Plusieurs sources proches du dossier affirment que Yasir Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds d’investissement public (PIF) d’Arabie saoudite et grand ordonnateur du LIV Golf, s’apprête à quitter son poste de président de la ligue dissidente. Une décision qui en dit long sur les turbulences que traverse le circuit.
Les nuages s’amoncèlent dans le ciel du LIV Golf qui doit annoncer dès ce jeudi une nouvelle feuille de route. Au programme : un conseil d’administration remanié et, surtout, une stratégie pour attirer des partenaires financiers extérieurs après le départ annoncé du PIF qui est sur le point d’être confirmé.
En effet, selon le Sports Business Journal, Yasir Al-Rumayyan va également acter son départ du LIV Golf !
Il y a à peine deux semaines, depuis Mexico City où se disputait l’une des étapes du circuit, le CEO Scott O’Neil affirmait sur les antennes de TNT que le financement saoudien était garanti jusqu’en 2026.
Mais cette fois, avec ce départ anticipé, il est acquis que le LIV se prépare à une fin de saison très agitée. Après le report d’un premier tournoi annoncé il y a quelques jours, l’avenir du LIV pour les prochains mois s’assombrit.
La passion du golf
Rappelons que le gouverneur du PIF (Fonds d’investissement public d’Arabie saoudite) était bien plus qu’un bailleur de fonds.
Passionné de golf, Al-Rumayyan avait un rêve : peser dans les instances du jeu.
En 2023, il avait même paraphé un accord-cadre avec le PGA Tour et le DP World Tour, qui lui ouvrait les portes du conseil d’administration de PGA Tour Enterprises. La fameuse fusion qui n’a jamais vu le jour.
Les mercenaires pas les bienvenus
Sans son homme fort, sans financement garanti, le LIV Golf entre dans une zone d’incertitude et plusieurs sources rapportent que les joueurs explorent déjà les pistes pour revenir sur le PGA Tour.
Si Brooks Koepka a été “correctement” accueilli car son retour a été finalisé à son initiative, ce ne sera certainement pas le cas des autres joueurs qui interviendraient alors que le bateau coule.
Il existe en effet au sein du circuit américain une forme d’animosité pour ceux qu’ils considèrent comme des “mercenaires”.
Photo ©Adrian DENNIS / AFP












