car les organisateurs peuvent corser la difficulté, notamment sur les greens. Les joueurs s’y préparent…
De notre envoyé spécial à Augusta
La lumière était déjà sublime ce jeudi matin lors de la traditionnelle cérémonie des ‘honorary starters’. Un Masters sous le soleil, c’est déjà un très bonne nouvelle pour le plaisir visuel. Et ce sera le cas tout au long de la semaine. Les prévisions sont claires : aucune menace de pluie. Surtout, un ciel radieux devrait accompagner les 91 invités de cette 90e édition. Il y aura du vent surtout lors des deux premiers tours, mais l’anémomètre devrait être assez calme ce week-end. Et dimanche, il va faire chaud.
Alors, les joueurs vont-ils en profiter pour agresser le parcours ? Le score du vainqueur pourrait-il être bas ? Sans doute pas. Jon Rahm envisage même un lauréat avec un score inférieur à -10…
« Le parcours est dans un état tellement parfait et en si bonne santé que les organisateurs pourraient en faire un Masters où le vainqueur termine à −6 ou −7, avec cette météo parfaite. S’ils choisissent de rendre le parcours ferme et difficile. »
Je m’attends à devoir putter très souvent à 15 mètres du drapeau
Bryson DeChambeau
« C’est déjà ferme et rapide. Et ça va le devenir de plus en plus tout au long de la semaine. Ces greens vont être très difficiles à apprivoiser. Je m’attends à devoir viser des zones éloignées du drapeau sur les greens et à devoir putter régulièrement à une quinzaine de mètres », anticipe Bryson DeChambeau.
Scottie Scheffler va dans le même sens. « J’imagine qu’Augusta va vouloir des greens très, très rapides avec cette belle météo. Ça prend une belle tournure. Avec aussi un peu de vent depuis le début de la semaine, cela s’annonce un Masters idéal. Ce sont les meilleurs conditions que j’ai vues à la veille d’un Masters depuis très longtemps. Et ce sont aussi sans douter les plus dures. Le challenge sera exigeant mais excitant à relever. »
Ce sont les meilleures conditions possibles pour un Masters, mais aussi les plus dures
Scottie Scheffler
Mercredi lors de sa traditionnelle conférence de presse d’avant-tournoi, le président d’Augusta National Golf Club, Fred Ridley, avait déjà planté le décor. « Je tiens à souligner l’excellent travail de Brent Seyer (directeur de l’agronomie à Augusta) et de son équipe dans la préparation du parcours pour le tournoi. Bien que nous ayons eu des épisodes de glace et de neige cet automne, son état est impeccable et prêt pour le début du tournoi. »
Vainqueur du Masters 2020 joué en novembre, Dustin Johnson sait que son record de -20, le score le plus bas pour un lauréat, ne sera pas menacé. « Le parcours ‘joue plus dur’ avec des conditions fermes et rapides. Les zones d’atterrissage deviennent très petites quand c’est ferme. »
Un autre ancien vainqueur, Charl Schwartzel, est encore plus catégorique : « Avec ces conditions sèches et rapides, je ne vois pas les joueurs attaquer beaucoup. Cette année, le parcours va vraiment montrer ses crocs. »
Photo by Hector Vivas / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP















