Thomas Levet nous dévoile son plan de travail avec Mathilda Cappeliez : « Remettre la tête du joueur sur ses épaules »

4 novembre 2019

Thomas Levet nous accueille au club-house du golf du RCF la Boulie, quelques jours seulement après sa première victoire sur le circuit professionnel senior Staysure à Coventry en Angleterre. Un lieu rêvé pour faire un point à la fois sur son activité de joueur professionnel et plus récemment de coach, en présence de Mathilda Cappeliez, jeune joueuse professionnelle, un des meilleurs espoirs français, (ambassadrice de la marque Évian) dont il s’occupe. Histoire de croiser les fers entre l’ancienne et la nouvelle génération…

Bonjour Thomas et merci de nous accueillir dans ton club d’attache

Thomas Levet : Ici à la Boulie, c’est ma maison ! C’est chaque fois avec émotion et plaisir que je m’y réfugie.

Tu reviens d’Angleterre. Félicitations tout d’abord pour ta victoire sur ce territoire que tu connais bien et sur lequel tu as souvent réussi. Tu t’y sens bien de l’autre côté de la Manche ?

Thomas Levet : Oui, c’est ma 3ème ou 4ème victoire là -bas. Je ne sais plus, quelque chose comme çà. C’est une grande nation du golf. Et j’ai la chance de tomber sur des parcours que j’aime bien : donc cela se passe bien.

Victoire attendue sur ce circuit senior ?

Thomas Levet : Effectivement, cela fait quelques semaines que ça chauffait. À l’entraînement, je jouais bien depuis le début de l’année.  Je sentais que cela allait tomber à un moment. Il fallait simplement rester calme. Il faut noter que les parcours sur le circuit senior sont plus faciles, parce qu’il y a moins de rough. Et moi j’ai l’habitude de jouer des parcours difficiles près de chez moi en Floride. Et la frustration, c’est de se dire, je ne joue pas -5 ou -6 alors que j’ai la possibilité de les exploser ces parcours.
Quand je réalise un score de -2, je sors très frustré. J’ai eu du mal à assimiler cela au début. Alors je me suis dit : joue ton jeu, reste calme… Ce qui m’a permis de me hisser pendant trois semaines de suite en bonne position, au moins une fois en tête dans le tournoi. J’ai fini par avoir un peu de réussite au bon moment. Le putter s’est bien comporté le dernier jour en Angleterre. Et puis voilà, tout s’est bien terminé, par une victoire !

Pour arriver à ce niveau de performance et de résultat, tu as donc ton camp de base en Floride, où Mathilda Cappeliez est venu te rejoindre cet été entre deux tournois aux USA ; elle doit aussi t’y retrouver prochainement. Mathilda, peux-tu nous parler de ta vie de jeune joueuse professionnelle et de la genèse de ta rencontre avec Thomas. Quelle a été la démarche ?

Mathilda Cappeliez : J’ai commencé sur le circuit professionnel cette année. Après les cartes, j’avais fait une grosse coupure avec le golf. J’avais besoin de prendre des vacances. Et j’ai coupé pendant un mois. C’était les vacances d’hiver, il n’y avait pas grand-chose à faire. J’ai commis une erreur, parce-que je suis revenue de là, en repartant de très bas. Ce fut très difficile de remonter la pente. J’étais mal moralement, malgré tous les efforts que je déployais, de me voir jouer comme çà. Vraiment j’en avais « marre de galérer ». Heureusement, je bénéficiais du soutien de la Fédération, sur le plan financier d’une part, mais je savais que j’avais aussi la possibilité d’aller consulter soit Thomas, soit Patricia (Meunier-Lebouc) ou tout autre intervenant fédéral pour m’aider ou pour améliorer mon jeu. Je connaissais bien Patricia, puisqu’on avait déjà travaillé ensemble. Mais j’avais envie de voir autre chose, en particulier de voir ce que Thomas pouvait m’apporter. En fait, j’avais très mal entamé ma saison, et plusieurs compartiments de mon jeu n’étaient plus là.

Et toi Thomas, comment as-tu vécu cette rencontre ?

Thomas Levet : Mathilda m’a appelé, je l’ai tout de suite accueilli.
Pour que cela marche entre un coach et un joueur, il est préférable que ce soit le joueur qui fasse la démarche, et non l’inverse. Tu ne peux pas dire à untel : « Tiens, viens me voir, je vais te prendre en main et te faire devenir Champion du monde ». Ce n’est pas possible.

Au mois de mars dernier, Mathilda est venu me voir. Je la connaissais peu. Son jeu, ses résultats étaient très intéressants. Mais effectivement, elle était dans une passe difficile. Dans ces moments caractéristiques de doutes et parfois même de mauvais résultats, il faut accepter de traverser ces périodes où tu ne joues pas comme il faut, où tu es en proie au doute justement, et faire en sorte qu’elles te permettent de rebondir et surtout de te remettre en question.

Aucun joueur n’est épargné par ces moments compliqués. Dans une carrière de sportif de haut niveau, ce n’est jamais rectiligne. Il y a des moments où tu dois accepter de redescendre pour remonter plus haut. Et lorsqu’on a joué ensemble la première fois, nous avons immédiatement fait un bilan de ce qu’elle savait faire, et avons procédé à un état des lieux. J’ai pu examiner de près l’ensemble de son jeu et aborder aussi l’aspect mental.

D’un point de vue technique, je dois dire qu’elle est dotée d’une grosse puissance naturelle (et çà c’est une bonne chose, puisque tu n’as pas spécialement besoin de le travailler), que son putting est excellent, il n’y avait pas grand-chose à toucher de ce côté-là. Cela fait partie de ses points forts. Nous avons juste rectifié un petit mouvement parasite pour bien caler de façon systématique son putter avant de le mettre en mouvement. Un simple ajustement : on n’a rien changé à sa technique, rien du tout. Ensuite, dans l’état du jeu en général, dans le long jeu précisément, il y avait beaucoup d’irrégularités. Il a fallu faire des choix. Au départ on a travaillé la position d’adresse, les bases de l’alignement…

Quand tu es un bon joueur, tu tapes des balles, et au bout d’un moment, il y a une tendance qui se met en place. Et comme tu es plutôt habile avec le club, tu joues avec cette tendance, et subitement elle se déforme, et là tu ne t’en sors plus.

Eh bien, Mathilda était à ce moment-là dans une mauvaise situation ; c’est-à-dire le moment où elle pensait faire des trucs pas si mal. C’est vrai que ce n’était pas loin de la vérité, mais cela n’allait pas.

Une passe négative que tous les champions ont connu

La difficulté pour Mathilda, étant donné son mauvais début de saison, c’est qu’elle avait des images négatives dans la tête, qui ont entraîné ces irrégularités énormes, nuisibles et fréquentes en compétition. Mais cette passe négative, on l’a tous connu dans la compétition à haut niveau. Je me rappelle parfois, je me mettais à l’adresse à certains moments. Et mince, le fairway, il n’y en avait plus !… Tu sais, tu es comme dans un tunnel, et le tunnel se referme. Tu peux passer toute une saison avec cette vision de mauvais coups qui te hantent et te perturbent. Quand tu te retrouves dans ce genre de situation, après, c’est très difficile d’en sortir.

Maintenant, il n’y a pas de secret. Il va falloir profiter de la période de novembre à janvier pour bosser, éliminer ces coups qui posent problème. Et puis derrière, çà devrait bien se passer… On devra travailler bien sûr des séances extra golf, consacré au mental, et à la façon de repenser les coups… Comme c’est le cas par ailleurs pour un jeune joueur amateur dont je m’occupe aussi, Charles Larcelet.
Je suis confiant pour Mathilda. Elle possède une volonté énorme. Avec toutes ses qualités, elle peut vraiment bien travailler. Ensuite au niveau régularité, quand elle s’y met, elle est capable d’atteindre un bon niveau.

Son défaut, de temps en temps, elle décroche sur un coup. Et là, même elle est surprise, parce-que la préparation, le mouvement…, tout est la même chose, mais son coup part (je ne dis pas « en sucette » parce-que c’est une bonne joueuse), mais il ne part pas du tout à l’endroit qui est prévu… Et là on a l’impression de revenir 5 mois en arrière. C’est le petit coup fatal.
Pour ma part, en comparaison, dans une partie, je vais taper moins de très bons coups qu’elle, mais je vais produire moins de très mauvais. Alors, c’est peut-être moyen, il y a moins d’exploits, moins d’erreur, mais à la fin, cela me permet de scorer plus facilement. Parce que aucune image négative ne vient à mon esprit. Naturellement, je vais me servir de mon expérience pour la lui transmettre…
On va partager des situations vécues et faire des exercices très simples pour améliorer son mental.

Par exemple, lorsqu’elle s’apprête à jouer un coup, parfois je m’aperçois qu’elle cogite fortement, alors je l’interromps et je l’interroge. J’ai besoin de la faire parler : « Vas-y, dis-moi ce que tu as dans la tête. Exprime-moi précisément quel est le fond de ta pensée ?… »

Je l’aide à contrôler ses pensées positives et à faire disparaître, sinon ressortir ses pensées négatives.

Ce qu’il faut noter, c’est qu’un bon joueur, en moyenne, joue de très bons coups. Et il n’y a que lui qui peut se mettre le doute sur un coup, assez facile. Nombreux sont les joueurs qui pensent qu’ils jouent beaucoup moins bien que ce qu’ils font. Par exemple, ils se mettent à l’adresse en plein milieu du fairway avec un fer 7 en main, et tout d’un coup le green leur apparaît…, pas plus grand que ma casquette.
Alors j’interviens et je dis : «  Regarde ce qui se passe ! Observe bien le green et le drapeau. Tu as 15m devant, 15m derrière, 15m à gauche, et 15m à droite. Ça va aller, non ? Tu es assez bon pour la mettre là, non ? ».

En fin de compte tu dois t’efforcer de viser le bon endroit. Tu n’as pas besoin de la taper à un mètre du trou : quatre mètres, ça suffit, et tu vas rentrer le putt… Le processus, c’est de remettre la tête du joueur sur ses épaules, lui faire prendre conscience que la terre ne va pas s’arrêter de tourner pour un coup de golf, qu’un putt d’un mètre, c’est pas si compliqué pour son niveau de jeu, que mettre la balle sur un green avec un fer 7, c’est tout à fait normal. Que la mettre à côté du drapeau, là c’est exceptionnel, certes (mais la chance peut parfois être provoquée !). Quand le drapeau est bien placé, on peut la mettre près du trou. Quand il est mal placé, il faut accepter de mettre la balle un peu plus loin et de jouer le coup avec ses moyens…

L’avantage d’être femme

Ses phases-là, je les connais. On passe tous par ces moments de réflexion, moi le premier. Alors il faut bien sûr travailler les points techniques dans la période hivernale. C’est forcément plus simple qu’en milieu de saison. C’est primordial de mettre au point les bases techniques, les fondamentaux, des choses simples. Plus c’est simple, plus ce sera efficace sous pression. Avec Mathilda justement, cela a bien marché de ce côté-là puisqu’elle s’est mise à rejouer sous le par.

L’avantage d’être une femme, c’est qu’elle peut travailler variablement sur des départs avancés ou reculés, à sa guise. Ce qui lui donne une panoplie de parcours à jouer, interchangeables en termes de difficulté. Elle peut tout aussi bien jouer des parcours en prenant des départs Femmes ou Hommes.

Et donc, selon l’endroit où elle va s’entraîner, elle peut varier les configurations de jeu. Si elle veut se mettre en mode US Open, elle peut essayer de s’entraîner en jouant des back tees. Et là, elle peut se mettre à travailler tous les longs fers, les bois…de façon à augmenter son répertoire de coups.

Si elle veut travailler les wedges, elle va jouer des départs les plus avancés, et ainsi de suite. Ce qu’un homme ne peut pas faire en revanche, s’il veut travailler les longs fers, il ne pourra que s’exercer sur les Par 5. Si on prend le cas de Charles Larcelet au trou No 18 de l’Albatros par exemple, je l’ai vu taper fer 3 et fer 6 seulement pour arriver plein green. A 440 mètres. Bon OK. Il n’a pas d’autres alternatives…Il va aller les chercher où les longs fers ? Au départ du trou No 14. Et encore… L’avantage d’être une femme, c’est qu’elle peut vraiment varier ses entraînements…

Quel sera le programme pour vous deux à présent ?

Thomas Levet : Mathilda va venir s’entraîner avec moi en Floride. J’aurai pour ma part le passage des cartes, nous aurons 2 semaines pleines à consacrer, après quoi j’aurai quelques engagements avec des sponsors. Donc nous pourrons bien travailler, et surtout mettre en place un plan d’attaque pour la saison prochaine… Quand on joue ensemble, c’est vraiment profitable pour nous deux, parce-que je reste attentif à ce qu’elle fait, mais en même temps je reste concentré sur mon jeu. C’est intéressant. Evidemment, je n’ai pas envie de perdre et je dois rester focus sur mon jeu en parallèle. Ceci dit, je n’ai plus 20 ans ; mon temps d’entraînement diffère quelque peu car je peux enchaîner 2 ou 3 journées intensément. Mais pas plus physiquement. Le temps de récupération n’est pas le même chez un senior bien sûr. Que je joue avec elle ou non, mon rôle sera d’observer quotidiennement son jeu, de voir comment ca se passe, suivre avec attention son comportement, sa façon d’aborder les coups, de pouvoir analyser son jeu, l’éclairer sur ses questionnements, voire d’effectuer quelques démonstrations. Et ça, elle l’apprécie bien. Quand il y a un coup qui pose problème, la plupart du temps, je sais lui montrer et lui apporter une solution immédiate.
De temps en temps, on ne réalise pas qu’on peut pousser un coup un peu plus loin que ce qu’on sait faire. D’où l’intérêt que je lui montre certaines subtilités du jeu… Cela lui permet de pouvoir mieux visualiser certains coups de golf. Si elle élargit sa panoplie de coups, elle sera forcément plus à l’aise, quelles que soient ses situations de jeu en compétition.

Mathilda, quelles sont tes sentiments dans cette collaboration avec Thomas ?

Mathilda Cappeliez : Tout d’abord, je dois dire que j’ai beaucoup de chance qu’il puisse m’accueillir quand j’en ai besoin. Surtout aujourd’hui pour m’aider à repartir sur des bonnes bases alors que mon jeu se dérègle ou que je n’obtiens pas de résultats à la hauteur de mes ambitions, et que je perds ma sérénité. Thomas m’apporte vraiment de bonnes choses à partir de son expérience, d’explorer en détail mon potentiel, de mesurer ce que je peux prétendre ou espérer. C’est très important pour moi. Thomas est quelqu’un de très positif. Il a toujours le sourire ; c’est vraiment agréable de travailler avec lui. Et c’est toujours dans la bonne humeur. Cela ne peut qu’être profitable.

Thomas Levet : Quand je m’occupe de Mathilda ou de Charles, moi ce que j’essaie de leur transmettre, c’est qu’on a un bureau qui est superbe, et que le jour où ce bureau-là ne te plaît pas, c’est qu’il y a autre chose qui ne va pas, dans la vie. Il faut bien avoir conscience que notre job est exceptionnel. Et il ne faut pas oublier que c’est notre passion aussi.

Mathilda Cappeliez : J’ai pu bien sûr me rendre compte à quel point Thomas aime bien ce qu’il fait et j’ai tout de suite senti que Thomas était dévoué à bien aider les jeunes comme moi. Il adore partager, et c’est super !

On s’entraîne dans d’excellentes conditions en Floride, ce n’est pas déplaisant. J’apprends avec lui autant sur le plan technique ou tactique, mais aussi sur le plan mental, notamment pour regagner en sérénité.

