Leader de la Race to Dubaï sur le DP World Tour, Patrick Reed fait indiscutablement partie de cette quinzaine de favoris susceptibles d’endosser la veste verte dimanche soir. Tout en ayant hâte de revenir sur le PGA Tour, le meilleur circuit du monde selon lui.
L.V.
Il n’a plus joué en compétition depuis le Joburg Open, le 8 mars dernier, sur le DP World Tour. En prenant la 10e place du tournoi, le Texan bouclait là un trimestre de feu sur le Tour européen avec aucun échec en six tournois joués au compteur mais surtout deux victoires, une en Rolex Series (Hero Dubaï Desert Classic), l’autre au Qatar Masters.
Entre ces deux rendez-vous, il s’était incliné en play-off au Bahraïn Championship. Un sans-faute donc – 29e est son plus mauvais classement enregistré, au SA Open le 1er mars – qui traduit ici sa volonté manifeste de redevenir l’un des meilleurs joueurs de la planète, après un « intermède très lucratif » de quatre ans sur le LIV Golf.
Et pour cela, il se doit de revenir sur le PGA Tour. Via la Race to Dubaï justement où il trône en tête avec 2 340,42 points, soit 466,49 pts d’avance sur le Sud-Africain Jayden Schaper, lui aussi double vainqueur dans cet exercice 2025-26. Rappelons que les dix premiers non-exemptés évolueront sur le Circuit US en 2027.
Quand on y regarde de plus près, les meilleurs joueurs du monde et les plateaux les plus relevés, du débutant au plus jeune, se trouvent sur le PGA Tour.
Patrick Reed
« Je suis évidemment ravi de revenir sur le PGA Tour, souffle en conférence de presse le vainqueur du Masters 2018. Je l’ai toujours su (même quand il évoluait sur le LIV Golf ?). Quand on y regarde de plus près, les meilleurs joueurs du monde et les plateaux les plus relevés, du débutant au plus jeune, se trouvent sur le PGA Tour. J’ai joué sur tous les circuits. J’ai joué sur chacun d’eux. C’est l’un de ces endroits où, à mon avis, nous pouvons affronter les meilleurs joueurs année après année, semaine après semaine. »
« Mais en même temps, pouvoir passer plus de temps près de chez moi me permet de passer plus de temps avec les enfants, ajoute-t-il sur une note plus personnelle avant d’enchainer sur son expérience à la fois sur le DP World Tour mais aussi sur le LIV Golf. Ma fille a maintenant onze ans et mon fils huit. Le temps passe si vite ! Je veux vraiment les voir grandir et être plus présent à la maison, tout en continuant à jouer contre les meilleurs. Mais je ne regrette nullement mon choix. Quand je voyage, je suis du genre à reprendre mes habitudes, à manger ce qu’on connaît et à repartir. Moi, j’aime découvrir les spécialités locales et m’immerger dans la culture. Avoir la chance de jouer à l’international, de vivre pleinement l’expérience des cultures, des cuisines, des régions, des lieux, c’est quelque chose qui me correspond vraiment, et c’est pour ça que j’adore voyager et jouer partout dans le monde. »
Toutes ces montées d’adrénaline, ces situations… C’était comme retrouver les sensations du golf d’antan, cette lutte acharnée.
En manque de l’adrénaline du PGA Tour
Décidé à revenir sur le circuit de ses débuts sans passe-droit, il ne souhaite pas bénéficier des faveurs faites à Brooks Koepka, un autre banni du LIV de retour au bercail. Ses résultats du début de saison sur le DP World Tour (voir plus haut) lui garantissent quasiment d’être dans le top 10 du DP World Tour en fin d’année et de récupérer un droit de jeu sur le PGA Tour.
« Quand vous êtes le dernier sur le tee de départ. Vous vous dirigez vers le tee, votre nom est annoncé en dernier, et vous avez déjà perdu la tête du classement parce qu’un joueur est à -5 après 8 trous. Toutes ces montées d’adrénaline, ces situations… C’était comme retrouver les sensations du golf d’antan, cette lutte acharnée non seulement contre soi-même, mais aussi contre les autres joueurs du classement. Personnellement, je voulais retrouver ça, cette adrénaline, ces sensations, surtout après mes trois dernières semaines de jeu. »
Détrôner Rory McIlroy à la Race
Même s’il n’a pas dévoilé son calendrier à venir après Augusta – il est de toute façon interdit de PGA Tour jusqu’au 26 août 2026 – on le reverra très bientôt sur le Tour européen où, même s’il ne l’a officiellement pas avoué, il vise la place de n°1, trustée depuis 2022 maintenant par Rory McIlroy.
« Nous avons examiné le calendrier et, évidemment, déterminé quand et où mes déplacements auront lieu à l’étranger, conclut-il. Cette année sera évidemment une exception. Comme je joue pour le DPWT, je serai là-bas toute l’année pour soutenir leur tournée. J’ai hâte de rejouer avec eux et de retrouver tout le monde là-bas. En même temps, c’est le genre de choses que, quand je suis à la maison, on apprécie d’autant plus, car ces périodes de trois semaines d’entraînement sont forcément spéciales et agréables. »
Photo : Masters Tournament












