Lors d’un échange avec ses fans sur Instagram, Ian Poulter s’est exprimé sans filtre sur plusieurs sujets brûlants : Ryder Cup, amendes du DP World Tour, LIV Golf et même une possible présence à The Open.
Ian Poulter n’a pas sa langue dans sa poche. Lors d’une session de questions-réponses avec ses fans sur Instagram, l’Anglais a livré plusieurs déclarations franches sur sa situation actuelle, entre son avenir en Ryder Cup, son conflit avec le DP World Tour et son engagement sur le LIV Golf.
Figure marquante de la Ryder Cup ces deux dernières décennies, Poulter n’a pas caché son amertume quant à son avenir dans la compétition. Interrogé sur une éventuelle place de capitaine européen, le joueur de 49 ans a reconnu que la porte semblait fermée. « Je pense qu’ils ne veulent pas de moi, a-t-il répondu. J’ai essayé mais ils n’ont pas répondu. C’est dommage, car ils savent ce que la Ryder Cup a représenté pour moi au fil des années. »
Malgré tout, l’Anglais assure qu’il ne compte pas renoncer au LIV Golf dans l’espoir de se rapprocher du circuit européen et de l’épreuve biennale. « Je ne vais pas quitter le LIV simplement pour essayer d’obtenir le poste de capitaine », a-t-il affirmé. Avant de rappeler que « deux joueurs du LIV ont déjà joué une Ryder Cup après avoir rejoint le circuit », ajoutant : « Je ne comprends pas la différence. »
S’il se montre critique envers les instances européennes, Poulter n’a en revanche pas manqué de saluer le travail de Luke Donald. « Luke a fait un travail incroyable », a-t-il expliqué, se disant convaincu qu’il « fera encore du très bon travail à Adare Manor. »
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1,1 million de dollars d’amendes
Le joueur du LIV Golf a également évoqué sa situation avec le DP World Tour. Poulter a confirmé qu’il n’avait toujours pas réglé les amendes infligées pour sa participation aux premiers événements du circuit saoudien. « Je dois encore 1,1 million de dollars d’amendes pour avoir joué les huit premiers tournois du LIV », a-t-il reconnu.
Une situation qui l’empêche aujourd’hui de revenir sur le circuit européen. « Je ne suis plus membre du DP World Tour. Même si je recevais une invitation, je ne pourrais pas jouer tant que ces amendes ne sont pas payées », a-t-il expliqué.
Au cours de cet échange, l’Anglais a aussi livré son point de vue sur les choix stratégiques du circuit européen ces dernières années. Selon lui, le DP World Tour aurait pu suivre une autre voie. « Le circuit européen avait reçu une offre du PIF en 2021 et ils n’y ont jamais répondu, a-t-il affirmé. J’espère qu’ils ne se feront pas abandonner par le PGA Tour lorsque ce contrat arrivera à expiration, parce que les rumeurs ne sont pas très bonnes. »
Poulter s’inquiète notamment de l’avenir économique du circuit. « J’espère qu’ils ne devront pas céder une grande partie de la Ryder Cup, qui est la seule chose qui rapporte réellement de l’argent dans ce business, a-t-il ajouté. Avoir le plus grand investisseur du monde derrière le golf serait bon pour tout le monde. »
Peut-être à The Open… comme caddie
S’il ne devrait pas être présent à The Open cette année en tant que joueur, Poulter pourrait toutefois fouler les fairways de Royal Birkdale d’une autre manière. L’Anglais a en effet révélé qu’il serait prêt à porter le sac de son fils Luke si celui-ci se qualifie pour le tournoi. « Si Luke se qualifie, je serai son caddie à The Open », a-t-il expliqué. Les deux hommes avaient déjà tenté leur chance ensemble lors des qualifications l’an dernier, sans succès.
Un scénario qui offrirait une apparition inattendue pour celui que les fans européens surnomment toujours le « Postman ». En attendant, Poulter poursuit sa saison sur LIV Golf, où il a assuré à un fan qu’il « ne sera pas relégué », malgré un début d’année discret.
©Lionel BONAVENTURE / AFP