Alors Thomas, à présent, quand on a été joueur de la Ryder Cup, quand on a été vainqueur en Ryder Cup, et quand on a été Ambassadeur de la Ryder Cup, Thomas, qu’est-ce qui reste, que peut-on espérer ensuite ? Devenir un jour Capitaine ?

Thomas Levet : Non, capitaine ce ne sera pas possible, Ce qui reste, c’est vraiment une belle expérience. Comme j’ai dit à la Fédération ou dans les médias, je pense être toujours d’actualité et d’être en mesure de transmettre le bon message. Aider les jeunes générations à se projeter dans une carrière de golfeur ambitieux en tenant compte de l’évolution du jeu, des contraintes de la modernité de notre sport et de ses exigences physiques, techniques et mentales… Le Tiger Woods des années à venir ne sera pas le même que celui que l’on connaît. Il sera encore plus fort. Compte tenu des armes dont on dispose actuellement, des outils technologiques, des trackmans, des analyseurs, des GPS, des statistiques… Le Champion 2030 sera certainement plus technique, plus précis, plus régulier et encore plus puissant. Il est indéniable que les joueurs professionnels ont aujourd’hui plus d’outils qu’avant. On n’arrête pas le progrès. Le niveau moyen du circuit va encore s’élever, avec davantage de bons joueurs. Il faut imaginer un Tiger Woods XXL.

Thomas dernière question, quelle observation fais-tu du niveau de jeu du circuit professionnel féminin, en comparaison au circuit masculin ?

Thomas Levet : J’ai pu suivre le circuit féminin et m’y intéresser d’autant plus que j’ai commenté plusieurs fois l’Evian Championship. Chez les filles, j’ai pu constater qu’elles sont beaucoup plus régulières que les garçons. Au niveau putting, elles sont aussi fortes, parfois mêmes meilleures. Mais par contre, elles ont du mal à sortir du « livre » – ce que j’appelle le livre de la technique…

Tu veux dire qu’elles manquent de créativité ?

Thomas Levet : Non, la créativité, elles en ont mais elles n’osent pas la sortir. Sans doute qu’elles n’en usent pas autant que les garçons. Sur le plan de la confiance, elles me paraissent meilleures que les garçons.
Néanmoins, je suis surpris qu’aucune fille ne se soit orientée vers les longs putters. Chez les garçons, il y en a plein. Pourquoi ? Parce -que le reste du circuit ne joue pas avec ? C’est surprenant, n’est-ce pas ?
Pourtant, je suis certain que si la n°1 mondiale se met à jouer avec le long putter demain, il y en a 50 qui s’y mettent… Je ne dis pas que le long putter, c’est mieux ou moins bien, mais elles ont du mal à sortir de leur schéma classique

Les joueurs asiatiques ? De belles réussites mais aussi des échecs énormes

Que penses-tu de l’évolution du niveau des joueuses asiatiques et en particulier des joueuses coréennes ?

Thomas Levet : Tout d’abord, c’est une question de culture. Les filles n’y sont pas considérées comme les garçons. La tendance chez les Coréennes en général, c’est que les parents n’hésitent pas à sacrifier leurs enfants. Dès leur plus jeune âge, les filles vont s’astreindre à un programme d’entraînement très intensif. C’est la loi du surentrainement. Les parents les poussent à bout pour réussir. Alors elles parviennent à obtenir de très bons résultats ; c’est vrai mais dans le lot, il y a des échecs monumentaux aussi.

Chez les filles, j’ai pu constater qu’il y a plus de place et d’opportunités pour elles que pour les garçons. Même au sein des université américaines, c’est bouché pour les garçons. C’est plein à craquer, tu as du mal à rentrer. En revanche, le champ est plus dégagé chez les filles…

Moi j’en vois beaucoup, de jeunes Coréens qui viennent s’entraîner en Floride. On note de belles réussites, mais aussi des échecs énormes.

Propos recueillis par Philippe Bersol pour Golf Planète et Golf Premium

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