Des tests montrent que certaines substances « étrangères » peuvent améliorer la précision et la distance mais leurs effets restent variables, et leur usage est interdit en compétition.
Qu’il s’agisse d’huile en spray, de vaseline ou d’autres lubrifiants « magiques », quand elles sont appliquées sur la face d’un club, de telles substances dites étrangères peuvent, dans certains cas, améliorer la précision et la distance.
En réduisant la friction à l’impact et le spin, elles aident parfois une balle à partir plus droit et à moins dévier, ce qui peut se traduire par un meilleur contrôle et quelques mètres supplémentaires.
Serait-ce la raison pour laquelle Min Woo Lee (photo), alias Le Chef, utilise l’expression « let him cook » (laissez-le mijoter) ?
You forgot NoSlice & Butter 🧈 but I found ours from back in 2011 if you wanted to check it out 😉
— MYGOLFSPY (@MyGolfSpy) December 19, 2022
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Et si vous mettiez de l’huile dans les rouages de votre jeu ?
Le test mené par MyGolfSpy montre toutefois que l’effet dépend beaucoup du joueur, du contact et du produit. Chez certains testeurs, la balle a mieux tenu la ligne et le résultat global a été meilleur (jusqu’à 37% gagnés en précision au drive) ; chez d’autres, le gain n’a pas été aussi net.
Golf Digest a lui aussi testé cette vieille idée reçue, et son enquête pointe la même réalité : quand l’effet est positif, il peut aider à la fois la portée et la tenue de trajectoire, mais ce bénéfice n’est ni garanti ni identique pour tout le monde ni toutes les substances.
Au fond, il ne s’agit pas d’une recette miracle mais d’un bricolage à effet variable.
Des substances interdites
Malgré cela et l’absence de preuves, le sujet revient régulièrement dans les discussions autour du golf professionnel. Le problème, c’est que ces produits sont interdits en compétition par les règles du golf.
L’idée reste séduisante en dehors, parce qu’une tête de club rendue légèrement plus tolérante peut augmenter le plaisir et réduire les pertes de balles. Mais au golf, même les meillures recettes ont leurs limites.
Au final, si vous voyez un joueur « cuisiner » un club, mieux vaut garder le sens de l’humour… et surtout ne pas laisser Min Woo Lee s’approcher, sauf s’il a une casserole.
Photo : Jordan Bank / Getty Images via AFP












